Romandie.com
 
Créer un blog | Noter ce blog | Signaler un abus
 
| Autre blog ? >>  

Le journal de Pierre-André Comte

Des vulgaires et des sots

A qui doivent-ils leur célébrité ?

Dans son excellent commentaire de ce Matin, Ariane Dayer « plonge dans le désespoir de se retrouver à défendre la liberté artistique » pour une affaire « où le rappeur Stress et le poète UDC Oskar Freysinger s’échangent des injures sur la taille de ce qu’ils ont entre les jambes et la manière de l’accommoder ». Je trouve la journaliste fort précautionneuse, et lui pose une question. A qui les gens dont elle dénonce la vulgarité doivent-ils leur existence ? Précisément aux journalistes et à leurs patrons qui en profitent largement pour écouler leur « produit », quitte à se quittancer sous la plume de la plus brillante des chroniqueuses. Je suis jaloux devant l’article d’Ariane Dayer. Il est parfait, juste, impeccablement tourné. Il n’a qu’un seul défaut. Il reparle du « pipi caca » sur lequel prospèrent ses « déjecteurs ». Ô poésie, ô Desproges, ô Mitterrand, ô Le Luron, ô Giscard ! Epoque perdue à jamais. Ecoutez le Doc Gynéco, écoutez Nicolas, écoutez Ségolène, et vous, poètes, constaterez l’abîme présent, là sous vos pieds. Madame Dayer, pardonnez-moi mon impertinence, et soyez sûre de toute mon admiration pour ce que vous faites. Amicalement. (PAC)


Commentaires

  1. « Le dégoût est une chose curieuse. Il fait prendre en grippe jusqu'à la raison et au bon sens, par antipathie pour la vulgarité. » Henri-Frédéric Amiel

    Posté par HFA — 24 Fev 2007, 18:17


Votre commentaires :