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Le journal de Pierre-André Comte

Le fédéralisme noyé dans le pétrole libyen

Caricature de Chappatte dans Le Temps du 22 août 2009

... au pays de l'or noir

A quoi bon nommer les gens ? Hans-Rudolf Merz, un ou une autre ? Ils agissent de concert, et ensemble sapent les fondements du fédéralisme. En humiliant la police et la justice genevoises, en sacrifiant aux intérêts économiques le principe de séparation des pouvoirs et la souveraineté cantonale, l’envoyé de Berne a porté un coup très dur au pacte confédéral. Les négociations secrètes, les arrangements équivoques, les compromis oublieux, tout ça retourne du cynisme ordinaire dont les Etats pimentent leurs relations internationales. En tous domaines, la concurrence est rude ! Cependant, si on peut comprendre l’immoralité sous l’angle de l’expression des rapports de force, on ne saurait adhérer à la reddition sans condition (1) qu’elle constitue en l’occurrence, de surcroît parfaitement contraire à nos propres règles internes ! Comment se fait-il donc que M. Merz, probablement avec l’accord formel, sinon tacite de ses collègues (ils nous racontent ce qu’ils veulent), puisse se permettre d’agir avec la « légèreté » unanimement dénoncée par les médias ? La réponse est simple. Il faut la chercher dans l’état de décomposition avancée du fédéralisme. Constamment et impunément mis à mal par une haute administration fédérale ne rencontrant aucune résistance dans les cantons, ce dernier expire. Inexorablement. Ecoutez et voyez ces députés et ministres se précipiter aux tribunes pour expliquer que le droit fédéral prime, qu’il se prépare quelque chose à la Confédération, qu’il faut par conséquent attendre, qu’on ne peut rien faire en raison des prescriptions auxquelles pensent ( !) les bureaucrates adeptes de l’Etat suisse ! Harmonisation ! Fi de 26 procédures ! Les autres l’ont fait, faisons-le ! Voilà dans quel monde on vit. La souveraineté cantonale, le pouvoir de proximité, l’organisation singulière dans un ensemble coopératif, l’addition des individualités pour la constitution d’un collectif dynamique et respectueux de chacun, la Suisse moderne montrant l’exemple à l’Europe ? Du pipeau ! De beaux principes sur lesquels des troupes d’inconscients s’asseyent sans autre souci que leur confort personnel. Les cantons ne seront bientôt plus qu’unités administratives décentralisées ! Et vogue la galère ! Les députés se prennent pour des députés, les Conseillers d’Etat pour des ministres, les Dupond et Dupont se prennent pour des détectives, le laideron de mon arrière-cousin pour Naomi Campbell et le boutonneux de la cousine de Madame Duglu pour Pearce Brosnan : c’est du pareil au même ! De la poudre aux yeux ! Il délire, diront certains, il débloque éructeront les autres. Le Préfet Monnin dépêchera Grock à mon exécution (j’adore !). Peut-être. Personne n’est à l’abri du vagabondage mental… Tant pis.

 

Je me souviens de l’accord intercantonal liant nos polices. Si je ne m’abuse, seuls les députés de CS-POP s’y étaient opposés. Ils avaient raison, comme presque toujours. A voir ce qui s’est passé dans l’affaire libyenne et dans la mise sous la tutelle d’un tribunal arbitral international parfaitement illégitime de la justice et de la police genevoises, ne doit-on pas se poser la question de la dénonciation de cet accord, et de tous les autres, subséquents, pour nous épargner les déconvenues qui, par ricochet, ne tarderont pas à nous atteindre ? Et quid de la nouvelle convention parlementaire (COPARL) si, après avoir dilué le droit des parlements cantonaux dans une soupe intercantonale d’avance mortifiée par les ronds-de-cuir de l’olympe administratif fédéral, celle-ci disperse nos intérêts particuliers aux vents des crises de nerfs internationales ? Poser la question n’engage à rien, bien sûr, et en tout cas pas à jouer aux kamikazes, car il s’agirait bien de cela dans un monde politique qui fait de l’abdication sa principale vertu, et j’ai déjà donné.

 

J’en termine par ce conte, qui n’en n’est pas vraiment un. Il fut un temps, c’était en avril 1986, où l’on organisait un raid aérien international pour détruire un chef d’Etat et sa famille. Le berger des Syrtes, Moammar el Kadhafi, apôtre ou démon, poète ou démiurge, chef des terroristes, derviche tourneur, Savonarole des souks populeux, ou encore Robespierre des collines rocailleuses, disait-on, devait mourir ! La Suisse applaudissait discrètement. On le manqua, et on l’oublia, du moins le bon peuple d’Occident le croyait-il. Car on savait une chose : sous le linceul de sable et de chardons de l’étrange Libye, sous l’immense désert de cailloux et d’épines venant mourir sur la rive des Syrtes, le ciel gratifiait son pays de fleuves de pétrole autant que de richesses inconnues et de ruines grandioses de cités de légende… Mais il y a un temps pour tout, dirait ma grand-maman et celle de tant et tant d’hommes. C’est celui, aujourd’hui, de la révérence au grand et ténébreux bédouin, que l’on voit bien un de ces quatre matins planter sa tente sur la place fédérale, comme il le fit en décembre 2007 sur la pelouse de l’Hôtel Marigny sous le regard attendri de Nicolas et de Carlita.

 

Le 2 septembre 1989, le Président de la Fédération mondiale des Villes jumelées m’a ramené de Tripoli, l’ancien repaire des corsaires, Tripoli de Barbarie, le « Livre vert » du colonel rebelle, dédicacé à mon nom ! C’est la « troisième théorie universelle », selon son auteur. Si un Conseiller fédéral souhaite s’en inspirer à l’avenir, je le lui prête volontiers. Un exemplaire portant la signature du guide enfoui dans son vaste barracan de laine brune, c’est autre chose qu’une édition bon marché achetée à la Fnac, non ? Et puis, il sera conforté dans l’idée que M. Merz avait raison de prendre quelques libertés avec l’organisation étatique de la Suisse, puisqu’il y est écrit que « l’assemblée parlementaire [donc nous, députés] est une représentation trompeuse du peuple, et les régimes parlementaires constituent une solution tronquée au problème de la démocratie » ! N’est-ce pas un bon sujet pour une prochaine question orale ? Enfin. Le soleil est dans le ciel. Retournons-y, car l’hiver approche… (PAC)

 

(1) La libération des otages est un leurre pour les Libyens, qui ne leur coûte rien.


Fin du feuilleton UBS ?

Sauver les meubles à quel prix ?

La presse dominicale helvétique (NZZ am Sonntag et le Sonntagszeitung) a indiqué que la banque suisse UBS, poursuivie aux Etats-Unis pour fraude fiscale, devrait échapper à une amende - les spéculateurs estimaient celle-ci entre 1,3 et 3,2 milliards d'euros -  sans pour autant avoir à transmettre les 52 000 noms de contribuables américains qui contournent leur législation et leur fisc grâce à des placements chez UBS. La banque devra malgré tout communiquer 5’000 noms avant le 23 septembre prochain à la justice américaine. Cet accord à l'amiable entre la banque et la justice américaine doit encore être finalisé le 7 août prochain. Le titre de UBS, première banque suisse, était donc en hausse le 3 août à la Bourse helvétique, porté par le succès de cette négociation menée notamment par la ministre des Affaires étrangères, Micheline Calmy-Rey. (Courrier International) On remarquera que l’UBS a plus de chance que les maraîchers français, auxquels l’Union européenne réclame le remboursement de 500 millions d’euros que l’Etat leur avait fournis sous forme de subventions à la production. Il est vrai qu’ils ne jouent pas dans la même catégorie. A notre époque, il vaut mieux être un voyou de haute voltige qu’un paysan dont la seule ambition est de survivre aux spéculations boursières qui déterminent le prix de ses produits. L’UBS ne paiera donc pas les milliards d’euros que le fisc américain est en situation de lui réclamer. On respire... Remboursera-t-elle les 6 milliards d’aide que les généreux contribuables lui ont gracieusement prêtés pour lui éviter la faillite (au titre de sa recapitalisation, diront les spécialistes) ? On retient son souffle… (PAC)

Quel discours du 1er août ?

Quid du fédéralisme ?

Ces inclinations réciproques [la conscience des gens de part et d’autre de la frontière cantonale] à rassembler tout le Jura francophone dans un même canton sont contrecarrées par un phénomène plus complexe, et peut-être plus puissant, à savoir le penchant de la Suisse à abandonner le fédéralisme. Si le centralisme helvétique, rampant de 1848 à 1945, galopant depuis lors, devait maintenir sa course, il ne servirait plus à rien, dans une génération ou deux, de parler de cantons ou de frontières cantonales. Dans cette hypothèse, relever d’un canton ou d’un autre n’aurait pas plus de signification que passer de la Côte-d’Or à la Saône-et-Loire, par exemple.

 

Cette issue est loin d’être fantaisiste. Rares sont les jours où les souverainetés cantonales ne sont pas mises en cause au nom d’une prétendue rationalité : un tel veut  l’Universität Schweiz, un autre s’en prend aux vingt-trois codes de procédure, un troisième se demande comment le canton de Soleure pourra déjouer les manœuvres de la grande criminalité, un quatrième glosera sur les inégalités fiscales, un cinquième se plaindra que les livres scolaires ne soient pas les mêmes en Thurgovie qu’en Haut-Valais, un sixième se gaussera des jours de congé décalés. Le fédéralisme passe pour ringard, presque autant que la fidélité conjugale ou le respect de l’orthographe, ce qui en dit long sur la gravité de sa situation !

 

S’il est une vérité confirmée, c’est bien que le centralisme contient une fausse rationalité, une pseudo-logique, dont la bureaucratie s’empare aussitôt pour le malheur du citoyen et du contribuable. « Par nature, le fonctionnaire légifère et prolifère », disait Roger Schaffter.

 

Contrairement à une illusion fort répandue, des pouvoirs modestes, morcelés, exercés à petite échelle, sont plus efficaces, plus souples et moins coûteux que les monstres produits par les grands Etats. Nos amis français, dont la fonction publique mange plus de 50% du PIB, nous le répètent sans cesse. La Suisse fait fausse route en dépouillant les cantons de leurs prérogatives, et cette tendance lourde est encore plus nuisible dans les régions dites périphériques, qui ne le sont d’ailleurs que par rapport à l’Etat central. Pour l’arc jurassien, la centralisation des pouvoirs dans la Berne fédérale est un facteur négatif. Pour le sud du Jura, où tout (canton et Confédération) est concentré à Berne et rien sur place, les résultats sont manifestes.

 

Par légèreté, désinvolture ou snobisme, l’opinion publique et ceux qui la modèlent tendent à faire peu de cas de ces pouvoirs locaux ou régionaux, qui sont pourtant les seuls contrepoids à l’arbitraire de l’Etat central. Le canton du Jura, s’il se transforme en centre de redistribution des subventions fédérales, aura été créé pour rien. Il est de son devoir, du nôtre, de ne jamais en arriver là. (Un seul Jura, une chance unique) Je persiste et signe. PAC


Où en sont les relations franco-suisses ?

PHOTO DE L'AGENCE KEYSTONE

Cette incroyable distance

François Fillon est reçu ce jour par une délégation du Conseil fédéral emmené par son président, le ministre Pascal Couchepin. Cela fait toujours plaisir de saluer la présence d'une haute personnalité française chez nous. Comme de juste, on parlera de secret bancaire, de fraude fiscale et de règles (européennes) à respecter. La Suisse à plus à recevoir de leçons qu'à en donner. Mais pour moi, l'essentiel est ailleurs. Il est dans la rareté des rencontres entre les gouvernements français et helvétique. Pourquoi la France officielle boude-t-elle (où donne-t-elle l'impression de) la Suisse fédérale ? Les contacts au plus haut niveau sont rares et on ne s'en souvient pas, à l'exception de la dernière visite, très conviviale au demeurant, du Président Mitterrand à Adolf Ogi, lequel disait que le premier des Français avait été "comme un père" pour lui ! Ca date, donc. Curieux tout de même que cette espèce de distanciation entre un des bons pourvoyeurs de fonds de la francophonie (la Suisse) et la "nation mère" du monde ayant la langue française en partage. Les Jurassiens, eux, continuent d'entretenir des rapports privilégiés avec les représentants de la République, en fonction ou l'ayant été. De Jean-Pierre Chevènement à Raymond Forni, en passant par Michel Jobert, Lionel Jospin, Pierre Moscovici (invités par le PSJ et Jean-Marie Bockel, invité par le MAJ (RJ-UJ) l'année dernière en tant que Secrétaire d'Etat en charge de la francophonie), jusqu'à d'autres dont j'oublie momentanément le passage dans notre canton. Alors, il nous faut compter sur Micheline Calmy-Rey, sur Pascal Couchepin, sur le Gouvernement jurassien, sur leur insistance afin que la France nous prenne en compte et réponde comme il se doit à la profonde affection qu'on lui porte ici comme ailleurs en Romandie. (PAC)


L’armée en déroute ?

Ah! le Venom, quelle ligne !

Bégaiement, pieds plats et luxation du pouce...

On s’interroge beaucoup sur le rôle de l’armée, en ce moment. Après la débandade du chef suprême et la dérobade de ses supérieurs politiques, la grande muette est dans l’expectative. Au surplus, des généraux désoeuvrés se rongent les ongles en espérant décrocher un brin d’occupation dans le contexte actuel de réduction des effectifs et des budgets, des colonels en goguette désespèrent de ne pouvoir parader aussi souvent qu’ils le souhaiteraient dans leur beau costume. La dépression gagne et les stratèges de la politique militaire se démènent pour nous servir sur un plateau la transcendance de leur point de vue. Bien. N’en parlons pas. J’ai bien ri, tout à l’heure, alors que je parcourais une collection d’articles de presse sur la guerre de 14-18 (je m’y suis plongé pour retrouver la trace de Raspoutine, le fameux, auquel France 3 consacrait une « émission historique »), à la lecture de ces précisions d’un règlement signé Lucien Chassaigne, relatives aux « aptitudes physiques au service militaire. » Il y est notamment dit que : le bégaiement est compatible avec le service militaire ; une luxation irréductible du pouce entraîne la réforme ; les pieds plats doubles, remontant à l’enfance, non douloureux, sont compatibles avec le service armé ! Que voilà d’utiles indications pour les malheureux « Poilus » qui n’en n’avaient pas fini de mourir au fond de leur tranchée… Question pour aujourd’hui : le bredouillis de Samuel Schmid, le doigt d’honneur d’un général aux règles de la galanterie (indigne euphémisme), la danse des canards de la haute administration militaire fédérale, tout cela est-il « compatible avec le service de défense nationale » ? Peut-on vraiment leur confier une nouvelle génération d’avions de chasse ? On se le demande. (PAC)

De la "Maison des cantons"

Maison des cantons à Berne

Quelle évolution du fédéralisme ?

Les cantons semblent vouloir s’organiser mieux pour défendre leurs intérêts. En témoigne l’inauguration de la « Maison des cantons », hier à Berne. Evolution du fédéralisme ? Emprise des concordats intercantonaux ? Résistance au centralisme fédéral ? Ces questions ont dû abondamment alimenter les discussions au sein des 26 gouvernements. Elles sont constamment présentes à l’esprit de ceux qui défendent un fédéralisme coopératif repoussant au loin un Etat suisse qui sonnerait la fin des souverainetés cantonales. Souveraineté cantonale ? Il faut reconnaître qu’elle est sérieusement menacée de nos jours. Les parlements n’y prêtent pas suffisamment attention, en étant trop enclins à suivre des directives qu’ils prennent trop facilement pour la « norme absolue ». A cet égard, notre canton doit toujours se préoccuper de montrer l’exemple. Son histoire l’y incite moralement et l’y pousse politiquement, alors même que nous aspirons à reconstituer l’unité du Jura. Cela dit, on peut s’interroger aussi sur le rôle du Conseil des Etats, qui n’est plus depuis belle lurette ce qu’il était censée être sous l’impulsion des Constituants de 1848. Les villes l’ont d’ailleurs bien compris et en contestent désormais la légitimité, elles qui souhaitent de plus en plus manifestement se faire une place au sein du système institutionnel helvétique. La Suisse est face à son destin, et de sa capacité à renouveler le fédéralisme plutôt qu’à le défaire au bénéfice d’une uniformisation destructrice dépend sa pérennité. Espérons. (PAC)

Le spectre de la récession économique

Un monde qui vacille

Plus de 4% : taux d’inflation record aux Etats-Unis en juin ! L’Allemagne enregistre un recul de 0,5% de sa croissance au cours du deuxième trimestre de 2008 ! En même temps, l’Espagne s’enfonce dans le marasme et oblige Zapatéro à présenter un plan de mesures urgentes ! De son côté, la France se demande comment elle bouclera son prochain budget face à la récession annoncée ! En Suisse, Swatch groupe « défie le ralentissement économique », selon Le Temps, et Nick Hayek affirme que la croissance « va se poursuivre en tout cas pendant au moins cinq ou six ans ! » Pour qui parle-t-il ? Pour son entreprise ou l’ensemble de l’économie suisse ? Les ministres des finances du G8 ont pourtant été formels il y a quelque temps : « Pendant une longue période, le monde a profité d’une combinaison de croissance robuste et de faible inflation, mais il affronte maintenant des vents contraires. » A cela, il faut ajouter ce que remarque pertinemment La Tribune : « Les mauvais chiffres de croissance économique en Europe ainsi qu'aux Etats-Unis pourraient faire croire que le fort ralentissement actuel touche surtout les pays occidentaux. Mais même des zones comme Hong Kong (qui appartient à la Chine, pourtant en plein essor) n'ont plus le même dynamisme. L'Ile annonce ce vendredi une croissance de 4,2% au deuxième trimestre. C'est nettement moins qu'attendu et que les 7,3% enregistrés au premier trimestre. Le ralentissement est le plus net enregistré depuis le troisième trimestre 2003. » C’est donc le monde dans son ensemble qui vacille. Nos continentaux attendent de Jean-Claude Péclet qu'il procède enfin à un assouplissement de la politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE); les Etats-Unis sont dans une « expectative » politique (élection présidentielle) qui les distraie quelque peu et par ce fait les fragilise; l’Asie et son géant chinois, malgré les JO, semblent plus vulnérables qu’il n’y paraît ; la tension politique dans le Caucase, avec son impression de retour à la guerre froide, les coups de fou de la marionnette iranienne aux mains des ayatollahs, on conviendra aisément que « l’ambiance » planétaire est plutôt morose, pour user d’un euphémisme. Qui seront les premières victimes de la récession économique qui pointe le nez ? Toujours les mêmes : états du sud et chômeurs de tous les pays. (PAC)

Part de raison, part de raisonnement

 

Faut-il entrer dans la danse grégaire ?

Ainsi, Panurge, le fils de Gargantua, fit se précipiter les moutons de Dindenault dans la mer, où ils se noyèrent avec leur maître. Depuis cet événement, on sait ce que "l'esprit mouton" (le mouton de Panurge) veut dire. On pourrait aussi parler d'esprit grégaire. Passons. Je cherche le nom du philosophe qui disait, à peu près, que dès qu'une opinion est admise comme vérité absolue, le temps est sûrement venu de la combattre. Cela ne me déplaît pas. Prenons l'exemple des foules qui signent des pétitions en faveur d'Eveline Widmer-Schlumpf. Le Temps, dans un éditorial fort intéressant, conclut en se demandant s'il n'y a pas "méprise". Je partage l'interrogation. Que l'UDC magouille, tempête, dénigre ou complote contre une femme qu'elle prend à tort pour une traîtresse est nauséabond, personne n'en doute. Sans l'excuser, disons cependant que d'autres partis ont déjà eu dans le passé des comportements analogues (le PSS à l'égard d'Otto Stich ou de Francis Matthey), quoi qu'il faudrait y mettre de la nuance. Que les gens de droite participent à la déclaration d'amour insensée à la conseillère fédérale, ça peut se comprendre. Mais que les femmes de gauche et les autoproclamés progressistes d'autres partis se mettent à bêler itou est plus surprenant. Je respecte Eveline Widmer-Schlumpf, et salue en elle une politicienne courageuse, mais je suis sceptique quant à faire la part des choses et à fermer les yeux sur son idéologie politique, identique à celle que son illustre prédécesseur et frère de parti développa pour notre malheur. Désolé, je n'y arrive pas, et me fourvoyer dans la danse grégaire au prétexte qu'il s'agit de prendre la défense d'une femme reviendrait à rejoindre ces cohortes de féministes déjantées qui n'ont de cesse de ravaler leurs congénères au statut subalterne de quota social ! Je ne marche pas. Je félicite Eveline Widmer-Schlumpf de la résistance qu'elle oppose à ses détracteurs de l'UDC, mais nous en resterons ici. La démocratie n'est pas en jeu dans une affaire pareille, et tout élu au Conseil fédéral, avant d'en arriver là, a suivi dans l'expression libre ou dissimulée de son ambition personnelle des chemins parsemés de gentils et accommodants cadavres. Les petits saints sont exclus de la compétition. Dès lors, calmos ! La conseillère fédérale n'a besoin d'aucune compassion, d'où qu'elle vienne.

Cette histoire me rappelle le 11 septembre 2001. Dans les jours qui ont suivi les attentats, une soi-disant "experte" (!) française, prenant le monde à témoin de la tragédie qui lui nouait l'estomac, braillait sur toutes les chaînes de télévision que "nous sommes tous des Américains!" C'est ça, Madame la Marquise, et rendez-vous à Bagdad ! Alors, ici, dans la vaste communion dédiée à la carrière d'Eveline Widmer-Schlumpf, nous sommes tous d'une UDC démocratique, peut-être ? C'est ça. Voilà, devoir accompli, larmes versées sur cette pauvre brebis égarée (le mouton de Panurge ?) depuis 100 jours en son Palais fédéral, la conscience tranquille et la sensiblerie soigneusement déposée sur son cintre vernis, il est temps d'aller au lit. Bonne nuit, les enfants ! Dormez bien, en attendant quelque réveil brutal ? (PAC)


Communiqué de presse

Pas candidat

Depuis plusieurs mois, je réfléchis à une candidature au Conseil national. J’ai été encouragé par de nombreuses personnes dans cette démarche, et l’envie de dire ce que je pense de la politique suisse et de l’action qui, à mes yeux, devrait être menée sous la coupole fédérale, ne manque pas. Cette réflexion personnelle, je l’ai conduite avec en tête l’évolution présente de la Question jurassienne. Nous sommes entrés dans une période cruciale pour l’avenir du Jura. Le mouvement dont je suis le secrétaire général a décidé de prendre toute sa part au débat interne sur la formulation, par l’Etat jurassien, d’une offre de partage de souveraineté. Le MAJ sera ainsi en première ligne, pour autant qu’il y mette, dans le strict respect de ses partenaires, l’énergie et la détermination indispensables. On l’imagine mal en effet rester sans bouger alors que sera mise en œuvre une loi qui découle de sa propre initiative populaire. Concourir à la cohésion cantonale et au consensus partisan sur le débat lié au partage de souveraineté avec le Jura-Sud, au titre de la fonction que m’ont confiée les militants, me semble être ma responsabilité première. Dans cette perspective, assurer la mobilisation la plus large possible du mouvement s’impose à moi comme une évidence. A cette nécessité, j’ajoute celle de répondre avec toutes mes forces aux sollicitations du mouvement pour organiser, dans le sud du Jura, un soutien actif à deux candidats membres du Comité exécutif du MAJ, savoir Christian Vaquin, président central, et Maxime Zuber, député-maire de Moutier. C’est en pleine conscience de cette situation et de mes responsabilités que j’ai décidé de ne pas être candidat au Conseil national et de me consacrer entièrement au mouvement que j’ai l’honneur et le plaisir de diriger. Vellerat, le 28 août 2007 (PAC)

Rosée et rires du matin

 Petit coin de l'immensité du monde...

Lecture des journaux. Le Lötschberg. Le Hamas. Le faux-pas de la droite française. Les élections fédérales. Sujets dramatiques et drolatiques entremêlés. Vous prenez le bruit pour de la gloire, dit un auteur dont j’ai oublié le nom. Drolatiques, disais-je. Absolument. Moi qui ne suis pas né d’étreintes maussades et rechignées, je ne peux m’empêcher de pouffer face à certaines informations-explications. Ainsi à propos des élections fédérales. Cette nuit, juste avant de fermer l’œil, je relisais le merveilleux livre publié il y a cinquante ans par Gabriel Chevallier : Clochemerle-Babylone ! Alors que la chouette chevêche me presse à deux heures de me laisser aller au repos réparateur, je souligne dans un ultime élan de gaieté la phrase suivante : « Les accordailles des sous-bois, sous le patronage des rossignols et des merles, préparaient une nouvelle génération d’aînés vigoureux et optimistes, conçus dans les flaques de la grande lumière, le parfum des fleurs, le chatouillement des herbes et les soupirs ravis des attirances mutuelles ». Ah ! si l’excellente Claire Jeannerat avait eu cette phrase croquante à souhait sous les yeux ! Elle aurait pu en faire usage sans y soustraire un seul mot. Dommage. Rions un brin, et même à gorge déployée, ça en vaut le coup. Au théâtre de la vie, je préfère quoi qu’il en soit les comédies aux tragédies, lesquelles, selon notre doyen l’antique Eschyle, sont de pompeuses bagatelles ! Allez, amis du jour, bonjour ! (PAC)

Dépêche Infos.8

(G.INFOS.FEDERALES07.JURA) Le dépôt des listes est fixé au 3 septembre. On a le temps de prendre pleinement connaissance de ce que sera la configuration finale de l’élection. On le prendra. Mes éléments d’appréciation sont connus, notamment celui portant sur l'étouffement des ambitions féminines et les manœuvres visant à protéger des intérêts particuliers. Je m’oppose aux gens qui se réclament de valeurs et les piétinent aussitôt, sans avoir manqué au passage d’administrer leurs leçons de bonne conduite. Je suis un démocrate qui n’a qu’une seule préoccupation : œuvrer au développement économique, social et culturel d’un Jura qui veille par ailleurs au respect de sa souveraineté au sein de la Confédération. Rendez-vous donc à la rentrée d’août. (PAC)


Misères et acquittements

Les drôles du Tribunal de district de Bülach rendent hommage à La Fontaine : « Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir ». S’en lèchent les babines les brillants dirigeants acquittés de Swissair, au passage dédommagés d’environ 3 millions de francs ! Brave peuple cocu, passe ton chemin ! La Terre Promise est toujours de l’autre côté du désert…

Que contenait donc l’acte d’accusation ? Gestion déloyale, gestion fautive, faux renseignements, faux dans les titres, faux, faux, etc… Qu’importe. Le plus grand scandale économique de notre histoire n’a aucune conséquence pénale pour ses protagonistes ! Mais, malheureux, me dit-on, ce jugement est juridiquement imparable ! Et je devrais soupirer de regrets d’avoir exprimé mon dégoût. Je n’en ferai rien. 

Rappelons-nous. La débâcle de Swissair a coûté 2 milliards aux contribuables que nous sommes, avec l’aval des autorités fédérales. Les responsabilités ne sont-elles pas partagées ? De toute évidence, oui, ce qui n’empêchait pas qu’on châtie les auteurs des délits que l’accusation leur impute. Certains politiciens se défaussent, hurlent à la mort et oublient sur le coup leur complicité dans l’octroi de crédits et prêts indus à la compagnie d’aviation alors qu’elle s’écrasait en enfer. Facile, mais peu honorable. A vrai dire honteux.

 

Dénoncer la malodorante mansuétude pénale à l’égard des accusés, ce n’est évidemment pas « faire du droit », ou « dire le droit », ces belles expressions prononcées par des bouches en cul de poule, un peu méprisantes… et méprisables. C’est simplement crier à l’injustice. Le jugement moral : voilà le seul recours de l’impertinent idiot roulé dans la farine. Vous me direz que c’est peu, et j’en conviens. Vauriens, salopards et voleurs de tous pays, vous pouvez rire, et vous, populistes et fascistes, ricaner et boire votre petit lait, la cour vous en prie … (PAC)


Dépêche Infos. 7

 De l'égalitarisme entre hommes et femmes

Plus de droits, plus d’égalité, plus d’accès aux responsabilités pour les femmes ! Credo pour les uns, jappements circonstanciels pour les autres ! Quoi qu’il en soit, gouvernement et parlement ne sont pas pressés d’améliorer les choses dans la pratique. Aux tribunes politiciennes, il en va tout autrement. Les partis, de gauche en particulier, rivalisent de coups de menton dans l’affirmation des principes sacrés ! Encourager les femmes dans l’accès aux responsabilités politiques ? Une nécessité absolue, Monsieur, une revendication centrale de notre « pro-jet-de-so-cié-té » ! La sincérité règne aux côtés de l’intransigeance égalitaire ! Battez tambours, sonnez trompettes, on verra ce qu’on verra, parole de progressiste ! C’est sans compter sur les changements de décors aussi rapides que le vent qui souffle en tempête, comme dirait mon oncle Benjamin. Ainsi, les femmes socialistes sont contraintes de renoncer en 2007 à ce qu’elles ont systématiquement revendiqué dans le passé, savoir la conquête d’au moins un des deux sièges détenus par leur parti sous la Coupole fédérale. Non ! Sous prétexte qu’il faut éviter une nouvelle défaite électorale (après celle d’octobre 2006, sciemment voulue par les cocus de la veille et les ambitieux du lendemain), on privilégie des intérêts personnels au détriment des grands principes DE GAUCHE, à commencer par celui de l’équité entre les sexes ! On met en avant un ancien ministre et on prolonge le mandat d’un conseiller national au gré d’une inédite dérogation… De la sorte, on ferme la porte du Conseil des Etats à une femme pour douze ans au moins, de même que celle du Conseil national, puisque le sortant, s’il est réélu, cédera sa place avant la fin de son mandat à son colistier, un homme de conviction, bien entendu ! Les prochaines élections fédérales ne permettront pas aux femmes socialistes de faire valoir leurs ambitions, pour peu qu’elles en aient, ce dont je ne doute pas un instant. Elles assisteront sans oser broncher à leur mise au rancart ! Baissez le rideau ! Je me réjouis de lire les prochaines grandes déclarations égalitaristes dans les journaux et rapports spécialisés, « Egal à Egal », par exemple. Vive les nouvelles conquêtes féminines dans le Jura ! (PAC)

Dépêche Infos. 6

Nous irons donc

(G.INFOS.FEDERALES07.JURA) Nous irons donc. Face aux appareils de partis qui, en dépit de leur indigence, prétendent encore détenir la clé des succès futurs d’un Jura ridiculisé sous la coupole fédérale, raillé par la presse « nationale » et déconsidéré dans sa propre opinion publique, nous prendrons le peuple à témoin. A trente ans exactement de l’adoption de la constitution, le bilan frise le désastre. L’image des Jurassiens peinturlurés en blanc lors de l’Expo 02 par les noueuses d’aiguillettes de l’époque, celle précisément de gens de cirque (je parle ici du pouvoir, bien entendu, pas du peuple berné) jamais en retard d’une pitrerie, se perpétue allègrement à travers les exploits des cours subalternes qui ont repris le flambeau. La chienlit partisane, teintée de poujadisme social et de fascisme néo-conservateur (le partis des « néocons », dirait l’excellent Hubert Védrine), plombera le Jura pour une pige (comme dirait l’excellent Michel Audiard) s’il n’est mis fin aux petites combines électoralistes des éternels prétendants. Nous y serons donc. Aujourd’hui comme demain. Pour un Jura où la solidarité sociale cesse d’être l’avenant alibi d’une gauche embourgeoisée jusqu’à l’os, où les institutions soient au service des gens et non le contraire, où la volonté de développement ne sacrifie rien aux responsabilités écologiques de la société dans son ensemble, où l’économie prospère sur un terreau culturel, intellectuel et éducationnel recultivé, où la conscience du passé engage une réflexion collective sur l’avenir qui soit vierge de toute ambiguïté xénophobe, enfin où le peuple, autant que les droits et devoirs des individus, soient respectés et honorés. Pour la dignité du pays jurassien et au nom des libertés républicaines ! (PAC)


Dépêche Infos. 5

Il sera fait ainsi…

(G.INFOS.FEDERALES07.JURA) Le choix offert aux électeurs résulte d’une parodie de démocratie au sein des formations partisanes. Il est aussi la traduction de la volonté de quelques-uns de préserver à tout prix leurs intérêts personnels, qui n’ont rien à voir avec les intérêts généraux de la population quand il est évident que les élus ne disposeront d’aucune ou d’une infime, pour ne pas dire dérisoire, influence au sein des partis suisses. Les débats sur la politique fédérale en restent au stade de balbutiements grotesques, d’une part qui ne révèlent rien sur les intentions des futurs élus (affidés dociles de leur parti ou représentants actifs de la communauté cantonale qui les a désignés…), d’autre part qui reflètent l’absence totale (dans le Jura du moins) de réflexion globale sur le sens d’une présence aux Chambres, en regard des attentes de l’institution étatique cantonale. Il faut donc changer tout cela, car le temps est venu de s’interroger sur la pérennité des souverainetés populaires à ce niveau-là, question à laquelle les Jurassiens sont directement confrontés dans la perspective de la mise en œuvre de la loi « Un seul Jura ». Voilà pourquoi il est indispensable en 2007 de bouleverser les habitudes, de mettre un coup de bâton dans la fourmilière, de remettre en cause la tranquillité des bastions ordinaires, et au total de soumettre au scrutin démocratique une vision renouvelée des enjeux de la joute électorale. Cela sera fait. (PAC)


Dépêche Infos. 4

Les rendez-vous sont pris

(G.INFOS.FEDERALES07.JURA) Les choses avancent. Les élections fédérales approchent. Les décisions sont prises. La composition des listes est arrêtée. La surprise (l’être virtuel dans toute sa réalité politique) patiente. S’aménage l’agenda, l’horaire même de sa déclaration. Il y aura du piment dans la campagne. Il y aura traque et interpellations publiques. Explications. (PAC)


Dépêche Infos. 3

Une autre vision des choses

(G.INFOS.FEDERALES07.JURA.SOCIALISTES) De la prochaine composition des Chambres fédérales dépendront des orientations vitales pour le fédéralisme helvétique. La Suisse se trouve placée devant le choix d’un Etat centralisé (harmonisation fiscale, uniformisation scolaire, coopération intercantonale forcée, RPT au but unique d’affaiblir les cantons) ou celui d’une Confédération régénérée qui se donne les moyens de réussir son partenariat avec l’Europe (souverainetés cantonales réinvesties, intégration-association euro-régionale, maintien des acquis démocratiques par leur identification au plan européen, prépondérance (!) diplomatique dans l’expérience (et la réputation) de neutralité, définition positive et déterminée du contrat d’adhésion). Le choix entre l’Etat suisse et la Confédération helvétique. Le choix entre une évolution inscrite dans la globalisation libérale du monde et un cheminement vers une démocratie sociale mondialisée. Certains ont choisi leur camp : celui du délitement des souverainetés cantonales au bénéfice d’un centralisme étatique disqualifié par l’histoire. Parfois contre les intérêts vitaux de ceux – les plus démunis et fragilisés – qu’ils prétendent représenter. Ce n’est pas le mien. J’y préfère celui de la singularité dans la coopération active et une volonté permanente de progrès social, une direction qui répond aux aspirations des peuples, d’ici comme d’ailleurs. 2007 sera l’occasion de développer tout ça. Avec fougue et détermination, sans le moindre souci d’ordre électoraliste. Les gens doivent savoir. Coûte que coûte. (PAC)


Fiscalité de préférence

L'hypocrisie au service de l'Etat

Arnaud Montebourg persiste et signe (Le Matin, 14 janvier 2007) : la Suisse se livre au pillage économique de la France. Les faits ne lui donnent pas tort, et la population comprend parfaitement la remarque de Doris Leuthard à propos des arrangements fiscaux qui encouragent ce mouvement et instituent une discrimination injustifiable entre contribuables helvétiques et étrangers. Bien sûr, une immense hypocrisie plane au-dessus des têtes et des protestations de bonne foi des cantons suisses. Allez dire à notre ministre des finances qu’il faut refuser un forfait à un Michael Schumacher que les rives bucoliques de la Birse finiraient par convaincre de déménager à Soyhières ! Vous recevrez de l’ensemble de la classe politique (pas des gens au SMIC…) le rabrouement public selon lequel ce serait « un véritable scandale » que de se priver de son argent ! Quant aux dirigeants des « forces de progrès » (pas les ouvriers qu’ils prétendent représenter), ils esquisseront une moue publique, espéreront en secret ne pas avoir à se prononcer et mettront trois semaines pour publier un communiqué qui exprime « leurs réserves ! » et qui – quand il faut y aller, il faut y aller – précise qu’«on peut comprendre »… Au lieu de piailler sur une harmonisation fiscale contraire au fédéralisme, ceux-ci feraient mieux de se préoccuper d’une attitude complice (elle n’a rien à voir avec la souveraineté fiscale des Etats confédérés) qui provoque l’hostilité de l’Union européenne, union dans laquelle, si on persiste dans la voie actuelle, nous entrerons « à genoux », comme le dit si bien un commissaire de Bruxelles. Au fond, et tout le monde le sait, le « forfait fiscal » est contraire au principe démocratique, et à la justice, mais ceci est un détail, n’est-ce pas ? J’apprécie Micheline Calmy-Rey, mais j’approuve Arnaud Montebourg, un éventuel futur ministre français de l’économie... Et je regrette qu’il a fallu Doris Leuthard (que j’approuve aussi) pour dire ce que les socialistes se devaient de proclamer les premiers… Bon dimanche. (PAC)


Dépêche Infos 2.

Ça avance…

(G.INFOS.FEDERALES07.JURA.SOCIALISTES) Elections fédérales 2007. Réflexion. Sollicitations. Hier, quelqu’un m’a appelé: «Monsieur le Député, voilà ce que je vous offre si vous constituez, pour les deux Chambres, une liste avec mes amis.» Cela dit, il m’a dévoilé qui ils étaient. J’ai refusé par cette phrase, dont ici je rapporte à dessein la pédante version écrite : «Je craindrais, cher Monsieur, qu’une si belle proposition ne me communiquât quelque chose de l’infidélité de ceux qui vous ont prié de me la remettre ! Au surplus, sachez que mes propres compagnons de lutte, qui me voudraient à la tête de leur mouvement pour le renouveau cantonal, ainsi qu’ils résument leur programme, n’attendent de moi qu’un geste. Que je m’apprête à accomplir…» Je ne dirai pas qui c’était. Mais je me suis bien amusé. Je le ferai encore. L’heure arrive. (PAC)


Dépêche Infos.1

A première vue, le plan de campagne semble bon. Les erreurs à ne pas commettre, sur la base des expériences du passé, ont été identifiées par le chargé de la communication. Le programme politique est en phase d'élaboration: des idées de progrès, qui sortent de tout carcan institutionnel. Le Jura doit pouvoir compter sur des représentants dont l'action sera originale, parfois (le plus souvent même) concertée, mais en tous les cas indépendante face aux ukases d'où qu'ils viennent. Le peuple jurassien a le droit de savoir ce qui s'est passé sous la Coupole fédérale ces quatre dernières années, et en particulier dans quelle considération a été tenu leur canton par les milieux de la politique fédérale. Il doit aussi connaître les véritables intentions des uns et des autres. Rendez-vous au début de la nouvelle année. (G.INFOS.FEDERALES07. JURA.SOCIALISTES)