Vers le soleil levant
Egaré dans la fraîcheur du matin
Il y a trois jours, on célébrait le trentième anniversaire de la mort de Jacques Brel. Oublier le temps perdu... Il y a trois jours, c’était le deuxième anniversaire de la mort d’André. J’écoute Léo Ferré. Avec le temps. Avec le temps, va, tout s’en va… avec le temps, va, tout va bien… Ne rentre pas trop tard, surtout, ne prends pas froid. Et l’on se sent blanchi comme un cheval fourbu. Et l’on se sent floué par les années perdues… Et pourtant. L’automne n’y parvient pas, le soleil est là, la fraîcheur aussi. Je rentre de la forêt, de ses odeurs de nuit mouillée, de ses rumeurs éteintes, de ses espoirs dissimulés. Un chien si heureux. Le souvenir d’un ami disparu, quand il le faudrait à ses côtés, où irons-nous, dis, sans ce lien de fraternité, ici même perdu, égaré dans la bruine qui m’enveloppe? Jacques, Léo, vous êtes bien là. André, je ne t’entends plus, mais je ne t’oublie pas. La nuit prendra fin, la lumière luira, là-haut, à l’horizon denté des Rochers du Midi. Je l’attends, j’écrirai jusque-là, je la surprendrai avant qu’elle ne m’aperçoive. A bientôt, mon frère. (PAC)-
12 Octobre 2008 à 09:06 dans
- Histoire



Merci d'avoir de si belles pensées à son égard. Je suis profondément touchée par ton billet et mes parents le seront très certainement aussi quand je le leur ferai lire. Amitiés et salutations à la Jeannette, Béné
Posté par Béné — 24 Oct 2008, 15:40