Le cercle des penseurs BEJUNE s'agrandit

LA NEUVEVILLE, VILLE DU JURA
Création d'un grand, magnifique, inimitable, bilingue canton...
C’est au tour de Me Marc Wollmann (... dans les journaux de demain...), avocat de Bienne, d’apporter sa contribution au débat. Le nec plus ultra fédéral serait, selon lui, d’éliminer les cantons actuels et de créer un grande région bilingue comprenant les cantons de Berne, peut-être de Bâle et d’Argovie, ainsi que ceux de la montagne jurassienne (dits cantons Arc !), sans les Etats du sud, lesquels seraient rattachés à l'ensemble « Rhône-Alpes » ! Encensé par le très objectif Journal du Jura, M. Wollmann nous réinvente l’Espace Mittelland, ni plus ni moins. Se rappelle-t-on la bérézina de celui-ci, ses pleurs et grincements de dents, enfin sa mort peu glorieuse ? Que nenni et peu importe.
Une nouvelle caste de penseurs est née dans nos contrées, du métaphysique Jean-Pierre Graber à l’impénétrable Beat Grossenbacher, en passant par le désormais luminescent Marc Wollmann. Ils partagent, unaniment ou presque, une même obsession : empêcher que l’unité du Jura ne se réalise dans le cadre d’une nouvelle entité cantonale des six districts francophones. Les deux premiers en tout cas, le troisième étant mis au bénéfice du doute puisqu’il va dans le sens de Pierre Bonhôte, ancien ministre qu’on ne peut soupçonner d’être de mauvaise foi. Tout est envisageable, théoriquement. Y compris d’aller au bout de la logique, à savoir créer (enfin ! proclameront les hauts fonctionnaires...) l’Etat suisse et mettre un terme à l’expérience fédérale. On pourrait aussi penser à une intégration de « l'Arc» dans l’Europe via l’érection d’une euro-région comprenant la Bourgogne, mais on trouvera dans cette proposition la redite d’une plaisanterie éculée...
A-t-on jamais vu dans l’histoire du monde les septiques professionnels et autres vaticinateurs faire avancer le coin de pays qui les abrite ? Il y a une question à laquelle ces braves gens ne veulent pas répondre. Comment œuvrer à la régénérescence du pacte fédéral, tout en donnant au concept de souveraineté cantonale les moyens de s’adapter à l’évolution du monde ? C’est cela que préconisent les autonomistes et l’Etat jurassien privé de sa moitié territoriale. C’est à cela que nous continuerons de nous employer, malgré les sarcasmes des prophètes du modernisme géographique qui peuplent l’univers « bejune » ! (PAC)
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03 Décembre 2008 à 22:50 dans
- Politique jurassienne

