Fidèle à lui-même, l’Ours grogne

Répondons-lui !
C’est sans surprise que le Gouvernement bernois jette au feu le rapport de l’Assemblée interjurassienne. On pouvait penser qu’il refuserait poliment d’entrer en matière, il rétorque par une grossière prise de bec. Un grognement. Rien n’a changé sur les bords de l’Aar. L’Ours protège sa tanière, en défend avec acharnement les limites, renvoyant à leurs études les ingénus – ou les double-nature, c’est selon – qui rebattent les oreilles des gens avec les vertus du dialogue interjurassien, dialogue dont ils remettent systématiquement les clés dans les mains bernoises depuis des lustres ! Berne ne consent à entrer dans un « dialogue » institutionnel qu’à la condition de pouvoir le faire échouer. Et Berne fait d’une pierre deux coups, ce qui montre une habileté que les autonomistes n’ont jamais négligée : non seulement il balance par-dessus bord l’idée d’une réunification du Jura, mais aussi celle d’une quelconque réorganisation territoriale à l’échelle de l’Arc jurassien. Tout peut se faire sans modification de frontières ! Les choses sont nettes au moins, ce qui arrange nos affaires. Que faire donc, se demandent bien des âmes professionnellement désemparées ? Une chose est sûre : face au dogmatisme bernois, le canton du Jura est en situation de dénoncer l’Accord du 25 mars 1994 (dans lequel la problématique biennoise est expressément exclue alors que le Gouvernement bernois l’impose dans les discussions futures), de réactiver la loi UNIR et de préparer la mise en application de la loi « Un seul Jura ». Le Gouvernement jurassien, auquel on peut faire confiance, doit naturellement disposer de la marge de manœuvre utile pour agir. Dressé sur ses pattes arrières, l’Ours bernois pousse sa beuglée. On connaissait d’avance le ton et les mots qui en accompagneraient l’écho. Le grognement n’ébranle pourtant, ou ne devrait émouvoir personne. Nous avons de solides bases juridiques pour lui répondre. La loi dont découle le mandat de l’AIJ, le vote à Moutier en 2015, les arguments ne manquent pas. La réaction bernoise a un immense mérite, et j’en remercie infiniment Leurs Excellences : éclairer un certain nombre de dirigeants et de penseurs autoproclamés sur la nature de la Question jurassienne, laquelle, malgré sermons, exposés, exordes, dissertations et leçons inaugurales, reste avant tout une affaire de rapports de force. A la bernoise. Répondons-lui à la jurassienne ! (PAC)-
22 Août 2009 à 10:15 dans
- Politique jurassienne


Et il a bien raison, l'Ours!!
L'Ours défend les intérêts d'une région qui n'aurait que tout à perdre d'une "réunification".
Quoi qu'il en soit, le Jura bernois aura le dernier mot, avec ou sans le soutien de Berne.
Posté par Jurassien bernois — 22 Aou 2009, 12:16
Bien sûr que le Jura "SUD" aura le dernier mot. Et ce sera celui de la raison et du bon sens. S'il peut s'exprimer librement, il choisira librement ce que l'histoire commande, à savoir la reconstitution de l'unité du Jura!
Posté par Rémy — 22 Aou 2009, 15:23
Le commentaire précédent était injurieux. Aussi l'ai-je éliminé. Le débat démocratique implique le respect de certaines règles de bienséance et de politesse. Y déroger conduit au caniveau, un lieu dont je laisse le privilège de la fréquentation à mon interlocuteur visiblement perturbé.
Posté par PAC — 22 Aou 2009, 23:14
Je me pause une question, comment faire confiance à un gouvernement qui au vue de la presse journalière conduit inexorablement à la ruine du canton, dixit… (hôpital de Porrentruy que les dirigeants actuels ruine au profit de celui de Delémont), il serait judicieux de regarder par-dessus l’épaule de l’Ours pour voir comment vive les Jurassiens-Bernois, et d’analyser pourquoi ils ne désires pas quitter le canton de Berne.
Et pour certain qui aurait oublié, le Jura-Bernois n’est au SUD de personne, mais fait partie intégrante du canton de Berne.
A bon entendeur.
Un jurassien du district de Porrentruy
Posté par Bruntrutain — 01 Sep 2009, 16:17