Vague rose en France

Paris, tête de pont d'une reconquête nationale
Les élections municipales du 16 mars sont un grave désaveu pour le président de la République. Celui- ci devra se remettre en cause et respecter davantage la fonction présidentielle. Ce qui devrait une leçon pour tous ceux qui croient que le prétexte de la modernité permet à chacun de prendre des libertés avec la forme de l'exercice du pouvoir. Les Français ont aussi sanctionné l'absence de résultats du gouvernement en termes de pouvoir d'achat, de même qu'ils n'ont pas avalé les cadeaux fiscaux (12 milliards en été 2007) qui ont vidé les caisses de l'Etat et aggravé les inégalités. Le fond et la méthode ont été rejetés, c'est flagrant.
Paris, la capitale, a netterment amplifié sa confiance à Bertrand Delanoë. Celui-ci dispose d'une majorité assez large au conseil sans les Verts. Démonstration faite que défendre un bilan et ne pas glisser son drapeau dans sa poche paie. Ce matin à France Info, j'entendais Madame de Pannafieu dire que "Paris résiste". Si elle avait résisté ainsi en 44, elle aurait été réduite en poussière. Mauvaise foi donc pour celle dont le résultat, s'il n'est une Bérézina, s'apparente tout au moins à une puissante gamelle. Mais l'essentiel n'est pas là. Il est dans la stature confirmée du maire de Paris comme chef possible du PS. Je lui souhaite en tout cas le meilleur pour sa brillante carrière politique... nationale. (PAC)
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17 Mars 2008 à 07:19 dans
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