Les enjeux de demain
Le temps d'une indispensable refondation
Nicolas Sarkozy a gagné l’élection présidentielle parce que son projet était clair. Parce qu’il a su décomplexer la droite, tout en éradiquant son extrême, ce qui n’est pas le moindre de ses mérites. Les Français ont largement voté pour sa volonté d’action et le retour a des valeurs basiques laissées à l’abandon depuis longtemps. Ségolène Royal a perdu son pari pour plusieurs raisons, dont un manque flagrant de précision, s’agissant du financement de ses propositions. Elle a surtout souffert de représenter un parti devenu archaïque au fil de ses querelles d’appareil et du déphasage de ses thèses. Passer de Krivine à Bayrou n’était pas non plus de nature à lui donner l’avantage. Enfin, elle a été scandaleusement trompée (même légèrement pompette, Bernard Tapie avait parfaitement raison au soir du premier tour à la télé) par quelques éléphants trop contents de la faire perdre pour faire valoir leurs intérêts plus tard (par analogie, c’est précisément l’attitude qu’ont eu certains voyous et voyoutes à mon égard en octobre 2006). Une refondation de la gauche s’impose. En dehors de la sociale démocratie, elle n’a aucune chance d’aboutir. Je suis assez d’accord avec DSK et Kouchner : il faut choisir la raison. Ni Besancenot, ni Bové, encore moins Voynet ne l’incarnent. Il faut voir ailleurs et… penser à commencer de répondre aux préoccupations des gens. N’est-ce pas justement ce que disent Micheline Calmy-Rey et Franco Cavalli - qu'on ne peut pas accuser d'être affreux centristes - à propos des socialistes suisses ? S’ils ne changent pas leur fusil d’épaule, ceux-ci se ramasseront une gamelle aux prochaines élections fédérales. Ce n’est pas en pondant des tonnes d’expertises toutes plus intelligentes et incompréhensibles les unes que les autres, qu’on y parviendra. Il faut secouer la poussière, ici comme dans l’Hexagone. Et dans le Jura ? N’en parlons même pas ! (PAC)
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07 Mai 2007 à 16:03 dans
- Présidentielle 2007


C'est un jour très sombre pour la France. L'élection de Sarkozy signifie le rejet des valeurs progressistes françaises et l'adoption du néolibéralisme à l'américaine, avec toutes les conséquences négatives à anticiper.
J'ai écrit un texte à ce sujet sur mon blogue, avec une perspective québécoise, si cela vous intéresse.
Posté par Louis — 07 Mai 2007, 16:40
Alors, Pierre-André, toujours d'accord avec Kouchner, comme tu l'écrivais dans ton journal le 7 mai dernier?
Amicalement,
Posté par Jean-Louis Xhonneux — 17 Mai 2007, 09:40