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Le journal de Pierre-André Comte

Congrès de FD: les Pro-bernois en pleine réflexion

Que personne ne bouge !

Tenu en présence d’une poignée (septante…) d’irréductibles Pro-bernois, le 56e Congrès ( !) de Force démocratique (29.11.08) n’a pas déçu. Le néant. Retour à 1975, voire 1947 ! L’avenir du Jura méridional, pour MM. Graber, Benoît, Houmard et consorts ? Un véhicule institutionnel à une marche avant et 6 marches arrière ! Le professeur Jeanrenaud, l’universitaire de renommée qui apporte ses preuves scientifiques ? Un débile ! L’Assemblée interjurassienne ? Un ramassis de voyous, qui doit bien faire attention à ce qu’il fait ! Cela ne vous rappelle rien ? Oui, bien sûr. Souvenez-vous : la Commission fédérale consultative ? Une bande de branquignols ! Le Rapport Widmer ? Une imbécillité ! La Résolution 44 ? Une petite saleté ! Les mots ne sont pas tout à fait ceux-là, mais ils sont synonymes, ce qui revient au même, comme le dirait notre camarade de La Palice. Un jour, un journaliste réputé (sûrement un crétin aux yeux du génial rédacteur du Quinquet, la circulaire des antiséparatistes) avait écrit : « Si l’on observe les gourous favorables au statu quo, on se dit qu’il faudrait un grand psychiatre pour régler la Question jurassienne ! » Je le rassure. On s’en passera. Quand la sagesse populaire s’en mêlera, les choses prendront un tour inédit. Quelles que soient les insultes, railleries et autres invectives (le dernier Quinquet en regorge) des Pro-bernois. Et l’unité du Jura s’imposera à tous. Confiance donc. (PAC)

Anne Comte à la Croix-Rousse, scène nationale de Lyon

VOIR EGALEMENT LA CRITIQUE DE THERESE RAQUIN DU 24 NOVEMBRE

Où en sont les relations franco-suisses ?

PHOTO DE L'AGENCE KEYSTONE

Cette incroyable distance

François Fillon est reçu ce jour par une délégation du Conseil fédéral emmené par son président, le ministre Pascal Couchepin. Cela fait toujours plaisir de saluer la présence d'une haute personnalité française chez nous. Comme de juste, on parlera de secret bancaire, de fraude fiscale et de règles (européennes) à respecter. La Suisse à plus à recevoir de leçons qu'à en donner. Mais pour moi, l'essentiel est ailleurs. Il est dans la rareté des rencontres entre les gouvernements français et helvétique. Pourquoi la France officielle boude-t-elle (où donne-t-elle l'impression de) la Suisse fédérale ? Les contacts au plus haut niveau sont rares et on ne s'en souvient pas, à l'exception de la dernière visite, très conviviale au demeurant, du Président Mitterrand à Adolf Ogi, lequel disait que le premier des Français avait été "comme un père" pour lui ! Ca date, donc. Curieux tout de même que cette espèce de distanciation entre un des bons pourvoyeurs de fonds de la francophonie (la Suisse) et la "nation mère" du monde ayant la langue française en partage. Les Jurassiens, eux, continuent d'entretenir des rapports privilégiés avec les représentants de la République, en fonction ou l'ayant été. De Jean-Pierre Chevènement à Raymond Forni, en passant par Michel Jobert, Lionel Jospin, Pierre Moscovici (invités par le PSJ et Jean-Marie Bockel, invité par le MAJ (RJ-UJ) l'année dernière en tant que Secrétaire d'Etat en charge de la francophonie), jusqu'à d'autres dont j'oublie momentanément le passage dans notre canton. Alors, il nous faut compter sur Micheline Calmy-Rey, sur Pascal Couchepin, sur le Gouvernement jurassien, sur leur insistance afin que la France nous prenne en compte et réponde comme il se doit à la profonde affection qu'on lui porte ici comme ailleurs en Romandie. (PAC)


Un ami au sommet

Ego Perron élu président de l'Union valdôtaine : félicitations !

«Je voudrais être le Président de tous les Unionistes : j’affronte cette tâche en sachant les difficultés du travail qui m’attend et en ce sens, je vais demander l’engagement de chacun, même de ceux qui n’ont pas voté pour moi, afin que l’on puisse sauvegarder la crédibilité et l’unité de notre Mouvement». Voilà les premiers mots d’Ego Perron, juste après son élection à la charge de Président de l’Union Valdôtaine, lors du 7ème Congrès National, dimanche 23 novembre à Saint-Vincent. Ego Perron, 41 ans, ancien Président du Conseil de la Vallée, a été élu au premier tour de scrutin auquel ont participé 546 délégués sur 575 ayants droit, avec 342 voix en sa faveur, contre son adversaire Dino Viérin, ancien Président de la Région (202 voix), et 2 bulletins blancs. Deux amis personnels étaient donc en lice. Un choix a été opéré par les délégués du mouvement. Je me réjouis de la vitalité de ce dernier et ne doute pas un instant qu’il saura s’assurer les services éminents d’une personnalité aussi riche, intelligente et indispensable que Dino, le battu du jour. Je souhaite à mon très bon camarade Ego Perron plein succès dans l’accomplissement de sa haute mission, et me réjouis que les rapports d’amitié et de coopération entre l’Union valdôtaine et le Mouvement autonomiste jurassien (RJ-UJ) s’en trouvent ainsi puissamment confortés. Salut, l’ami, et bravo ! (PAC)

Suisse et Europe: adhésion à l'espace Schengen

Une bonne chose de faite, mais gare...

Les Etats membres de l'Union européenne ont approuvé, jeudi 27 novembre, l'adhésion de la Suisse à l'espace Schengen. Cette décision des 27 ministres de l'intérieur, qui a été confirmée par la présidence française de l'UE, est intervenue, comme prévu, avant le comité mixte sur Schengen de jeudi à la mi-journée. A partir du 12 décembre 2008, les contrôles systématiques des personnes aux frontières de la Suisse n'existeront plus mais la situation ne changera dans les aéroports qu'à partir du 29 mars 2009. La Suisse, qui n'est pas membre de l'UE, avait voté en 2005 par référendum son adhésion à Schengen.

 

Si cet accord marque un important changement dans la politique européenne de la Suisse qui a toujours été intraitable sur son indépendance vis-à-vis de l'Union, il pourrait être vite remis en question par un vote populaire. Les Suisses doivent en effet se prononcer le 8 février prochain sur la reconduction des accords de libre circulation, portant sur l'ouverture aux travailleurs de l'UE, à l'occasion de leur extension à la Bulgarie et à la Roumanie. (Le Monde)

 

 (Suite)

La misère et la honte

 

 

Les SDF meurent doucement dans le froid

Trois, quatre, dix, cent morts dans le froid et l’abandon ? Les SDF meurent au coeur de la nuit. A Paris, la ville lumière ! Un trente-sixième plan d’hébergement est envisagé par un pouvoir politique complètement défaillant. Pour ne pas dire malhonnête. Des centaines de milliards pour sauver les héros déchus de la haute finance ? Pas de problème, cela se fait en deux temps trois mouvements. Réquisitionner les logements vides des spéculateurs immobiliers salauds de première classe pour y loger les SDF purs produits du libéralisme sauvage ? Vous n’y pensez pas, mon cher ! Sainte Christine, prieuse éplorée et ministre incompétente veut forcer les pauvres gens à vivre dans des centres d’hébergement où s’additionnent promiscuité, insécurité et indignité ! Dans leur dénuement moral et leur misère matérielle, les SDF préfèrent crever tranquilles au fond du bois de Vincennes. Le froid y pourvoit en toute discrétion. Proprement. Dans quelque arrondissement huppé, certains s’affairent à la préparation du Noël de l’Elysée… La grosse bouffe est bientôt prête ; la grosse honte la précède de son pas toujours plus assuré. (PAC)


Mesures d'assainissement au Parlement

Juste une question de compréhension

Mesures salariales dans la fonction publique. Comment « redonner du pouvoir d’achat » au contribuable en diminuant son impôt et son salaire en même temps ? Question à deux francs ou à davantage ? Redonner du pouvoir d’achat au contribuable : jolis termes empruntés à Nicolas Sarkozy, gracieusement articulés dans la bouche du ministre jurassien des finances ! Certes, puisque tout le monde est d’accord. Et puis, pleine compensation du renchérissement, lance-t-on comme la patrouille qui vient de conquérir une motte de terre ! Les négociations se sont bien déroulées et je m'en félicite. Cela doit-il m'empêcher de m'interroger ? Personne ne me le reprochera, j'en suis sûr. Diminuer la masse salariale (les cantons de Berne et de Vaud l’augmentent...) revient-il à gonfler le pouvoir d’achat moyen, et subsidiairement à donner un coup de fouet à la croissance par la consommation ? Diminuer simultanément le niveau d’impôt ne revient-il pas à n’opérer qu’une compensation sans effet sur ledit pouvoir d’achat des masses ? Et accessoirement à miner les fondements de l’Etat social, dont le rôle redistributeur est pourtant remis au goût du jour par ceux-mêmes qui avaient fait du capitalisme dérégulé le veau d’or du développement économique ? La réflexion sur la fiscalité est-elle à la hauteur des enjeux d’aujourd’hui et des défis de demain ? S’agiter comme un cabri sur sa chaise en criant : baisse d’impôts, baisse d’impôts, et dans le même souffle compression salariale, compression salariale, ça, ç'est à la portée de n’importe quel théoricien d’occasion. Quant à faire la preuve de la cohérence de la chose, c’est une autre paire de manches. Enfin, on verra bien. (PAC)

Première critique

CREATION / THEATRE DE LA CROIX-ROUSSE SCENE NATIONALE DE LYON - CRITIQUE DU PROGRES LYON

Crime, châtiment et fidélité

Une adaptation du roman de Zola "Thérèse Raquin" portée par des comédiens remarquables

On le sait, la volonté de Philippe Faure lorsqu'il réalise l'adaptation théâtrale d'une oeuvre littéraire est de rester le plus fidèle possible à la lettre et à l'esprit qui s'en dégagent. Pas question de se lancer dans une vision personnelle qui dénaturerait le roman adapté sous prétexte de jouer la carte de l'originalité. Au contraire, le but est d'arracher le coeur palpitant, la fibre essentielle et vibrante du livre. Pour "Thérèse Raquin", le roman de Zolan que présente en ce moment le directeur du Théâtre de la Croix-Rousse, les scènes tirées du roman se concentrent presque toutes dans l'appartement de l'héroïne éponyme et de son mari, Camille. Leur vie terne est d'abord montrée: la cohabitation sans joie avec la mère de l'époux, l'absence de sentiment qui unit la jeune femme à cet homme de santé fragile, avec qui elle s'est mariée trop vite, par convention. Jusqu'à ce qu'apparaisse un personnage qui amènera ivresse et désespoir: Laurent, un ami de Camille. Par son charme bestial, sa force de persuasion brutale, il va séduire Thérèse, l'entraîner dans une relation charnelle vertigineuse. C'est cette réunion adultère qui bascule dans la folie, le crime et le remords que Faure recrée admirablement. Dans un décor simple, mais astucieux, l'équipe de quatre acteurs s'empare magistralement des rôles de Thérèse (Anne Comte, troublante), Laurent (Marc Voisin, irrésistible), Camille (Jean-Claude Martin, impeccable) et Claire Cathy (hallucinante de vérité dans le rôle de la belle-mère). Ils donnent aux héros de Zola toute leur intensité et font de ce spectacle une réussite qu'il convient de saluer.

Nicolas Blondeau, Le Progrès

Jusqu'au 29 novembre (le spectacle sera ensuite repris en décembre). Théâtre de la Croix-Rousse, Lyon


Réflexion sur le monde d'aujourd'hui

" LA HAINE DE L'OCCIDENT "

Jean Ziegler, Albin, Paris, 2008

Où qu'il aille, dans l'exercice de ses fonctions internationales, Jean Ziegler est frappé par l'hostilité de principe que les peuples du Sud manifestent à l'endroit de ceux du Nord. Jusqu'à rendre parfois impossible l'adoption de certaines mesures d'urgence en faveur des plus démunis. Dans ces conditions, localiser les racines de la haine que le Sud voue désormais à l'Occident, et réfléchir aux moyens propres à l'extirper, est devenu une question de vie ou de mort pour des millions d'hommes, de femmes et d'enfants à la surface du globe. Comment contraindre le nouvel ordre du capitalisme mondialisé à cesser de soumettre le reste du monde à sa domination meurtrière, comment conduire l'Occident à assumer ses responsabilités ? Comment faire en sorte qu'au Sud, l'horizon de l'état de droit ne soit pas récusé du fait des injustices qui sont commises en son nom? Dans quelles conditions le dialogue peut-il être renoué ? Des réponses sont apportées à ces questions au long d'un parcours documenté, riche en expériences de terrain - du Nigeria à la Bolivie, des salles de conférences internationales aux villages les plus déshérités de la planète -, sur un mode toujours vibrant et engagé. En forme d'hommage, si l'on veut, aux deux puissantes voix tutélaires qui hantent ce livre, celle d'Aimé Césaire et celle de Wole Soyinka. Rapporteur spécial des Nations unies pour le droit à l'alimentation de 2001 à 2008, Jean Ziegler est aujourd'hui membre du comité consultatif du Conseil des droits de l'homme de l'ONU Professeur émérite de sociologie à l'Université de Genève, il a consacré l'essentiel de son oeuvre à dénoncer les mécanismes d'assujettissement des peuples du monde. Récemment: Les Nouveaux Maîtres du monde (2002) et LEmpire de la honte (2005). (Albin Michel, 2008)

Je recommande vivement la lecture du dernier ouvrage de mon ami Jean Ziegler, auquel j’envoie mon salut le plus fraternel. (PAC)

A quoi jouent-ils ?

Ségolène réclame un nouveau vote

Sur TF1 ce soir, Ségolène Royal a réclamé un nouveau vote des militants socialistes, tout en estimant qu'elle pouvait toujours arriver en tête du scrutin après la réunion de la commission sur les contestations lundi. En tout état de cause, « il n'est pas question » pour elle « de quitter le Parti socialiste » si elle n'obtient pas satisfaction. « Contre toute attente, je représente aujourd'hui au moins 50% du Parti socialiste », a-t-elle souligné sur TF1. « Et je vais sans doute gagner demain ». La candidate à la dernière présidentielle, devancée d'un cheveu par Martine Aubry à l'issue du vote des militants vendredi, a contesté la victoire de la maire de Lille. « Martine Aubry s'est précipitée parce qu'elle sait que les résultats sont en train de s'inverser », a-t-elle accusé, jugeant « très étrange de voir une candidate à une élection s'autoproclamer élue alors même qu'il y a actuellement un certain nombre de décomptes de voix qui sont en cours d'examen ». « La commission ne se réunit que lundi » et « la décision définitive ne sera prise que mardi », a-t-elle rappelé. Mais « même si je suis devant (...) il y a tellement de contestations et l'écart est tellement ténu que je pense que la responsabilité que nous avons toutes les deux, c'est de redemander un vote aux militants, un vote qui sera cette fois bien contrôlé et donc incontestable », a-t-elle expliqué. (Libération)

Déclaration de Neuchâtel

Un observatoire qui mesure la dérive anglaises des hautes écoles

Dans une déclaration datée de novembre 2008, les organisations francophones de Suisse, réunies comme chaque année au château de Neuchâtel, protestent : l’enseignement universitaire fait une place toujours plus large (et dont les limites sont de plus en plus floues) à l’anglais. Sans parler des Ecoles polytechniques fédérales, où l’anglomanie devient écrasante. « Une limite extrêmement claire, dit la déclaration, doit être fixée entre les branches, les cours, les recherches et les expériences où cette langue est indispensable et ceux où elle ne l’es pas. De plus, tout à fait conscients de l’enrichissement qu’apportent d’éminents professeurs anglophones, nous voudrions être certains qu’ils sont accueillis à condition d’apprendre, de maîtriser et d’utiliser dans un délai précis l’une de nos langues nationales. Dès lors, dans le plein respect de l’autonomie de nos hautes écoles, les participants [à la rencontre] ont chargé la « Délégation à la langue française » de préparer la constitution d’un observatoire destiné à suivre et à évaluer régulièrement la situation dans ce domaine. »

Rappelons que cette Délégation est un organisme semi-officiel présidé par Mme Marie-José Béguelin, et dont le rôle consiste notamment à entretenir des contacts avec les institutions correspondantes des divers pays francophones, notamment pour donner son avis sur les réformes de grammaire ou de vocabulaire que propose Paris.


Coopération parlementaire

Réunion du Comité mixte tripartite à Delémont, les 17 et 18 novembre 2008

Le Comité mixte a traité deux thèmes de réflexion et d’action, le premier ayant trait à la gestion des eaux, le second à celle des déchets. Avant cela, il a débattu de la situation institutionnelle et politique des trois entités. Les représentants de la Communauté française Wallonie-Bruxelles ont détaillé l’évolution des divergences  inter-communautaires quant à l'avenir de l'Etat fédéral belge, soulignant leur gravité pour l’avenir du pays en raison de l’intransigeance des partis d’extrême droite flamands dans les négociations relatives à la réforme de l’Etat. Il a été indiqué à ce propos qu’une commission « Wallonie-Bruxelles » planchait sur les conditions d’une plus forte association institutionnelle entre la capitale européenne et la région wallonne. (Suite)

Retour aux sources

Ô ma belle

J'y ai découvert un petit bijou de La Bruyère. Je me tais. "La même justesse d'esprit qui nous fait écrire de bonnes choses nous fait appréhender qu'elles ne le soient pas assez pour mériter d'être lues..." Grand homme. (PAC)


A lire et relire

La francophonie est la jeunesse et l'avenir

Titulaire d'une licence en droit et d'un diplôme de l'Institut d'études politiques de Paris ainsi que d'un doctorat en sociologie, Dominique Wolton compte parmi les plus éminents sociologues contemporains. Son livre, publié chez Flammarion en 2006, insiste sur la diversité culturelle qui, selon lui, constitue un enjeu politique majeur de la mondialisation. Si chacun veut bien participer à un monde ouvert, c'est à condition de conserver ses racines. Pas de mondialisation sans respect des identités, au premier rang desquelles les aires linguistiques qui traversent les continents, les pays riches et pauvres, du Nord au Sud, de l'Est à l'Ouest. La francophonie avec 200 millions de francophones, 63 pays et 711 millions d'habitants est assurément un acteur majeur de cette cohabitation pacifique à construire. La francophonie est de plain-pied dans la mondialisation et la diversité culturelle. Elle apporte une richesse humaine exceptionnelle. La francophonie, vestige du passé? Non, elle est la jeunesse et l'avenir. 

La solidarité et la diversité culturelle en actes. La possibilité de conjuguer autrement culture, économie, démocratie et société. (PAC)

Demain la Francophonie, par Dominique Wolton. Editions Flammarion.

Coopération internationale

Coopération

Conseil régional de la Vallée d'Aoste-Parlement de la Communauté française Wallonie-Bruxelles-Parlement jurassien

Réunion du Comité de coopération interparlementaire dans le Jura

Les représentants des parlements des trois entités se retrouvent du 16 au 19 novembre 2008 dans le Jura, dans le cadre de leur séance annuelle. La délégation valdôtaine sera conduite par Albert Cerise, le nouveau président du Conseil régional, alors que Jean-François Istasse, président du Parlement de la Communauté française de Belgique, emmènera celle de Wallonie-Bruxelles. La réunion débutera dimanche 16 novembre par l'accueil des délégations dans la capitale jurassienne et se terminera mercredi 19 novembre par leur départ.

Institué à Aoste le 23 novembre 2000, le Comité triangulaire est né dans le but de poursuivre le travail qui avait été réalisé par les sessions bilatérales liant les Parlements du Jura, de la Vallée d’Aoste et de la Communauté française de Belgique. Son objectif est d’intensifier la coopération interparlementaire entre les trois assemblées en vue du renforcement des liens entre les ressortissants du Canton du Jura, de la Vallée d’Aoste et de la Communauté française de Belgique. A cette fin, le comité peut recommander aux gouvernements et aux assemblées des trois entités toutes initiatives ou mesures propres à développer une politique de coopération, dans le cadre des compétences des trois assemblées. Il peut aussi jouer le rôle d’organe de consultation en vue d’établir des positions communes vis-à-vis des organisations internationales de parlementaires. (PAC)

  (Suite)

Assemblée interjurassienne

Question de crédibilité

Le dernier communiqué de presse de Force démocratique est clair. Il n’est autre solution pour les antiséparatistes que le maintien du statu quo politique. Ce n’est pas une découverte. On connaît les théories de MM. Astier et Röthlisberger, tous deux éminents stratèges du clan pro-bernois, démocrates modèles et affidés exemplaires. Un clan, soit dit en passant, qui a l’air de terroriser la délégation jurassienne, jamais en manque de préventions pour entretenir un dialogue dont le côté farce n’échappe plus à personne. A ce propos, la question, me semble-t-il se pose, pour autant qu’on ait encore des raisons d’assurer une existence à l’AIJ après le printemps 2009, de la légitimité démocratique des délégations en présence et en particulier de celle de certains membres en place depuis 12, 13 ou 14 ans ! Que je sache, un député cantonal est prié de s’en aller après trois mandatures, et jusque-là il aura répondu au moins deux fois de ses actes devant son électorat. Pourquoi en va-t-il différemment pour des gens qui représentent l’Etat, alors même qu’ils n’ont de comptes à rendre à personne, sinon à eux-mêmes ? La crédibilité de l’institution n’est-elle pas en jeu ? Ne serait-il d’ailleurs pas logique que le renouvellement, notamment de la délégation jurassienne, soit organisé sur la base d’autres critères que ceux qui ont prévalu à la naissance de l’AIJ ? Je suis heureux d’entendre (j'ai participé ces derniers temps à plusieurs raouts où c'était parfaitement audible) quelques politiciens d’envergure oser parler ouvertement de cela dans notre République. (PAC)


Communiqué de presse du MAJ (RJ-UJ)

Utile reprise de l'action

Réuni à Moutier le 12 novembre 2008, le Comité exécutif du MAJ a procédé à une analyse approfondie de la situation politique, à la suite de la décision de renvoi du rapport de l’Assemblée interjurassienne. Dans ce contexte, il a confié au secrétaire général, Pierre-André Comte, la mission d’élaborer un plan d’action offensif qui sera développé au cours des semaines et des mois à venir, tant dans la République et Canton du Jura que dans le Jura-Sud. 

S’il n’a exercé jusqu’à présent aucune pression sur l’institution en matière de délais, le MAJ se doit de l’avertir que sa crédibilité volerait en éclats si les Pro-bernois parvenaient à la faire poireauter sans fin. En accord avec ses mouvements affiliés, il conduira diverses opérations publiques, visant à attirer l’attention de la population sur l’évolution du dossier. 

Le mouvement autonomiste continuera d’alimenter le débat sur le « partage de souveraineté » dans les six districts jurassiens de langue française, dans la concertation la plus large avec les milieux politiques et associatifs. La situation économique et politique montre à quel point l’unité du Jura reste la meilleure réponse aux défis de notre temps. Dans ce contexte, l’AIJ ne peut passer à côté de ses responsabilités sous prétexte qu’une poignée d’irréductibles antiséparatistes ne veut pas de ses conclusions.  

Le MAJ est plus que jamais mobilisé et ne laissera aucun répit à ceux qui s’aviseraient de saboter le débat démocratique engagé conformément au Rapport Widmer, à l’Accord du 25 mars 1994 et au mandat confié à l’AIJ par les cantons de Berne et du Jura sous l’égide de la Confédération. Le MAJ en appelle ainsi à la vigilance des autorités cantonales face aux égarements dans lesquels l’institution interjurassienne peut être entraînée contre son gré. 

Mouvement autonomiste jurassien (RJ-UJ)  

Moutier, le 13 novembre 2008


Universalité ou mondialisation ?

 

 

Quel nouveau Discours sur l'universalité ?

C'est qu'il ne s'agit pas de confondre universalité et mondialisation. Le terme de "mondialisation" est entré dans le langage de la presse dans les années cinquante et se définissait alors comme le fait de donner une dimension mondiale à quelque chose dont on précisait la nature, comme par exemple "la mondialisation d'un conflit". C'était alors un phénomène dynamique; mais ce n'est plus l'acception d'aujourd'hui, où la mondialisation se présente comme absolue, sans référence à un objet précis. C'est un état de fait, comme l'est le résultat d'une conquête: ce n'est plus une dynamique, c'en est le résultat.

 (Suite)

Election du Premier secrétaire

L'Editorial

Tranchées

Si la victoire de Barack Obama a supplanté dans les médias les élections internes chez les socialistes, la semaine qui s'ouvre devrait être celle du premier parti de la gauche française. Avant même le congrès de Reims, il faut le préparer pour tenter de trouver un patron ou une patronne. Ce qui engage dans une guerre qui évoque celle des tranchées, la bataille se jouant sur les tunnels qui peuvent être creusés entre des buttes témoins difficiles à relier. Si Ségolène Royal est arrivée en tête du vote des militants, il lui faut passer de 29 % des voix à plus de 50 % pour prétendre diriger le PS. Un saut quantitatif qui exige des compromis politiques et le dépassement de certaines querelles personnelles. L'ex-candidate à la présidentielle sera-t-elle elle-même candidate au poste de premier secrétaire ? Prudente, elle avait mis cette question au « frigo », pour ne pas attiser la concurrence des ambitions. Parce qu'elle n'en a peut-être pas très envie non plus. Elle est bien placée pour savoir que la fonction est ingrate, dévoreuse de temps et imposant souvent de se caricaturer au nom du devoir d'opposition. Mais il importe de diriger le parti en vue de la prochaine présidentielle et si les lieutenants ne manquent pas, faut-il en sortir un général qui risque de trop se prendre au jeu ? A supposer cette question résolue, Ségolène Royal doit se trouver des alliés dans un parti où le plus petit dénominateur commun est l'hostilité, sinon plus, qu'elle suscite. Au point qu'un front commun contre elle n'est pas à exclure, rassemblant la gauche, le centre et la droite d'un socialisme de toute façon chamboulé. Il resterait à la présidente de Poitou-Charentes de tenter un plébiscite lors de l'élection du premier secrétaire, le 20 novembre, pour court-circuiter toutes les manoeuvres possibles. Le PS souffre en fait de rester une formation de type parlementariste dans un régime présidentialiste qu'aggrave la démocratie d'opinion. Les subtilités politiques sombrent dans les arrangements et les courants deviennent des écuries au service d'une ambition. Qui osera changer la nature du PS ?
Chantal DIDIER
10/11/08

Jura - Vallée d'Aoste

Indéfectible fraternité

 

Le 7ème Congrès National de l’Union valdôtaine aura lieu les 22 et 23 novembre 2008 à Saint-Vincent. Il procédera notamment à l’élection du nouveau président de l’Union valdôtaine, le mouvement politique en charge du pouvoir et de l’autonomie régionale. Une étroite connivence accole l’UV et le MAJ (RJ-UJ). Les deux mouvements ont, avec « Wallonie libre », créé ensemble la Conférence des peuples de langue française en 1971 à Genève. Ils restent liés par une fraternité qui ne s’est jamais démentie, de même que par une vision « autonomiste » concordante : défense du patrimoine, illustration de l’identité régionale, exercice démocratique de « l’autogouvernement ». Lors de sa visite du 16 juin 2004 au Parlement jurassien, mon ami Ego Perron, président du Conseil régional, avait fait un rapprochement saisissant entre les « caractères montagnards » des Valdôtains et des Jurassiens. Je partage depuis longtemps cette appréhension de ce qui fait l'originalité de nos deux peuples. Le 22 novembre prochain sera une nouvelle occasion de réaffirmer leur impérissable proximité. (PAC)