La misère et la honte

Les SDF meurent doucement dans le froid
Trois, quatre, dix, cent morts dans le froid et l’abandon ? Les SDF meurent au coeur de la nuit. A Paris, la ville lumière ! Un trente-sixième plan d’hébergement est envisagé par un pouvoir politique complètement défaillant. Pour ne pas dire malhonnête. Des centaines de milliards pour sauver les héros déchus de la haute finance ? Pas de problème, cela se fait en deux temps trois mouvements. Réquisitionner les logements vides des spéculateurs immobiliers salauds de première classe pour y loger les SDF purs produits du libéralisme sauvage ? Vous n’y pensez pas, mon cher ! Sainte Christine, prieuse éplorée et ministre incompétente veut forcer les pauvres gens à vivre dans des centres d’hébergement où s’additionnent promiscuité, insécurité et indignité ! Dans leur dénuement moral et leur misère matérielle, les SDF préfèrent crever tranquilles au fond du bois de Vincennes. Le froid y pourvoit en toute discrétion. Proprement. Dans quelque arrondissement huppé, certains s’affairent à la préparation du Noël de l’Elysée… La grosse bouffe est bientôt prête ; la grosse honte la précède de son pas toujours plus assuré. (PAC)
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27 Novembre 2008 à 13:07 dans
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Sortir du paradoxe et de la stérilité dogmatique







