Où en sont les relations franco-suisses ?

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Cette incroyable distance
François Fillon est reçu ce jour par une délégation du Conseil fédéral emmené par son président, le ministre Pascal Couchepin. Cela fait toujours plaisir de saluer la présence d'une haute personnalité française chez nous. Comme de juste, on parlera de secret bancaire, de fraude fiscale et de règles (européennes) à respecter. La Suisse à plus à recevoir de leçons qu'à en donner. Mais pour moi, l'essentiel est ailleurs. Il est dans la rareté des rencontres entre les gouvernements français et helvétique. Pourquoi la France officielle boude-t-elle (où donne-t-elle l'impression de) la Suisse fédérale ? Les contacts au plus haut niveau sont rares et on ne s'en souvient pas, à l'exception de la dernière visite, très conviviale au demeurant, du Président Mitterrand à Adolf Ogi, lequel disait que le premier des Français avait été "comme un père" pour lui ! Ca date, donc. Curieux tout de même que cette espèce de distanciation entre un des bons pourvoyeurs de fonds de la francophonie (la Suisse) et la "nation mère" du monde ayant la langue française en partage. Les Jurassiens, eux, continuent d'entretenir des rapports privilégiés avec les représentants de la République, en fonction ou l'ayant été. De Jean-Pierre Chevènement à Raymond Forni, en passant par Michel Jobert, Lionel Jospin, Pierre Moscovici (invités par le PSJ et Jean-Marie Bockel, invité par le MAJ (RJ-UJ) l'année dernière en tant que Secrétaire d'Etat en charge de la francophonie), jusqu'à d'autres dont j'oublie momentanément le passage dans notre canton. Alors, il nous faut compter sur Micheline Calmy-Rey, sur Pascal Couchepin, sur le Gouvernement jurassien, sur leur insistance afin que la France nous prenne en compte et réponde comme il se doit à la profonde affection qu'on lui porte ici comme ailleurs en Romandie. (PAC)
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28 Novembre 2008 à 17:12 dans
- Politique fédérale

