Parti québécois

PAULINE MAROIS, CHEF DU PARTI QUEBECOIS
L'espoir ravivé
La nouvelle chef de l'opposition officielle a fait un bref point de presse en matinée pour revenir sur la performance éclatante de son parti au scrutin de lundi 8 décembre. Après une série d'élections aux résultats décevants, qui faisaient douter de l'avenir du Parti québécois, la formation souverainiste a obtenu 35 % des intentions de vote des Québécois, mais, surtout, mis la main sur 51 sièges. Fatiguée, mais visiblement réjouie, Pauline Marois a d'entrée de jeu tancé le premier ministre pour avoir plongé le Québec dans une campagne électorale dont personne ne voulait, ce qui s'est traduit par un taux de participation populaire désastreux. « Jean Charest n'a pas écouté la population », a-t-elle dit, un reproche souvent lancé à l'endroit de ce dernier en campagne, marque, disaient ses adversaires, de son arrogance. Pauline Marois s'est par la suite félicitée que son parti ait repris l'essentiel du terrain perdu au dernier scrutin, sous la gouverne d'André Boisclair, notamment dans les Laurentides, Lanaudière, et le Centre-du-Québec. « Le PQ a passé un mauvais moment dans les dernières années, on sentait une moins grande ferveur. Mais là, on la retrouve, et la jeunesse est présente de plus en plus », constate Mme Marois, qui estime, avec cette élection, avoir fait mentir ceux qui disaient que le PQ était le parti d'une seule génération. Puis, revenant sur la tempête économique, prétexte invoqué par Jean Charest pour déclencher les élections, Mme Marois a dit vouloir tendre la main au premier ministre pour mettre en place les mesures nécessaires pour la traverser sans trop de dommages. Elle appelle le premier ministre à prendre en considération le plan de relance élaboré par son parti, tout en soulignant l'ambiguïté entretenue par Jean Charest, durant les derniers jours, sur son intention ou non de présenter un plan d'urgence. (Radio Canada)
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11 Décembre 2008 à 17:51 dans
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