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Le journal de Pierre-André Comte

Mignonne, allons voir si la rose...

Bien sûr, on pourrait piquer à l’un ou à l’autre grand auteur quelques vers qui permettent de faire illusion. Sotte, la récipiendaire gloussera, subtile, elle saluera le compliment avec un sourire prometteur. Dans les deux cas, on atteindra des sommets… Ou alors on pourrait composer soi-même trois ou quatre rimes, mais la tâche est difficile. Il n’est qu’à entendre ceux que la radio diffuse pour s’en convaincre. Exercice trop risqué… publiquement. La fleur offerte est une belle chose, j’en conviens. Peut-on seulement parler de vin dégusté de concert sans passer pour vulgaire ? Non de pousse-au-crime, cela va de soi, mais d’une grande bouteille bordelaise ou bourguignonne, hautaine comme une duchesse… Que l’on boirait dans l’intimité des regards échangés, ici, là-bas, à la table carrée du bouchon lyonnais, Lyon, belle amoureuse, ou à celle de Maître Paul, VIe arrondissement, Paris, inflammable amante. Rue du Major Martin, Rue Monsieur-le-Prince, la Saône, la Seine, ses quais, ses ponts ; places mythiques, Saint-Paul sous le soleil des Canuts, Saint-Michel sous la lune de Lutèce, Saint-Valentin aux vents de la Champagne Berrichonne… Vellerat, neuf heures. La lumière s’est emparée de la falaise. Dans l’enchevêtrement des arbres dénudés se prolonge l’attente. Au sein de l’herbe sèche s’apprête un bruissement. Ailleurs, ici, toujours brille l’étoile… N’en disons mot. (PAC)

Commentaires

  1. Je vous connais ami de Cicéron. Puis-je vous offrir cette phrase du grand orateur ? "Otez l'amitié, et vous retirez le soleil du monde". Quant à l'amour, je m'abstiendrai. Bonjour à vous.

    Posté par Louise — 16 Fev 2008, 16:12


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