Finances cantonales
Aborder sereinement la question
Tout et son contraire se dit au sujet des finances publiques. C’est un domaine où la fracture idéologique apparaît pour la plus irréductible, ce qui n’arrange pas les affaires de l’Etat. Les réflexions y afférentes sont donc fortement chahutées, soit qu’elles découlent d’un a priori politique qui trouve instantanément son répondant, soit qu’elles s’enferrent dans la complexité technocratique instrumentalisée au gré d’intérêts sectoriels, deux obstacles difficiles à surmonter. Avant d’aborder le débat, il convient, de part et d’autre, de poser des principes – qu’il ne faut pas comprendre comme des points d’appui non négociables, lesquels retournent plus du langage militaire que de l’analyse objective – à partir desquels on fera évoluer la situation vers l’objectif commun ou le plus généralement partagé. Ainsi – je m’exprime d’emblée comme élu de ma famille de pensée –, la réduction du déficit ne doit pas être perçue comme un objectif accompli aveuglément au prix de toutes nos réalisations passées (certains parlent d’acquis). Une saine gestion des finances cantonales doit donc être formalisée dans le but précis d’augmenter la marge de manœuvre du gouvernement et de réorienter les dépenses (j’ai déjà dit cela dans un programme) de ce dernier vers des investissements à plus long terme. Au surplus, l’assainissement de nos finances publiques passe à mes yeux par l’augmentation des revenus de l’Etat, axée sur le développement de l’emploi et de la lutte contre l’économie souterraine, mais également par une rationalisation de nos dépenses budgétaires et des mesures contre l’évasion ou la fraude fiscale. Nous y reviendrons. (PAC)
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27 Mars 2007 à 17:28 dans
- Politique jurassienne

