Il a vingt ans déjà, Pierre Desproges tirait sa révérence

On peut rire de tout mais pas avec tout le monde
Le 18 avril 1988 disparaissait Pierre Desproges, humoriste non-conformiste que j’adorais. Qu’en dire ? Bedos et les autres du cercle intime le font si bien que je ne m’y risque pas. Il est toujours vivant. Chacun s’en souvient avec une profonde nostalgie. J’aimais ce comique et sa singularité. Desproges se revendiquait d'un certain « élitisme ». C’était un lettré qui préférait « plaire à quelques personnes qui le comprennent qu’à des millions de gens à qui il n’a rien à dire. » Sa façon particulière de casser le tabou, chez cet admirateur de Léautaud et de Marcel Aymé, reste inimitable. Un vrai, un bon, un excellent provocateur. Ainsi il n'hésita pas à s'attaquer aux sujets les plus sensibles, comme la religion : « Dieu a dit : “Tu aimeras ton prochain comme toi-même”, c'est vrai. Mais Dieu ou pas, j'ai horreur qu'on me tutoie, et puis je préfère moi-même, c'est pas de ma faute ». Sur un autre sujet, qui n’a rien perdu de son actualité : «Les deux tiers des enfants du monde meurent de faim, alors même que le troisième tiers crève de son excès de cholestérol.» Salut l’ami Desproges, marre-toi bien à l’écoute des hommages qui te sont rendus ! (PAC)
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18 Avril 2008 à 17:09 dans
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