A lire et relire
« On ne préserve ces amitiés exaltantes et douces qu’en vivant du souvenir d’où jaillit l’eau fraîche ; mais qu’on ne tente pas de répéter le choc de la baguette sur le rocher ; il ne se fendra pas ; et seule demeurera la sécheresse, d’autant plus désolante qu’elle exprime désormais l’abandon de la grâce. » Ces phrases figurent dans ce très beau livre publié en 1996 par les Éditions Odile Jacob. On y découvre, comme dans les autres ouvrages du Président, l’immense écrivain qu’il était, dont la carrière littéraire aurait été des plus brillantes s’il lui eût été donné d’y consacrer sa vie. Le destin en a voulu autrement, ce qui n’empêche nullement François Mitterrand d’atteindre des sommets que nul autre homme ou femme politique n’a eu la moindre chance de côtoyer avant lui, à l’exception de l’homme du 18 juin. Je relis cet ouvrage avec la même voracité ( ! ) qu’il y a dix ans. (PAC)
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22 Février 2007 à 10:11 dans
- Littérature


