Intrigue, honneur, trahison...

Cadeau...
Quelque journaleux donne sa leçon: la politique, c'est le domaine de l'intrigue ! Il est content, a déposé sa petite fiente au verso de son torchon. Dans sa tannière, un notable insignifiant, d'accord avec cette noble sentence, se frotte les mains, fier de l'indignité qui le frappe.
L'honneur est le mobile le plus puissant des actions de l'homme. Etant ordinairement le fruit de l'éducation, ses principes sont invariables, et ni l'autorité, ni la crainte ne peuvent les faire changer; il ne souffre ni bassesses, ni lâcheté et fait préférer la mort à l'ignominie.
Rien n'est si méprisable que le traître; car souvent il se sert des moyens que lui offrent la confiance et l'amitié que nous lui avons données, pour nous affaiblir et nous précipiter dans l'abîme. Heureusement que son caractère est si odieux qu'on le déteste pendant qu'on profite de sa trahison, et qu'on l'abandonne à ses remords dès qu'on s'en est servi; car il finirait bientôt par tromper celui qui l'a employé.
François Mitterrand disait que "les grands principes politiques et philosophiques, c'est comme une lumière qui éclaire le terrain dans la nuit. Ensuite entrent en jeu les égoïsmes et la médiocrité", valeurs sur lesquelles comptent beaucoup les gens de petite vertu morale. Ce qu'un humoriste de ses amis traduisait ainsi: la liberté d'être soi-même, à laquelle chacun devrait tenter d'accéder, c'est aussi, pour certains, la liberté d'être un con ou un salaud. Je dédie ces lignes à celles et ceux qui s'y reconnaîtront aisément, du perchoir à la fosse. (PAC)
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01 Novembre 2008 à 21:17 dans
- Philosophie et poésie


Adieu Aimé Césaire




Je suis arrivé, juste à l'heure


