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Le journal de Pierre-André Comte

Correspondances

    La nature est un temple où de vivants piliers
    Laissent parfois sortir de confuses paroles ;
    L'homme y passe à travers des forêts de symboles
    Qui l'observent avec des regards familiers.
   
    Comme de longs échos qui de loin se confondent
    Dans une ténébreuse et profonde unité,
    Vaste comme la nuit et comme la clarté,
    Les parfums, les couleurs et les sons se répondent.

Charles Baudelaire


De Delémont à Hollywood !

Hier à Locarno: Nicolas Bideau, Elisabeth Baume-Schneider, Pierre Kohler

Le film choisi pour représenter la Suisse aux Oscars en 2010 le sera dans la capitale jurassienne. Bravo ! 

Hier à Locarno, Nicolas Bideau, Chef de la Section cinéma de l'Office fédéral de la culture, Elisabeth Baume-Schneider, Ministre de l’Education et de la Culture, et Pierre Kohler, Maire de Delémont, ont procédé à la présentation publique d’un événement considérable : « De Delémont à Hollywood ». On trouvera ci-dessous des extraits des interventions des trois responsables précités. On peut remercier Nicolas Bideau d’avoir accepté d’organiser cette manifestation à Delémont, de même qu’on peut saluer l’engagement de notre ministre de la culture dans le soutien manifesté par l’Etat jurassien, enfin féliciter vivement Pierre Kohler d’avoir obtenu pour sa ville un rendez-vous culturel d’importance majeure. Tous les amoureux du cinéma s’en réjouissent. C’est comme cela que le Jura se distingue; c’est comme cela qu’il se rend apte à séduire alentour. Bravo ! (PAC)

 (Suite)

Fénis, une perle parmi tant d'autres en Vallée d'Aoste

Le Château des Comtes de Challant à Fénis

C'est bien connu, la Vallée d'Aoste compte une multitude de châteaux et édifices historiques. Terre d'accueil, d'asile, de refuge, de repos, encadrée par ses majestueux quatre mille, elle possède, conserve et entretient un patrimoine de premier plan, immense, magnifique. Fénis en propose un brillant exemple. Et puis, il y a les Valdôtains, ces amis si chaleureux. Une fois la visite du château terminée, poursuivez votre route. Sur votre gauche, d'ici quelques centaines de mètres, à La Croiset 31, vous trouverez Le Bistrot, propriété de la famille d'Ego Perron, président de l'Union Valdôtaine (UV) et frère d'arme, dont l'exploitant vous régalera de merveilleuses petites choses après un apéritif au vin pétillant ! Un vrai délice. Il y a des endroits comme ça qui ressemblement au paradis... (PAC)


Culture, agriculture valdôtaine

Produits typiques, tradition et amitié

Aymavilles, sa coopérative vinicole. Une région façonnée par d'anciennes traditions agricoles, où les vignobles et les pommeraies s'étendent au loin, avant de céder la place aux prés, pâturages et bois. Le vin et le secteur viticole à Aymavilles et en Vallée d'Aoste ont pris, au cours des dix dernières années, une impotance considérable dans l'économie régionale. La construction de la Cave Coopérative des Onze Communes et d'autres nombreuses entreprises vinicoles a favorisé un nouveau développement de la culture de la vigne dans la commune d'Aymavilles et dans les zones limitrophes. J'ai dégusté hier un petit rouge du coin: un vrai bonheur en bouche, et le souvenir d'un récent passage au pays des amis, celui des Trouveur Valdotèn et de la famille Boniface, Alessandro, danses et chants des Alpes ! ça aussi c'est un vrai et grand bonheur ! (PAC)


Programme TV pour la semaine à venir


La France qu'on aime

Etonnant, non ?

Un ami, grand historien de Porrentruy, attire mon attention sur cet extrait de carte de géographie. Nous sommes aux environs de Notre-Dame-de-Bellecombe, non loin d'Annecy. Au pied sud du Mont-Reguet apparaissent deux hameaux au nom évocateur: Lachat et Béguelin ! Grande découverte ! Le premier président du Gouvernement et le premier président du Parlement se seraient-ils trouvés par là pour mettre en route, il y a de cela exactement trente ans, la République et Canton du Jura ? Une visite s'impose... (PAC)


Spectacle de haute qualité à la Fête du peuple

Meury - Lambiel le 11 septembre 2009 à Delémont

Voilà assurément un spectacle à ne pas manquer dans le cadre de la 62e Fête du peuple jurassien. Deux humoristes de classe, des textes d'une grande finesse, des imitations et des satyres qui ne manqueront pas de conduire la salle à l'ébullition...

Vendredi 11 septembre 2009

20h30           Spectacle humoristique par Thierry Meury et Yann Lambiel
Chapiteau de la cour du château

Ouverture du chapiteau dès 19h00 et petite restauration

Vente des billets Banque Jura Laufon dès le 20 juillet
Prix des places  jusqu'au 15 août : 45.- et 35-.
Ensuite dès le 16 août : 50.- et 40.-.


Découverte

Le Gîte des Vignes à Hauterive - Neuchâtel

Hauterive. Au 13 du chemin des Vignes se dresse le gîte du même nom. Surplombant le Lac de Neuchâtel, au coeur des vignes et à 10 minutes de voiture de la cité bientôt millénaire (2011), l'endroit est exceptionnellement charmant. L'accueil, la haute qualité des chambres, l'ensoleillement, tout y est rassemblé pour le plus excellent séjour. On y est reçu par la propriétaire, Madame Suzanne Wenger, dont l'entregent, l'amabilité et la délicatesse mettent le visiteur immédiatement à l'aise. Il est alors temps de découvrir la région, d'y concevoir quelque escapade oenologique, force explorations historiques ou vadrouilles nautiques. Note personnelle: 10 sur 10. Références: wenger@gitedesvignes.ch - www.gitedesvignes.ch (PAC)


Noël à Lyon

Je viens te voir

La réalité est là, en cette veille de Jour de l’An : une petite fille, marchande d’allumettes, est livrée à la bonne volonté (pour ne pas dire à la charité) du monde qui l’entoure. Si les passants de la rue lui achètent ses allumettes, elle ne mourra pas. Dans le cas contraire, sa mort est inéluctable. Le froid la saisira. Entre temps (entre rêve et réalité), la lueur éphémère des allumettes qu’elle provoquera, allumette après allumette, lui permettra de « gagner du temps ». Des hallucinations vont surgir ; irréelles mais vraies. Un monde imaginaire va s’imposer à elle pour mieux lui faire prendre son mal en patience. C’est aussi la manière qu’a imaginée Andersen de laisser au monde des vivants une chance supplémentaire de se réveiller. D’ouvrir les yeux sur la misère des pauvres. La petite marchande, lors de ces apparitions « consolatrices » va faire connaissance avec les personnages les plus extravagants : le vent, un vieux réverbère, un bonhomme de neige, une sorcière, des crapauds… Tous impuissants à lui acheter ses allumettes puisque coupés de la réalité. Chaque retour à la rue verra des passants « passer » leur chemin sans un geste pour « sauver » la petite marchande. La confrontation de ces deux mondes : celui de la rue, et celui contenu dans la lueur des allumettes, est au cœur de l’œuvre d’Andersen. Andersen est si sensible à la douleur qu’il imagine celle des insectes, des objets. Les allumettes et les étoiles meurent, comme la petite marchande, trop tôt consumée. La mort est là (ici en hussard). C’est normal pour le poète qui fraie avec la misère et la folie. Il ne peut l’ignorer. Il s’entend donc avec elle, et tout en la représentant en chair et en os, la rend invisible à celle qui va mourir. Philippe Faure

Du 5 au 8 décembre, la Fête des Lumières à Lyon

4 millions de visiteurs dans la capitale des Gaules

L’histoire du 8 décembre, est intimement liée à l’histoire religieuse lyonnaise. En 1850, les autorités religieuses lancent un concours pour la réalisation d’une statue, envisagée comme un signal religieux au sommet de la colline de Fourvière. Un an plus tard, ce concours est remporté par le sculpteur lyonnais Fabisch, et la date du 8 septembre 1852 est choisie pour son inauguration. Mais au mois d’août, la Saône sort de son lit et envahit le chantier où la statue doit être réalisée. L’inauguration est donc reportée au 8 décembre, fête de l’immaculée conception. Le jour même, les journaux annoncent le programme de la soirée et toute la ville se prépare pour l’événement. Quelques uns prévoient même d’illuminer les façades de leurs habitations à l’aide de bougies. Mais le mauvais temps va à nouveau contrarier les réjouissances, contraignant les autorités religieuses à remettre l’inauguration au 12 décembre. Malgré ce contrordre, l’enthousiasme des Lyonnais ne fut pas éteint. Dès 18h, les premières fenêtres s’allument, et à 20h, la ville entière est illuminée. Une grande partie de la population descend dans la rue, joyeuse et attendrie, s’étonnant de ce geste spontané et communicatif. Les autorités religieuses suivent le mouvement et la chapelle de Fourvière apparaît alors dans la nuit. Ce soir là, une véritable fête est née ! Chaque année désormais, le 8 décembre, les Lyonnais déposent des lumignons à leurs fenêtres et se retrouvent pour déambuler dans les rues de la ville. (Ville de Lyon)


Anne Comte à la Croix-Rousse, scène nationale de Lyon

VOIR EGALEMENT LA CRITIQUE DE THERESE RAQUIN DU 24 NOVEMBRE

Première critique

CREATION / THEATRE DE LA CROIX-ROUSSE SCENE NATIONALE DE LYON - CRITIQUE DU PROGRES LYON

Crime, châtiment et fidélité

Une adaptation du roman de Zola "Thérèse Raquin" portée par des comédiens remarquables

On le sait, la volonté de Philippe Faure lorsqu'il réalise l'adaptation théâtrale d'une oeuvre littéraire est de rester le plus fidèle possible à la lettre et à l'esprit qui s'en dégagent. Pas question de se lancer dans une vision personnelle qui dénaturerait le roman adapté sous prétexte de jouer la carte de l'originalité. Au contraire, le but est d'arracher le coeur palpitant, la fibre essentielle et vibrante du livre. Pour "Thérèse Raquin", le roman de Zolan que présente en ce moment le directeur du Théâtre de la Croix-Rousse, les scènes tirées du roman se concentrent presque toutes dans l'appartement de l'héroïne éponyme et de son mari, Camille. Leur vie terne est d'abord montrée: la cohabitation sans joie avec la mère de l'époux, l'absence de sentiment qui unit la jeune femme à cet homme de santé fragile, avec qui elle s'est mariée trop vite, par convention. Jusqu'à ce qu'apparaisse un personnage qui amènera ivresse et désespoir: Laurent, un ami de Camille. Par son charme bestial, sa force de persuasion brutale, il va séduire Thérèse, l'entraîner dans une relation charnelle vertigineuse. C'est cette réunion adultère qui bascule dans la folie, le crime et le remords que Faure recrée admirablement. Dans un décor simple, mais astucieux, l'équipe de quatre acteurs s'empare magistralement des rôles de Thérèse (Anne Comte, troublante), Laurent (Marc Voisin, irrésistible), Camille (Jean-Claude Martin, impeccable) et Claire Cathy (hallucinante de vérité dans le rôle de la belle-mère). Ils donnent aux héros de Zola toute leur intensité et font de ce spectacle une réussite qu'il convient de saluer.

Nicolas Blondeau, Le Progrès

Jusqu'au 29 novembre (le spectacle sera ensuite repris en décembre). Théâtre de la Croix-Rousse, Lyon


Scène nationale de Lyon

A voir à Lyon

Je suis très très fier d'elle.


Scène nationale de Lyon

A voir à Lyon

Je suis très fier d'elle.


Quand les insultes avaient de la classe...

Echanges musclés au Parlement (ici l'Assemblée nationale)

Grands personnages en vadrouilles polémiques

On s’offusque parfois d’échanges dits « musclés » dans les assemblées parlementaires. Certains crient à l’agression, à l’intolérance, voire à la honte ! Comme je vous le dis ! Et pourtant. Il suffit de regarder un peu ailleurs pour constater que nos parlements cantonaux, par exemple, sont sages comme des images. Allez à l’Assemblée nationale à Paris, au Bundestag à Berlin, à la Camera dei deputati à Rome ou au Congreso de los Diputados à Madrid, et vous serez édifiés, en comparaison, par l’ambiance quasi monacale qui règne au sein de nos propres législatifs. Où voulais-je en venir, dans cette régénérente fraîcheur matinale ? Ah, oui ! A la façon de s’impliquer dans une polémique, qui peut traduire une certaine classe ou témoigner de la plus grande vulgarité. Je ne m’intéresse qu’au premier terme de l’alternative. Ainsi ce député qui apostrophe Benjamin Disraeli à la Chambre des communes : « Monsieur, vous mourrez soit par la potence ou par quelque maladie honteuse! » Flegmatique, le Premier ministre anglais lui répond : « Cela dépendra, cher Monsieur, selon que j’embrasserai votre politique ou votre maîtresse ! » Relevez-vous de cela, maintenant. Le meilleur, dans ce genre, c’est incontestablement Churchill et son œil malin. Le voilà parlant d’un de ses adversaires : « Il avait toutes les vertus que j’exècre et aucun des vices que j’admire. » Ou cette saillie-ci dans un échange avec George Bernard Shaw, l’auteur de Pygmalion, qu’on ne peut que profondément aimer. Ce dernier écrit à Winston : « Tu trouveras ci-joint deux places pour la première de ma nouvelle pièce ; amène un ami… si tu en as un. » Churchill, alors, ne se démonte pas et réplique : « Merci, mais il ne m’est pas possible d’assister à ta première ; j’irai à la seconde… s’il y en a une ! »  Et toc. Vertu des mots, cruauté des phrases, merveilles de la langue. On était loin du langage invertébré d’aujourd’hui, n’est-ce pas ? Bon dimanche ! (PAC)

A quoi bon...

        

Laisser les géants dormir tranquilles

Plusieurs œuvres parmi les plus célèbres attribuées à Jean-Sébastien Bach ont été écrites par sa seconde épouse, Anna Magdalena Wilke, affirme un universitaire australien qui a eu recours aux méthodes les plus récentes de la police scientifique. « Je suis sûr que les Suites pour violoncelle n'ont pas été écrites par Jean-Sébastien », dit Martin Jarvis, maître de conférence et également chef du Darwin Orchestra. Les premiers soupçons de Martin Jarvis, qui se consacre depuis 30 ans à l’œuvre du maître allemand, sont apparus lorsqu'il étudiait à la Royal Academy of Music de Londres. « En 2001, j'ai déconstruit les pièces pour violoncelle et j'ai trouvé 18 raisons de croire qu'elles n'ont pas été écrites par Bach », a-t-il expliqué à Reuters. Au fil des années, ce « détective musical », tel qu'il se présente, en est arrivé à la conclusion que deux partitions célèbres datant de 1713 étaient de la main de Magdalena. « Quand on pense que j'ai découvert des manuscrits antérieurs de sept ans à la date à laquelle elle est supposée l'avoir rencontré, on est en droit de s'interroger », dit-il. L'examen de la copie d'un de ces manuscrits a révélé la mention, en français, « Ecrite par Madame Bachen », rédigée par un ami de Bach sur la couverture du document. « Lorsqu'on met tout bout à bout, il semble qu'il existe des preuves éclatantes de son implication », conclut Martin Jarvis. Bach avait épousé Anna Magdalena en 1721. Il est décédé en 1750. 

N’est-on pas dans la même logique qu’avec la « paternité » des œuvres de Molière, que certains, dont on ne connaît pas vraiment les raisons, veulent attribuer à Corneille ? Quand laissera-t-on les géants dormir en paix ? Faut-il vraiment exhumer les corps décomposé et lancer quelques hystériques recherches sur l’ADN ? Et puis même, si cela était ? En quoi devrais-je changer d’appréciation sur des productions artistiques, littéraires ou musicales qui atteignent la perfection ? Qui se trouve devant l’image d’un Glenn Gould jouant un concerto de Bach sous la direction de Bernstein ne se laisse pas embarquer par ces idées déconcertantes ! Il écoute, et réécoute. Déconnecté du monde réel, plus rien ne l’atteint. Quiconque assiste à une représentation de l’Avare ou de l’Ecole des femmes écoute de même, met son esprit hors portée des considérations de petite vertu. Les mots lui arrivent, les phrases, les vers, la grande famille vous emmène dans un tourbillon de bonheur. Le temps s’arrête. Le doute se dissipe comme un brouillard crapuleux au soleil de l’été indien… (PAC)


Mots, grands et petits, traits d'esprit et tutti quanti...

Ils ont dit...

C'est l'avantage des vacances dans le calme et la beauté paysagère du Jura: lire et relire, écrire en toute tranquillité. Tout et presque n'importe quoi. Excellent exercice mental. Ainsi, tenez ce grand mélange, sans même qu'une ponctuation adéquate vous absolve du moindre décryptage. Le Maréchal Rommel avait dit un jour qu'il irait prendre son cigare dans la bouche du Premier Ministre britannique. Churchill, qui ne manquait pas de réflexe, ni d'intelligence, encore moins de finesse d'esprit et d'espièglerie vengeresse, répondit, sachant cela: "C'est bien possible, somme toute. Ces gens-là, rien ne les dégoûte!" Et pan. Dans la Gazette des Tribunaux (Paris) du 10 juillet 1895, on peut lire ceci: "M. le Président de la Cour d'appel de Bastia vient de mourir, emporté par une attaque d'apoplexie foudroyante. Cette décision (authentique!) n'est susceptible d'aucun recours!" Marrant, non ? Enfin, cette question: les huîtres, c'est dur à ouvrir ? Que non ! je leur lis quelques pages du dernier roman à la mode et elles bâillent aussitôt ! J'aurais pu évoquer quelques discours politiques, mais il y a grand danger à le faire. Quoique la tentation soit grande. Alors tant pis, je m'y risque. Je me souviens de cette phrase d'un politicien jurassien très connu par nos monts et vallées, dont un passage se voulait une réponse cinglante à ses détracteurs: "Je n'aime pas ces pharisiens, oui, ces pharisiens qui vous tapent amicalement dans le dos par devant et vous crache à la figure par derrrière!" C'est pas beau, ça ? Bonne journée! (PAC)

 (Suite)

Prochain passage dans une ville merveilleuse

Lyon, j'arrive !

Bien entendu, je n'ignore pas que la gourmandise est un péché mortel. Je serai donc damné. Ma foi, j'assume. Je me promenais tout à l'heure et pensais à ma prochaine virée à Lyon. Je dois y rejoindre tantôt ma fille qui y répète deux pièces. Tout en déambulant dans les bois, je me suis mis à imaginer le saucisson que je ramènerai du marché. J'évoquais pour moi les fameuses salaisons Targe, là-haut, sur une colline entre la capitale des Gaules et Saint-Etienne; la rosette, cette chair composée de bonne viande de porc et de bardière, le gras dur qui recouvre la longe sous la peau de l'animal, et quelques secrets de fabrication, les ingrédients, sel, poivre, ail, vin et sucre, sucre qui joue un rôle essentiel dans la farce, les bactéries lactiques s'en servant pour "travailler". Ah, les spécialités lyonnaises! Embossée dans un boyau de qualité supérieure, mise en filet, séchée pendant deux à trois mois, la rosette de Lyon est idéale "pour de grandes occasions"! Enfin, voilà. Nous irons au théâtre, puis savourerons comme il se doit la ville d'entre Rhône et Saône, et celle de la Croix-Rousse, du Vieux-Lyon, pardi. Un délice. Gros becs, ma fille! Bon dimanche! (PAC)


Vive la recherche scientifique !

Bon appétit et bon dimanche !

J'ai une petite soeur dont le compagnon est un fameux cuisinier. Une fois encore j'ai pu le vérifier ce midi en dégustant les plats magnifiques offerts à mon équipage au gré d'une sympathique et fraternelle invitation dominicale. Honnêtement, de cette occupation, il devrait faire un métier permanent. Ce qu'il concocte dans le secret de ses casseroles est tout simplement merveilleux. Digne des plus grandes tables... et beaucoup moins cher !

Le "bien manger", bien (au sens qualitatif) arrosé, cela va de soi, peut malheureusement poser quelques problèmes. Voyez-vous de quoi je parle ? De cholestérol, bien sûr, l'insidieuse saloperie sur la discrétion de laquelle il est si souvent vain de compter... Et puis, hop ! Une nouvelle tombe. L'Institut national de recherche agronomique (INRA) vient de découvrir une bactérie capable d'éliminer le cholestérol dans le gros intestin. Strain D8 ! Tel est le nom de la bougresse. Selon ce qu'en disent les savants, les lapins qui l'ont ingurgitée ont vu leur taux de cholestérol diminuer de plus de 20% ! Puisse la science progresser rapidement pour le bien de l'homme, et pardon pour le péché de gourmandise scandaleusement sous-jacent dans l'expression de cet espoir ! (PAC)


Superbe hommage à Jean-François Comment

Le Jardin de Jeanne II

Un rayonnement sans frontière

Un musée virtuel de l’œuvre et de l’univers de Jean-François Comment est né avec le site conçu par son fils Bernard et Sépànd Danesh, jeune artiste étudiant aux Beaux Arts de Paris. Voilà un magnifique cadeau fait au Jura, qui procure le très grand bonheur de retrouver les œuvres et la personnalité du patriote exemplaire qu’était Jean-François Comment. Son rayonnement international, son attachement à sa terre, à son destin historique et politique, sa puissance de création et ses immenses qualités humaines placent l’artiste parmi les plus belles figures du Jura. Dans l’hommage qu’il lui rendait dans le Jura Libre, en septembre 2002, Alain Charpilloz disait : « Il restera de lui une œuvre superbe, mais aussi le souvenir d’un vrai Jurassien, dur, rude, clairvoyant et impitoyablement honnête. Si la résurrection des corps se vérifie, rendez-vous autour de sa casquette ! On ne s’y ennuiera pas. » J’ai eu le formidable privilège de parler quelques fois avec Jean-François Comment, avec le militant chaleureux et profond, l’artiste de si haute envergure et l’homme de si profonde conviction. Je félicite aujourd’hui son fils Bernard, lui aussi pilier de culture, ami de même, d’offrir l’œuvre brillante de son père aux internautes. Précipitez-vous, amis lecteurs, vous passerez un moment de plaisir intense. www.jfcomment.com (PAC)