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Le journal de Pierre-André Comte

A défaut de soleil...

Quelle question nous poserons-nous ?

A défaut d’être ensoleillé, l’été est sportif (la grande boucle, les championnats du monde de natation et d’athlétisme). Les héros s’affrontent et les foules donnent aux victoires une signification nationale, y trouvent des motifs de passion et d’orgueil. Remontant à la civilisation hellénique du Ve siècle, un académicien français a écrit que « la Grèce n’eût peut-être pas vaincu la Perse de Zoroastre si elle n’avait été la Grèce d’Olympie. » Il faisait allusion à la valeur athlétique du combattant, fruit d’une culture qui divinisait la force et l’adresse des muscles. Si grande soit la place du sport dans notre société, nous restons infiniment éloignés de cette culture qui, dans ses jeux et dans ses arts, avait choisi la jeunesse éphémère du corps humain comme l’image la moins imparfaite de l’immortalité divine… Imagine-t-on en effet, à notre époque, le vainqueur du Tour de France, le champion olympique du 100 mètres nage libre dans sa combinaison en polyuréthane ( !), ou encore la dominatrice du saut à la perche (si belle et gracieuse que soit Yelena Isinbayeva) être chantés par Claudel et honorés de statues dans les cathédrales ? … Tout à l’heure, dans le Ventoux, un nouveau triomphateur ébahira le monde. Dans quelques jours, au bord du Tibre, un homme-dauphin triomphera de ses concurrents. A Berlin, un jeune gars bercé au reggae de Bob Marley fera exploser le chronomètre dans la discipline reine du « cent plat ». Quelle question alors nous poserons-nous face à leurs impensables exploits ? Loin des longs gradins de pierre grise de Delphes, je la redoute. (PAC)

De la crédibilité des Jeux

La Chine, comme l'U.R.S.S. en mieux...

Imaginons qu’un jour la Chine gagne toutes les médailles d’or ! Ce n’est pas impossible, et les dirigeants chinois doivent probablement y penser. Quelle extravagance ! me direz-vous. Pas tant que cela. Le sport, ainsi qu’aux beaux jours de la guerre froide, est plus que jamais l’expression de la puissance pour les nations qui ambitionnent de commander au monde. On a entendu que 5 millions de Chinois (j’en suis tombé de ma chaise) avaient atteint les minimas qui autorisent la participation aux Jeux ! Qui peut sérieusement rivaliser avec eux ? Nationalisme exacerbé, fric roi et seigneur : voilà la clé de l’instauration prochaine d’une hyper-puissance sportive ! Les Américains sur le déclin, les Européens en-dessous, les Russes l’ombre d’eux-mêmes, le reste du monde, certes parfois brillant (Jamaïque), mais si minoritaire, tous ensemble ligués n’y pourront rien. Les meilleurs entraîneurs occidentaux font déjà le choix de l’Empire du milieu pour y apporter leur science dans les sports ou les Chinois sont en principe « en retard », et y remplir abondamment leur porte-monnaie ! Quel avenir pour les Jeux ? Samaranch et son marquisat les ont entraînés dans le « business » sans scrupule, ils n’en sortiront pas de sitôt. Monsieur de Coubertin, seulement baron, peut aller se retourner dix fois dans sa tombe, il n'y changera rien. Son œuvre paraît désormais un peu ridicule. Le coup de grâce ? Quand la langue française, pourtant langue officielle des JO avec l’anglais, méprisée, mise à l’écart, bafouée, aura définitivement disparu de la bouche des spiquères officiels ! (PAC)

Des attitudes qui sentent le remugle

Yang Peiyi, la vraie petite chanteuse des JO

A ma modeste mesure, je veux rendre hommage à cette petite fille misérablement maintenue dans l'ombre à l'occasion de la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques. On a vu (4 milliards de cocus) un autre enfant chantant en play-back dans un moment qui suscitait l'émotion; ce n'était pas Yang Peiyi, jugée "pas assez mignonne et expressive pour représenter son pays!" Le Comité d'organisation et le CIO défendent ensemble cette supercherie! Nul ! Piteux ! Zéro ! Puissent les internautes du monde entier montrer le vrai visage de l'interprète de l'"Ode à la Patrie": ils lui rendront justice ! (PAC)


Le sport « hexagonal » à Pékin

Laura Manaudou face à l'échec de ce matin

Les médias français minent les chances de succès français !

Je suis attristé par les mésaventures de Laure Manaudou, la superbe nageuse française qui a tant brillé dans le passé. Ses déboires olympiques étaient pourtant annoncés. Ils résultent d’une saison chaotique, de plusieurs changements d’entraîneur, de la brouille avec celui qui l’a accompagné jusqu’au sommet de l’Olympe à Athènes, et de la pression exercée sur une personnalité encore très jeune par des médias dont l’incohérence confine à la malhonnêteté et à la bêtise la plus crasse. On ne peut pas m’accuser d’être anti-français, je suis tout le contraire. Mais à entendre les journalistes qui opèrent à Pékin (pour des raisons techniques je suis privé de la TSR et des commentaires de mon ami JFR), je désespère de voir les athlètes français rentrer glorieux de leur périple chinois. Quand arrêteront-ils de distribuer les médailles avant le début des compétitions ? Quand cesseront-ils d’hollywoodiser (parfois avec le concours malheureux de sportifs pas tout à fait désintéressés par les paillettes et le fric qui va avec) les performances de vedettes promises au sacre (c’est sûr, disent-ils si souvent…) avant même qu’elles ne foulent la pelouse, le tartan ou le praticable, ou ne trempent un orteil dans l’eau ? J’ai le sentiment que les stars auto-proclamées du petit écran français, à quelques exceptions près, portent la poisse aux concurrents venus de France. Ils les induisent en erreur sur leur niveau et les distraient des efforts ou des stratégies utiles à mettre en œuvre. Non seulement ils massacrent notre langue – les pignoufs qui saupoudrent leurs propos de mille anglicismes devraient être expulsés des chaînes, ceci dit sans espoir d’être entendu puisque leurs grands patrons sont les mêmes –, ils en usent à si mauvais escient à l’égard de l’esprit des Jeux olympiques, ou ce qu’il devrait être, qu’ils entraînent dans leur ridicule des pré-dieux qui se trouvent ensuite fort dépités au pied d’un podium qui se dérobe à leurs ambitions. S’ils pouvaient un tout petit peu la fermer (pardon pour cette grossièreté), ça irait beaucoup mieux. Les athlètes français pourraient davantage penser à leurs concours qu’à l’auréole prématurément déposée sur leur petite tête par des médias qui la leur ôte tout aussi prestement une fois la ligne d’arrivée franchie. Alors la France ne sombrera plus dans le fond du tableau des médailles. Le sémillant Bernard Laporte, qui n’est pas mieux inspiré que les aspirants péoples du commentaire sportif français a, avant même la cérémonie d’ouverture des JO, annoncé au monde que la France remporterait 30 à 40 médailles ! Allons enfants de la Patrie, il y a du travail ! (PAC)

Cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques

Incroyable démonstration de puissance

La cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques a atteint son objectif : révéler au monde une puissance dont les rivales sont promises aux seconds rôles ! Sommets technologiques atteints, opération de communication planétaire comblée. Au passage, j’ai bien peur que les Anglais succombent à un lourd complexe d’infériorité dans la préparation de leurs propres jeux… Le géant chinois a remis les pendules à l’heure. Présidents et premiers ministres du monde entier se sont précipités pour s’émerveiller et assurer la Chine de leur admiration: le plus gigantesque bal des faux-culs que la terre ait connu. Les droits de l’homme ? Quel poids ont-ils face aux menaces de rétorsion économique ? En fait, les dirigeants chinois auraient tort de se gêner. Les moralistes de pacotille, fussent-ils couronnés des lauriers démocratiques, accourent au raout, quémandent à qui mieux mieux l’amitié du Parti communiste et pratiquent la révérence à en gêner leurs hôtes. Les Jeux Olympiques tant espérés par l’Empire du Milieu lui permet de mettre en lumière (et de quelle façon !) une puissance que Deng Xiaoping avait laissée volontairement dans l’ombre pour ne pas donner une image effrayante du pays. Aujourd’hui, on sait. Fin de la récréation. Temps venu d’apprendre le mandarin… (qui est sûrement une très belle langue), les petits muscles tendus des tigres de papier du G8 ne suffisant plus à nous soustraire à la réalité des choses… (PAC) (Suite)

Nouvelles du Tour

Oui au Tour dans le Jura!

D'abord une chose: les modes langagières sont d'une grande stupidité. Il y a comme ça des mots - ou des expressions - qui, au gré de modes passagères (du moins les espère-t-on ainsi) ou d'un snobisme de lavandière, se fraient une voie royale et inondent le vocabulaire. Ecoutez bien les commentaires de Laurent Fignon sur France 2: insupportables. Son mot fétiche, c'est "compliqué" ! Pour lui tout est "compliqué"! (Pas besoin d'accord) La remontée du peloton ? Compliqué! Les chances d'untel au sprint? Compliqué! Le comblement d'un écart sur des échappés? Compliqué! Tout est compliqué. Si vous êtes ami de Laurent Fignon, offrez-lui donc un dictionnaire, général d'abord, de synonymes ensuite! Alors peut-être parlera-t-il d'une remontée difficile du peloton, des chances aléatoires du sprinter, ou encore d'un comblement problématique du retard entre l'avant de la course et le groupe "maillot jaune". On sera alors dans le Tour de France... en français! Pardon pour cette digression, mais elle me démangeait. Je voulais juste réaffirmer mon attachement à une arrivée de la Grande Boucle à Porrentruy l'année prochaine, et féliciter ainsi l'équipe de Jean-Claude Salomon, qui se bat bien pour obtenir l'accord des organisateurs du Tour. La tâche de nos représentants est plus ardue... que compliquée. Je leur fais confiance et leur souhaite bonne chance! Voilà, ce n'était pas si compliqué que ça que de réaffirmer mon soutien à ce beau projet. Vive le Tour! (PAC)


C’est fait pour l’OL : champion de France !

Ballon et bouchon !

Partie magnifique de l’OL à Auxerre, lancée après 23 secondes par l’ouverture du score du  talentueux centre-avant de l’équipe de France, Karim Benzema. Trois à un, une belle conclusion du championnat pour les Lyonnais. Et surtout une récompense mille fois méritée pour l’un des joueurs les plus doués et les plus sympathiques de l’hexagone, le Brésilien Pernambucano Juninho, un grand monsieur du football international. Bravo, les Lyonnais ! A 16 heures, demain, au balcon de l’Hôtel de Ville ! Puis au bouchon… (PAC)


L'Ol en route vers le titre

Un point encore pour l'Olympique lyonnais

Certains clubs suscitent un réel attachement affectif, même s'il est impossible d'en suivre les prestations en direct. Ainsi Servette, ou le Standard de Liège. Ou bien sûr l'Olympique lyonnais. Est-ce le fait d'aimer trop la ville de Lyon qui me pousse dans les bras de son équipe de football ? Peut-être. Sûrement. Je tiens les pouces aux Lyonnais. Un match nul à Auxerre leur permettra de devenir pour la septième fois consécutive championne de France ! En attendant, je l'espère, le doublé par une victoire en coupe contre un PSG toujours gangrené, discrédité par les vandales qui s'en prétendent les supporters. Allez Lyon ! (PAC)


Ce soir match à Vicques

Basket en Terre Sainte

Match de championnat en 3ème ligue régionale. Vicques l'emporte au bout d'un match... amical. En effet, aucun arbitre ne s'est présenté pour diriger la partie. Couac ? Défaillance de la ligue ? Manque d'arbitre ? Je ne sais pas. Cela n'empêche. Ce n'est pas sérieux. Malgré l'absence des juges, les deux équipes (Vicques et Oberdorf) ont disputé une partie amicale extrêmement plaisante. De belles combinaisons se sont succédées, pour en arriver au résultat positif de la victoire vicquoise. A la prochaine rencontre, pour encourager les Flying Fish dans un championnat où ils occupent actuellement le 3ème rang avec 2 matchs de retard, derrière Boncourt III qu'ils ont défait 89-58 lors de leur dernière confrontation à Porrentruy. A la prochaine donc. (PAC) 


Jeux olympiques et Droits de l'Homme

Paris sans flamme

Paris a sauvé l'honneur. Il fallait manifester son désaccord avec l'hypocrisie monstrueuse du CIO. La Chine, tout le monde le sait, n'a respecté aucune des garanties données pour l'obtention des Jeux, qu'il s'agisse du respect des Droits de l'Homme, au Tibet comme dans le territoire national, de la liberté de la presse, de la protection de l'environnement ou de la prise en compte des intérêts de la population chassée de Pékin pour cause d'image urbaine de la capitale. Quant aux sirènes des milieux sportifs - qui ne doivent pas être pris en otage cependant -, relatives à la sauvegarde des valeurs de l'olympisme (à ce propos, le badge que comptent porter les athlètes français "pour un monde meilleur" (!), comme pour se donner bonne conscience) sont parfaitement ridicules, pour ne pas dire malhonnêtes. Je dis cela sans animosité, seulement en pensant un tout petit peu au génocide culturel perpétré à l'encontre d'un peuple qui ne demande qu'à vivre en paix et dans la dignité. (PAC)


Un attachement qui dure...

Allez Servette !

Il y a des clubs comme ça. On y est affectivement attaché pour la vie. Cela peut paraître ridicule, mais c’est ainsi. Depuis l’enfance, j’aime Servette. L’équipe de football, d’abord. En 1961, à six ans, j’entendais parler de Makay, Nemeth, Pazmandy, les magiciens hongrois. Ils emportent le titre de champion suisse cette année-là, avec Fatton, Barlie, Bosson et les autres. Tant de belles années. Bien plus tard, la saison 78-79 se termine par un triomphe sans précédent : Championnat, Coupe de Suisse, Coupe de la Ligue, Coupe des Alpes ! Un certain Barberis emmène le groupe qui se défait notamment du grand FC Zurich. Ah ! le stade des Charmilles ! Les grenats ! Je continue de les aimer, malgré La Praille vide pour un club de deuxième division ! Et je rêve de les voir revenir au premier plan. Au hockey sur glace, pareil. Le Genève-Servette HC me tient à cœur, comme l’équipe de foot. Allez savoir pourquoi. Le verra-t-on emporter pour la première fois de son histoire le titre de champion suisse ? Contre Zurich, tiens, tiens ? Je l’espère vivement. Nous en sommes à deux à zéro ! La consécration s’approche. Et avec elle, c’est sûr, un grand bonheur ! Pas loin de là, une autre équipe – retour au football – s’apprête de même à se distinguer dans la conquête d’un septième trophée consécutif : l’Olympique lyonnais dont je suis un fervent supporter. Tout s’annonce donc très bien. Allez Servette ! Allez l’OL ! (PAC) 

Oui au Tour de France

   Une arrivée d'étape dans le Jura ?

Quelques passionnés de cyclisme rêvent de l’arrivée du Tour de France dans le Jura. Ils s’appuient notamment sur l’aide que peut leur apporter, dans leur démarche, le Jurassien d’adoption Christophe Moreau. Beau défi en vérité, qui mérite me semble-t-il, sinon un soutien enthousiaste, du moins un examen objectif du projet, qui exclue l’anathème (ils sont tous dopés, le fric domine tout, etc.). Pour ma part, j’opte pour un puissant appui collectif à cette idée. 

Ces jours, je regarde les étapes du Tour à la télévision. Si la compétition sportive, avec ses rebondissements, ses drames, ses joies et ses surprises, est passionnante de bout en bout, les images diffusées par France Télévisions sont extraordinairement belles. Jeudi, par exemple, le survol filmé de la Bourgogne, de Vézelay à Autun, était merveilleux. Le Tour, pour peu qu’on y mette un brin d’imagination, c’est aussi trois semaines de vacances gratuites dans les plus beaux coins de France… J’allais dire du monde en ce 14 juillet, jour de Fête nationale.

Alors, pensons à l’impact d’une arrivée dans cette perle qu’est la ville de Porrentruy, après un passage dans les Franches-Montagnes ou dans la vallée de Delémont ! Imaginons nos châteaux, St-Ursanne, les méandres du Doubs, la capitale et nos abondantes forêts vus du ciel par des millions de téléspectateurs ! Publicité inégalable pour le pays jurassien. Usant d’une souveraineté qui le fera maître d’ouvrage d’un événement de portée mondiale, le canton du Jura est « l’entité territoriale » apte à organiser une arrivée d’étape. En tant que député, je soutiens pleinement son implication dans un tel projet.

Comme la plupart des gens, je condamne toute corruption du sport et la tricherie « médicale » qui en constitue le pilier central. L’union cycliste internationale est journellement engagée dans cette lutte, et plusieurs favoris (Ivan Basso, Jan Ullrich) ne sont-ils pas privés du Tour cette année ? Je ne nie pas le problème, et je respecte ceux qui le mettent en exergue. Cependant, accorder un peu de confiance au Tour me paraît être la meilleure attitude à adopter. Une arrivée du Tour de France dans le Jura ? J’en félicite vivement les initiateurs. (PAC)


A qui la faute ?

Le football. Défoulement des masses et haine gratuite ?

Les violences liées à un match de foot en Italie ont causé la mort d’un homme. Le pays est sous le choc, nous dit-on. La fédération italienne, soutenue par la FIFA de Sepp Blatter et l’UEFA de Michel Platini, décide de suspendre le championnat dans l’espoir de déclencher un déclic salvateur parmi les tifosis. Combien de temps durera cette prise de conscience, pour autant qu’elle se produise ? Parions que quand le corps du malheureux policier sera froid, on oubliera tout et on recommencera. Les enjeux é-co-no-mi-ques sont trop élevés pour sombrer dans le moralisme ! Se posera-t-on la question des responsabilités ? Gageons qu’on n’approfondira pas trop. Les médias qui raffolent de cette violence et qui dépêchent des journalistes dont le langage proche de l’éructation nationaliste des barbares nourrit les hordes de hooligans, conforte les salopards avinés et valorise les idiots de klaxon et les bourriques d’apéros surarrosés, se garderont de toute remise en cause. Ce qui s’est passé en Italie, à Paris ou à Nancy est-il étonnant ? Pas vraiment, et même pas du tout. Et cela est-il possible chez nous ? Bien entendu. On l’a vu lors du dernier championnat du monde. Les manifestations pro-Suisse malhonnêtement qualifiées de « bon enfant » par des journalistes dix fois plus chauvins que ceux de l’Hexagone n’étaient que déferlements de bêtise crasse et mauvaise. Et même si le verbe l’a emporté sur l’action, leur gravité était identique à celle qui caractérise les violences d’ailleurs. Je ne reviendrai pas sur la « haine de la France » que ce championnat du monde a généré chez nos sauvages par la faute de journalistes si fiers de leurs dithyrambes stupides sur la supériorité de la « Nati » (horreur de l’expression !). Je m’énerverais trop, et ce n'est pas bon en début de semaine. L’Euro 2008 ? Nous voilà bien partis pour l’enfer… (PAC)


Une équipe est née

Très bon début de championnat pour les "Flying Fish Vicques Basket"

Une équipe de basket est née en automne à Vicques. Emmené par François Friche, un ancien pensionnaire de Ligue nationale A, le groupe participe au championnat de 3ème ligue, Région Nord-Ouest de la Suisse. Après 5 matchs et 8 points engrangés (4 victoires, une défaite), les Vicquois occupent la 3ème place du classement. Un très bon début donc dans la compétition pour cette bande de copains passionnés de basket, qui mérite le soutien du public jurassien. Je ne peux naturellement pas citer tous les joueurs, et l'on me pardonnera de mentionner mon fils Philippe (deuxième depuis la droite au premier rang), que l'entraîneur présente malicieusement comme le "pivot noir américain" de l'équipe... Vivement le prochain match à la halle de l'école secondaire de Vicques ! (PAC)


REAL - OL 2-2

Ligue des champions: l'Olympique lyonnais plus fort !

Honnêtement, si l'avant-centre madrilène ne simule pas deux fautes prétendument commises sur lui (la première aboutit à une relance puis à un coup de coin victorieux du Real, l'autre débouche sur un pénalty scandaleux), l'équipe de Gérard Houiller l'emporte aisément ce 21 novembre à Bernabeu. Magnifique groupe de Gerland, capable de produire un jeu merveilleux, tel qu'au cours de la première mi-temps ! Le football compte malheureusement trop de tricheurs. Hier soir, Van Nistelrooy aurait dû être immédiatement sanctionné pour simulation, comme d'ailleurs Cannavaro aurait dû se faire expliquer la différence entre football et rugby (sa manière de ceinturer Carew était particulièrement grossière). Au lieu de cela, les stars de Madrid sont restées intouchables dans un spectacle qui se serait bien passé d'acteurs aussi médiocres en la circonstance. L'arbitrage vidéo s'impose manifestement dans l'avenir. Platini, qui y est opposé, devrait sérieusement se remettre en cause à ce propos. Au cas particulier, il permettrait de prendre des mesures contre un joueur fautif après le match. Les choses changeraient alors. On l'aura compris, je suis un supporter inconditionnel de l'Olympique lyonnais. J'ai pour ce club un attachement sentimental très fort, et le voir donner la leçon au grand Real Madrid (mes amis espagnols me pardonneront), que je respecte infiniment, me remplit d'excitation joyeuse. Ah ! Lyon, si tu savais ! (PAC)


Sprint à Delémont

Les athlètes en ville

« Membre méritant » (on m’a désigné ainsi, j’accepte sans orgueil, ni forfanterie, bien qu’avec un peu de fierté) de l’Association jurassienne d’athlétisme (AJA), j’ai été invité à assister samedi à la finale du « Sprint Migros » à la rue de la Molière à Delémont. Pour l’occasion, le comité d’organisation emmené par notre président Alain Steger avait installé en ville les couloirs de tartan accueillant les courses sur 60 ou 80 mètres. « Grosse – et saine – ambiance, samedi à Delémont. Le temps d’une journée, la rue de la Molière avait pris les allures d’un véritable stade d’athlétisme. (…) La fête, baignée par un soleil géné­reux, par une température extrê­mement agréable, a été belle, très belle. (…) Sur la piste synthétique – et éphémère – de la rue de la Molière, entre le pont de la Maltière et le rond-point de l’avenue de la Gare, les courses ont été disputées jusqu’au bout, passionnantes à souhait. De 11h 30 à 16h30, elles ont surtout été suivies par un nombreux public, mélange de pa­rents, de coaches et d’amateurs d’athlétisme, mais aussi de curieux et de personnes faisant leurs... courses à elles et s’arrêtant quel­ques instants pour goûter au spec­tacle. » (Voir commentaire - suite)

 (Suite)

Un homme à pardonner

Le championnat du monde de football s'est terminé dans la tristesse pour Zinédine Zidane. Alors qu'une place à l'Olympe lui était promise, le meilleur joueur de la planète s'en est allé sur l'ultime sanction arbitrale. Les médias s'interrogent sur le geste du champion, décortiquent, soupèsent, affirment, prétendent. Des juges tout-puissants. Au prétoire s’invitent les experts en tout. La télévision fouille dans les poubelles et rend des images par lesquels on montre que l’accusé n’en est pas à son premier coup de sang. La République assure son « protégé » de l’affection du pays : la moindre des choses à l’égard d’un homme qui lui a donné le titre de champion du monde en 1998, puis la couronne européenne en 2000.

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