Amour du français
Mignonne, allons voir si la rose…
Dimanche, vingt-deux heures. France 3, Serrault, Molière. Les phrases de Jean-Baptiste fusent, l’avare remplit l’écran. Pure merveille. Serrault immense, Molière immortel. Ma tête retentit encore de la réplique. Célèbre, sublimement interprétée. Il faudra que j’aille voir Bouquet à Paris dans le même habit d’Harpagon… Fin des vacances ce matin. La classe recommence. Langue française malmenée, comment vais-je te faire aimer en cette reprise ? Hier soir, avant que Valère n’ouvre les feux, je lisais Cavanna à propos des jean-foutre qui prétendent « réformer » l’orthographe, m’imprégnais de son dépit et buvais son reproche : «Vous auriez mieux fait, enseignants, de donner aux gosses une solide initiation à la lecture, à l’écriture, à la rédaction, de les amener au plaisir du verbe, au lieu de les lâcher par la ville, un magnétophone au poing, pour leur faire jouer les journalistes et demander au boucher «Heu… C’est quoi, m’sieur, votre travail ?» «Initiation à la vie réelle», ça s’appelle, ou quelque pompeuse connerie du même tonneau.» Cavanna trivial, c’est mieux que rond-de-cuir poli de toutes les chapelles «enseignantes» (le mot éducation est désormais banni par la grâce des pleutres en gros). XVIIe de Molière et XXIe des amours déraisonnés pour le français, tout se tient ! La cloche sonne, j’entre à l’école… (PAC)
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08 Janvier 2007 à 06:36 dans
- Education


La manière caricaturale dont Molière a multiplié les procédés comiques dans l’Avare sont toujours aussi efficaces. Coup de bâton et bouffonneries, coup de maître pour Georges Werler le metteur en scène qui réunit Michel Bouquet, Juliette Carré et Jacques Echantillon pour jouer la pièce la plus drôle et la plus désepérée de Molière.Georges Werler
A l'affiche du 10 au 31 janvier 2007
L'Avare
Porte Saint-Martin
16, boulevard Saint-Martin, 75010 Paris
Posté par Theatreonline.com — 08 Jan 2007, 17:42