Vacances, oisifs ?
Dans son Apologie des oisifs (1877), Robert Louis Stevenson dit ceci, qui en fera frémir plus d’un : « Aujourd’hui, chacun est contraint, sous peine d’être condamné par contumace pour lèse-respectabilité, d’exercer une profession lucrative, et d’y faire preuve d’un zèle proche de l’enthousiasme. La partie adverse se contente de vivre modestement, et préfère profiter du temps ainsi gagné pour observer les autres et prendre du bon temps, mais leurs protestations ont des accents de bravade et de gasconnade. Il ne devrait pourtant pas en être ainsi. Cette prétendue oisiveté, qui ne consiste pas à ne rien faire, mais à faire beaucoup de choses qui échappent aux dogmes de la classe dominante, a tout autant voix au chapitre que le travail »… La paresse et la conversation – au même titre que l’assassinat – méritent de figurer parmi les beaux-arts : voilà ce qu’on découvre (ou qu'on peut découvrir...) en parcourant les textes jubilatoires de l'auteur écossais, non dépourvus, au contraire, de ces excentricités britanniques dont l’esprit est aisément friand… Et puis, de nos jours, des phrases légères, si joyeusement éloignées des incantations ségolèsarkonesques sur la valeur du travail… Bon, d’accord. Il s’agit de littérature.(PAC)
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11 Avril 2007 à 17:13 dans
- Littérature



Quelle lecture agréable à l heure où l'on élit le représentant de "la france qui se lève tot" !
Posté par El — 02 Mai 2007, 05:18