Avec votre permission
J’ai lu ce matin l’article d’un grand quotidien romand, dans lequel on accuse un conseiller national de « machiavélisme »… Machiavélisme, rendez-vous compte, alors que l’attitude commentée se résume tout au plus à un piètre filoutage ! Machiavélisme ! Quelle usurpation ! Nous sommes si loin du 16ème siècle florentin ! Si loin de la beauté pure et des plus lumineux esprits que le monde ait jamais connus ! Pauvre Machiavel qui comme nous le rappelle Prezzolini (Machiavel, Payot,1985) fut haï, honoré, foulé aux pieds ! Qui fut prétexte à s'élever dans les hauteurs, qu’on savoura goutte à goutte comme un élixir ou qu’on vendit au comptoir comme un vin d’auberge… Sa légende donna naissance au machiavélisme, et Machiavel, note son biographe, aurait volontiers affirmé : je n’ai jamais été machiavélique ! Cela est vrai et me renvoie, coïncidence heureuse d’une lecture toute fraîche, à la publication en octobre 2006 d’une conférence (Editions Pleins Feux, Nantes) prononcée à Blois par Jacques Attali, intitulée Marx et la mondialisation. L’ancien conseiller spécial de François Mitterrand y rappelle que, dans les dernières années de sa vie, Marx sentait venir une utilisation désastreuse de sa pensée, au point de répéter souvent, quand la mort approchait : « si c’est ça le marxisme, je ne suis pas marxiste ». Eh oui ! Vérités historiques. Qui n’empêchent aucun plumitif ni aucun politicard en mal de citations de raisonner comme un tambour à propos de ces deux grands hommes ! (PAC)
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04 Janvier 2007 à 08:09 dans
- Société



