Allocations familiales
Les députés socialistes sont unanimes à penser qu’il fallait rétablir sans tarder le versement des allocations familiales aux personnes lésées par l’ordonnance urgente du gouvernement. Afin d’accélérer les choses, ils ont estimé que la demande d’une convocation extraordinaire du Parlement aurait un effet immédiatement positif sur le sort des gens privés des ressources qu’elles percevaient jusque-là. Le Bureau du parlement en a débattu et a donné satisfaction au groupe parlementaire socialiste en pressant le gouvernement d’abroger la décision en cause. Au demeurant, pour faire avancer le dossier, le groupe socialiste a usé d’une procédure prévue par la Constitution jurassienne. En l’occurrence, il a fait un bon usage d’un droit démocratique voulu par l’Assemblée constituante.
A travers sa démarche, le groupe socialiste s’est joint à une volonté commune de rétablir les prestataires d’allocations familiales dans leurs droits. Il l’a fait en accord avec les deux ministres socialistes, et le Bureau du Parlement y a répondu positivement. Le but de son initiative était de fournir au Gouvernement l’outil politique qui lui permette de rétablir une justice sociale. Ce faisant, il s’est manifesté avec pertinence. Ayant obtenu satisfaction sur le fond, il a retiré sa demande de convocation d’une séance extraordinaire du Parlement.
En tous les cas, la polémique dans ce dossier était inutile en regard de la situation faite aux personnes concernées. L’essentiel était qu’on en revienne au « droit » antérieur et que ces personnes puissent bénéficier, rétroactivement et dans les délais les plus courts, des allocations qui leur sont légitimement dues. C’est fait et c’est tant mieux. (PAC)
-
28 Août 2006 à 07:15 dans
- Actualité



