Réagir avec force
Marc Bonnant est reparti chez lui, nous laissant choir dans la médiocrité. L’éloquence française, bien sûr, nous l’élevons au niveau des plus grandes vertus. Elle n’est ni diction parfaite, ni mémoire infaillible, ni habileté rhétorique, ni talent singulier à l’imagination, ni don du geste pour elle ou lui-même, elle est les cinq à la fois. Mercredi 21 mars, nous revoici au parlement, avec quelque calcul d’épicier transporté par quelque attitude moraliste rabougrie, quelque argumentation ramenant le Jura à une cour d’école maternelle (ce qui n’est pas honteux, je nuance) ou à un banquet de foire (ce qui est plus problématique… pour l’image, nom de D…). Le canton du Jura barbotant comme un enfant mal sage dans son incapacité à se préparer un avenir digne de lui ! L'éloquence égarée aux confins du désert idéologique. On l’a vu dans le débat sur la prise d’actions EDJ. La volonté du Jura d’accéder à la moindre parcelle d’indépendance énergétique ? Affirmation par-là même de la souveraineté étatique ? Vous n’y pensez pas ! Non, comme pour toute autre question liée au développement du canton, remettons les clés à quelques administrateurs venus d’ailleurs, rasons gratis, coupons les ailes aux grandes aspirations et aux fières utopies du passé ! Dommage. Vraiment. (PAC)
-
21 Mars 2007 à 14:31 dans
- Activité parlementaire


