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Le journal de Pierre-André Comte

La francophonie à l'honneur à la Fête du peuple

 L'engagement des Jurassiens

La défense de la langue française a transcendé la lutte nationale pour l’indépendance de la Patrie jurassienne. Aujourd’hui, c’est imprégnés de cet attachement viscéral à notre langue que nous voulons concourir à l’illustration de l’appartenance commune des peuples de langue française. Le destin d’une langue est une question politique au sens noble du terme. Aussi devons-nous nous interroger sur nos responsabilités, que nous soyons représentants du peuple, hommes de science, écrivains ou journalistes, commerçants ou publicistes, citoyens ou simples usagers.

Comme beaucoup de responsables et de militants de la francophonie, nous nous inquiétons du recul du français partout dans le monde, raison pour laquelle nous entendons accentuer nos efforts dans le sens de la sauvegarde, de l’illustration et de la promotion de notre belle langue. Il s’agit d’un combat à mener, dans lequel nous voulons prendre toute notre part.

 (Suite)

Jour anniversaire

     Bonne fête ma fille ! Que Dyonisos te protège !

Visite de prestige au Jura

      Un membre du Gouvernement français à Delémont

A l'occasion de la 60e Fête du peuple jurassien, le MAJ (RJ-UJ) et le Comité permanent de la Conférence des peuples de langue française accueilleront, en étroite collaboration avec le secrétariat du Parlement et M. Jean-Claude Montavon, vice-chancelier d’Etat:

Samedi 8 septembre 2007 à 9 heures en la Salle du Parlement à Delémont, M. Jean-Marie Bockel, Secrétaire d'Etat à la Coopération et à la Francophonie, Maire de Mulhouse.  

Au cours de sa visite, Monsieur le représentant du Gouvernement français rencontrera les plus hautes personnalités de l’Etat, de Madame la Présidente du Parlement, Mme Nathalie Barthoulot, et de son Bureau à Mme la Ministre Elisabeth Baume-Schneider, officiellement déléguée par le Gouvernement jurassien, de M. Gilles Froidevaux, maire de Delémont, à M. Olivier Maingain, député fédéral de Bruxelles, Bourgmestre de Woluwe-St-Lambert, des membres du Comité permanent de la Conférence des peuples de langue française au président et aux députés de la section parlementaire jurassienne de l’APF. 

Devant un parterre de personnalités jurassiennes, bruxelloises, wallonnes et québécoises, M. Jean-Marie Bockel donnera son sentiment sur le rôle de la francophonie dans le monde, de même qu'il s'exprimera brièvement sur la coopération entre les peuples. Cette présence prestigieuse du ministre et maire de Mulhouse à Delémont donnera un éclat tout à fait exceptionnel à la 60e Fête du peuple jurassien! (Secrétariat général du MAJ)


Un rendez-vous immanquable: venez tous!

          Réception officielle de la 60e Fête du peuple jurassien

Samedi 8 septembre 2007 à 19 heures

Hôtel de Ville à Delémont.

Comme les années précédentes, le Comité exécutif a chargé le secrétaire général de constituer le « plateau d’orateurs » de la réception officielle offerte aux corps constitués de la République et Canton du Jura.

S’exprimeront M. Christian Vaquin, président du MAJ, député au Grand Conseil bernois, pour la présentation et l’accueil de bienvenue, puis :

Pierre-André Comte, secrétaire général du MAJ, député au Parlement jurassien

Gilles Froidevaux, maire de Delémont

Olivier Maingain, président de la Conférence des peuples de langue française, député fédéral de Bruxelles, bourgmestre de Woluwe-St-Lambert

Léonard Bender, vice-président du Parti radical suisse 

Le mouvement autonomiste a toujours souhaité que la réception officielle de la Fête du peuple soit un rendez-vous où les corps constitués de la République, aux côtés des dirigeants et militants du mouvement, se voient délivrer un discours solennel sur le développement de la Question jurassienne par des personnalités de notoriété nationale et internationale. 

La Fête du peuple n’est pas le lieu où s’expriment des opinions ayant trait à la politique partisane, qu’elle soit cantonale ou fédérale. La réception officielle est le lieu privilégié où s’échangent les points de vue de tous horizons sur l’évolution de la Question jurassienne. Dans la suite des invitations adressées aux responsables des partis suisses – la Question jurassienne reste une question suisse -, il appartenait à une personnalité éminente du Parti radical, après la présence en 2006 du président du PDC suisse, de donner son sentiment à l’occasion d’une manifestation qui s’inscrit dans le contexte des travaux de l’Assemblée interjurassienne sur une entité cantonale à six districts, et celui de la mise en œuvre de la loi « Un seul Jura ».  Le mouvement autonomiste se réjouit de la présence de M. Bender à Delémont, le remercie d’avoir accepté l’invitation et lui souhaite d’ores et déjà la plus cordiale bienvenue dans le Jura. 

La 60e Fête du peuple sera dignement célébrée. La Municipalité de Delémont offrira l’apéritif aux participants à la réception officielle de la manifestation, samedi 8 septembre à 19 heures. De son côté, le Gouvernement jurassien prendra à sa charge une part importante de l’apéritif républicain offert à tous sous le Chapiteau le dimanche matin 9 septembre. La participation exceptionnelle de ces deux instances est saluée comme il se doit et avec bonheur par les organisateurs. 

La Fête du peuple jurassien attend tous les patriotes qui ont à cœur de maintenir intact l’espoir d’une restauration de l’unité du Jura, et d’agir dans ce sens avec détermination et dans le respect du débat démocratique. Tous à la Fête du peuple, les 7, 8 et 9 septembre prochains ! (Secrétariat général du MAJ)


A titre de précision

     Une absence excusée

La presse a relevé le fait que j’étais absent « sans explication » de la manifestation du dimanche 19 août à Glovelier, marquant la restauration de l’écusson jurassien dominant la vallée. L’explication a été donné à Marc Freléchoux, animateur du Groupe Bélier. Elle est la suivante : Je voulais effectivement prendre la parole à l’occasion de ce rassemblement patriotique. A l’heure où je devais prononcer mon discours, je rédigeais un chapitre de la prochaine conférence de presse de la 60e Fête du peuple jurassien. J’ai simplement oublié mon rendez-vous, lequel par ailleurs avait été reporté à plusieurs reprises en raison des conditions météorologiques. Ma première bévue en vingt-cinq ans d’activité politique au MAJ ! Je laisse le soin aux militants de juger, et assure le Groupe Bélier de toute ma confiance et de celle du mouvement dont j’ai l’honneur d’être le secrétaire général. Retrouvons-nous à la 60e Fête du peuple pour un événement exceptionnel, et mobilisons-nous au service du Jura ! (PAC)

Communiqué de presse

Pas candidat

Depuis plusieurs mois, je réfléchis à une candidature au Conseil national. J’ai été encouragé par de nombreuses personnes dans cette démarche, et l’envie de dire ce que je pense de la politique suisse et de l’action qui, à mes yeux, devrait être menée sous la coupole fédérale, ne manque pas. Cette réflexion personnelle, je l’ai conduite avec en tête l’évolution présente de la Question jurassienne. Nous sommes entrés dans une période cruciale pour l’avenir du Jura. Le mouvement dont je suis le secrétaire général a décidé de prendre toute sa part au débat interne sur la formulation, par l’Etat jurassien, d’une offre de partage de souveraineté. Le MAJ sera ainsi en première ligne, pour autant qu’il y mette, dans le strict respect de ses partenaires, l’énergie et la détermination indispensables. On l’imagine mal en effet rester sans bouger alors que sera mise en œuvre une loi qui découle de sa propre initiative populaire. Concourir à la cohésion cantonale et au consensus partisan sur le débat lié au partage de souveraineté avec le Jura-Sud, au titre de la fonction que m’ont confiée les militants, me semble être ma responsabilité première. Dans cette perspective, assurer la mobilisation la plus large possible du mouvement s’impose à moi comme une évidence. A cette nécessité, j’ajoute celle de répondre avec toutes mes forces aux sollicitations du mouvement pour organiser, dans le sud du Jura, un soutien actif à deux candidats membres du Comité exécutif du MAJ, savoir Christian Vaquin, président central, et Maxime Zuber, député-maire de Moutier. C’est en pleine conscience de cette situation et de mes responsabilités que j’ai décidé de ne pas être candidat au Conseil national et de me consacrer entièrement au mouvement que j’ai l’honneur et le plaisir de diriger. Vellerat, le 28 août 2007 (PAC)

Honneur à Antonio Erba

Baptême du "Chemin Antonio-Erba" à Vellerat le 11 août 2007

DISCOURS PAC. C’est pour moi beaucoup d’émotion que d’évoquer le souvenir d’Antonio et de nos années de lutte. Lorsque je l’ai rencontré la première fois, j’étais secrétaire communal. J’avais juste 25 ans. J’étais très impressionné par les figures marquantes du séparatisme jurassien. Antonio Erba en faisait partie. Puis, deux ans plus tard, devenu maire, j’ai tout naturellement sollicité ses avis, autant que ses encouragements. Il m’a beaucoup aidé dans ma tâche. J’ai eu la chance inouïe de lui paraître digne de ses conseils. (Suite)

Joyeux anniversaire aux natifs du 10 août !

 Il y a des jours comme ça, exceptionnels...

Le 10 août 1792, des sans-culottes parisiens renforcés par des volontaires de Brest et de Marseille s'emparent du palais des Tuileries. Au terme d'une journée sanglante et incertaine, le roi Louis XVI et sa famille sont internés. C'est la fin de la monarchie française, vieille de près d'un millénaire, et la naissance d'un régime républicain qui ne dit pas encore son nom. La résidence royale est défendue par 900 gardes suisses et quelques centaines de gardes nationaux. Louis XVI les passe en revue. Selon l'usage, les Suisses et les gardes nationales fidèles crient : «Vive le roi !» Mais les artilleurs et le bataillon de la Croix-Rouge crient de leur côté : «Vive la Nation !». L'Assemblée législative convoque par ailleurs une Convention nationale en vue de prendre toutes mesures « pour assurer la souveraineté du peuple et le règne de la liberté et de l'égalité ». En vue des élections des députés de la Convention, elle abolit les distinctions entre citoyens actifs et citoyens passifs. Elle instaure pour la première fois le suffrage universel (masculin). Pourquoi parler de tout ça ? J’y pense chaque année, parce que je suis du 10 août. Evènements exceptionnels. Eh, oui ! On n’y peut rien. Le 10 août c’est aussi la Saint Laurent, diacre martyr, saint patron des bibliothécaires et des cuisiniers, deux activités envers lesquelles j’éprouve une vraie passion. Dans ma bibliothèque, je me débrouille pas mal. En cuisine, c’est une catastrophe et, pensant à Alain Charpilloz, maître-coq exceptionnel, je le regrette infiniment. Qui m’apprendra, sachant que Saint Laurent est mort sur un gril en 258 à Rome ? Enfin, bonne journée, au soleil j’espère ! (PAC)

Retrouver "l'esprit Senghor"

 La francophonie parfois malmenée

Dans un résent rapport remis à Nicolas Sarkozy, Rama Yade propose "de rétablir l'équilibre des Etats au sein du système francophone, conformément aux voeux de ses fondateurs". Sur le plan financier, dit-elle, "il est important non pas de réduire le financement français (en volume) mais d'abaisser sa part (en pourcentage aujourd'hui de 70%), ce qui suppose un relèvement de celle des pays francophones du Nord (Suisse, Luxembourg, Belgique, Québec) et du Sud de manière symbolique." Par ce rééquilibrage, la jeune secrétaire d'Etat auprès du ministre des Affaires étrangères, chargée des affaires étrangères et des droits de l'Homme depuis le 19 juin 2007, souhaite qu'on en revienne à la conception initiale de la francophonie, "qui n'est pas un concept de domination culturelle", ainsi qu'elle est perçue par certains. Ses fondateurs (le Nigérien Hamani Diori, le Sénégalais Léopold Sédar Senghor, le Tunisien Habib Bourguiba et le Cambodgien Norodom Siahnouk) ont pensé la francphonie comme "un humanisme culturel et un espace de solidarité entre des Etats membres (68 aujourd'hui) égaux en droits et ayant la langue française en partage." Et Rama Yade de préconiser "un geste fort envers son fondateur, qui permettrait de relancer le débat sur le sens et la signification de ce concept." Le nom de Sengor inscrit dans la crypte du Panthéon, aux côtés de figures illustres comme Saint-Exupéry, Henri Bergson, Charles Pégui ou Toussaint Louverture ? C'est ce que suggère la ministre. Je suis complètement d'accord avec elle, ainsi que le sont tous les francophones attachés à l'universalité de leur langue et des valeurs humanistes - et républicaines - qu'elle véhicule. La Suisse (donc le canton du Jura) doit renforcer son rôle dans la francophonie, c'est du moins ce qu'on espère d'elle et de lui. Nous ferons tout afin que cette espérance soit comblée. (PAC)