Délices de campagne
D'un néologisme à l'autre. Un régal.
Dimanche 14 janvier au Grand Jury RTL. Dominique Strauss-Kahn, candidat malheureux à l’investiture socialiste : « En aucun cas nous ne devons augmenter les prélèvements obligatoires », dit-il en réplique au Premier secrétaire François Hollande, compagnon de Ségolène, qui s’est fendu quelques jours plus tôt d’une déclaration « à titre personnel » (sic!) sur la nécessité d’augmenter les impôts pour les contribuables dont le revenu dépasse 4000 euros (un relèvement qui semble d’ailleurs être approuvé par une petite majorité de Français…) Ambiance et cohérence, et presque cotillons à moins de quinze jours de la Sylvestre !
Lundi 15 janvier au Mont-Saint-Michel. Nicolas Sarkozy se laisse aller dans un de ces épanchements dont il enlumine désormais ses sorties : «Il y a quelques années, François Mitterrand, dans une réplique superbe, avait dit : "Vous n'avez pas le monopole du coeur.» Bourde monumentale. La phrase est de Giscard d’Estaing dans son duel télévisé de 1974 face au plus grand (futur à ce moment-là) des présidents français avec De Gaulle.
Mercredi 17 janvier au journal de Canal+. Arnaud Montebourg (« Celui qui a déjà déclaré la guerre à la Suisse ! » se lamentent quelques camarades enragés de la Rue de Solférino) se lâche sous le regard convulsé de Denisot : « Ségolène Royal n’a qu’un seul défaut, c’est son compagnon » ! La tronche du compagnon. Le fou rire du Nicolas. La gêne après la bonne blague de l’Arnaud qui se prend un mois de colle par celle qui le plie à son « ordre juste » ! Ségolène et sa bravitude. Montebourg et sa bourditude. Nicolas et sa changitude.
Vendredi 19 janvier à l’écoute. Cette fin de semaine s’annonce croustillante. Reste plus qu’à savourer François. L’autre. François le Béarnais, grand admirateur (et excellent biographe, soit dit en passant) d’Henri IV. Que va-t-il nous sortir ? Remettra-t-il une niaffe devant les caméras à l’un de ces sauvageons chers à Jean-Pierre Chevènement ? On attend avec impatience la suite de la campagne. Campagne au sommet de l’Olympe. La France est un si beau pays. Sa classe politique un spectacle du plus grand attrait. Quoi qu’en pensent les traîne-savates somniféro-dépressivants de la politique suisse, voire jurassienne. Vivement les prochains épisodes. Jusqu’à l’avènement du nouveau roi ou de Madame Royal. Une délectation assurée. N’en manquez pas une miette. Sûr. (PAC)
-
19 Janvier 2007 à 07:02 dans
- Présidentielle 2007






Ben j'm'attendais à un blog de cuicui et c'est PAC au fourneau :)
Posté par H-IL — 19 Jan 2007, 07:59
L'Arnaud, j'en raffole. Y faut pas l'punir. Ciao.
Posté par Ségonèle — 20 Jan 2007, 13:08