Aide au développement et coopération
(Dépêche de l’ATS, 26.02.2008) « Les représentants de l’UDC n’ont pas manqué de s’attaquer une fois de plus à la politique de la ministre des affaires étrangères Micheline Calmy-Rey et du chef sur le départ de la Direction du développement et de la coopération (DDC) Walter Fust. «Chaque année, 1,3 milliard de francs sont dépensés sans que l’on puisse savoir ce qui se passe», a lancé devant la presse le président du parti Ueli Maurer. Aux yeux de l’UDC, l’aide suisse au développement est opaque, inefficace et servirait trop souvent des gouvernements corrompus et des monstres bureaucratiques. La droite nationaliste y va donc de ces propres recettes. Plus question pour l’Etat d’investir directement sur place. L’UDC veut que l’on soutienne davantage les projets de l’économie et des oeuvres d’entraide privées travaillant avec des partenaires locaux sans but lucratif. Les allégements fiscaux aux donateurs privés devraient être augmentés. » Voilà bien une manière de réduire la Confédération au statut de pays rabougri, cher aux stratèges de l’UDC. Et pourtant. On a déjà entendu ce type de discours dans le Jura. Les arguments sont toujours les mêmes et conduisent à ce que Finkielkraut appellerait « la défaite de la pensée »… Réactionnaires de tous les coins de la Suisse primitive (au sens large), unissez-vous ! Heureusement et pour l’heure, malgré les difficultés abondamment relayées par la presse, l’Etat jurassien tient bon et maintient sa politique d’ouverture et d’aide au développement, ainsi que ses pionniers l’ont initiée au début de l’aventure cantonale. Puisse-t-il résister toujours aux sirènes « économistes » et autres adeptes du « réduit national », hermétiquement clos dans sa stérilité. (PAC)
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26 Février 2008 à 21:43 dans
- Coopération


