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Le journal de Pierre-André Comte

Le 1er août, c'est demain ?

L’heure des mauvais discours au pays des « sous-préfectures »

Tous les ans, la célébration du 1er août donne lieu à des discours « enflammés » sur les valeurs de la Suisse, ses acquis sociaux ou ses atouts économiques, ses rôles dans le monde ou ses attentes face à l’Europe. Jour de « Fête nationale », c’est jour de consensus. Normal, me direz-vous. Banal. Au pays des traditions, le traditionnel discours lénifiant a la dent dure. Certes, on fera diversion cette année en contestant la mainmise de l’extrême droite sur le Grütli. Certains ceindront leur front altier de « celui qui n’a peur de rien » d’une couronne de lauriers. D’autres s’extasieront sur les dernières vagues d’Alinghi ou sur les exploits engazonnés de notre Rodgeure ( !), toujours aussi grandiose dans l’exercice de son art sportif. Certes. Les éditorialistes frissonneront dans leur petite culotte en chantant « la Suisse qui gagne », et la presse péople nous révélera tout sur les dernières espadrilles de Micheline. Ça plaira beaucoup à notre dandy cantonal. Qui tiendra un discours responsable sur le devenir du pays et sa place au sein de la communauté internationale, européenne d’abord ? Qui, au pays de « My Heidi » ( !), se lèvera pour défendre l’alibi des « primitifs » qui adhérèrent au pacte fondateur ? Qui, au pays des « Young european swiss » ( YES !), rappellera au futur législatif que le fédéralisme étouffe sous les coups de boutoirs des concepteurs de l’Etat suisse en souffrance ? Qui, au pays de « Politics-Party » ( !), se lèvera pour proposer qu’un modèle fédéral respectueux des souverainetés cantonales et de sa diversité culturelle soit l’exemple décisif pour la construction européenne ? Qui dira tout cela ? Personne ou pas grand monde. Pas porteur, mon ami ! Mieux vaut bêler dans le sens commun, jusqu’à l’attente du baisser de rideau sur une Suisse centralisée dans la médiocrité, l’harmonisation fiscale et le meurtre républicain… Courez aux bois, pourfendeurs des Etats cantonaux (états en théorie, sous-préfectures en pratique), allumez vos lampions, caquetez sur les valeurs que vous foulez aux pieds, starisez-vous, pipolisez-vous, bobos sans talents ni oratoires ni dramatiques et, au gré de vos dithyrambes stériles, prêtez la main à l’œuvre de destruction d’une Suisse que seuls les Jurassiens (c’est un comble !) peuvent secouer avant qu’elle ne sombre dans la convenance et une « normalisation » mortelles! Pour parler vrai et dans la langue de mon coin de terre, j’ai droit envie, après la Rauracienne, d’entonner la Marseillaise. Histoire de… (PAC)

Triste matinée pluvieuse

  Je continuerai de vous aimer passionnément

Après Philippe Noiret (23 novembre 2006), Jean-Claude Brialy (30 mai 2007), Michel Serrault (29 juillet 2007) est mort. En l’espace de huit mois, le tribu payé à l’inéluctable destin des hommes est lourd. Coupe sombre dans la forêt clairsemée des géants. Coup de nostalgie sur la tête de ceux qui les admiraient. Fin programmée d’un cinéma qui préférait les bons acteurs aux « petites bêtes » de cul sans talent ni formation qui occupent les écrans de télévision comme des termites les recoins abandonnés d’une armoire pourrie. Enfin, gardons de ces imposantes personnalités qu’étaient Noiret, Brialy et Serrault l’image rayonnante d’une classe indicible. « Garde à vue », « La cage aux folles », « Nelly et Monsieur Arnaud », « Les enfants du marais », et dernièrement « L’Avare », quelques chefs-d’œuvre parmi la multitude. Merci Monsieur Serrault, et que les portes du Panthéon des Dieux s’ouvrent larges devant vous! Je continuerai de vous aimer passionnément. (PAC)

Irréductibles en fête

      Hommage à Farinet, l'ami de toujours

Le Quotidien jurassien de ce samedi matin publie un bel article sur "ces irréductibles qui fêtent les 25 ans de leur commune libre". Il y a en effet un quart de siècle que la commune prenait le parti de se rebeller et d'affronter le pouvoir bernois. Son combat a connu un épilogue heureux le 1er juillet 1996, date du rattachement de la commune à la République et Canton du Jura. Durant plus de deux décennies, les épisodes sensationnels se sont succédés dans l'histoire des relations entre Berne et Vellerat. Les rendez-vous symboliques ont parsemé le chemin du village d'irréductibles vers sa "libération". C'est l'occasion de revenir ici sur une des actions les plus sympathiques que nous avons réalisée avec la complicité du Président du Gouvernement jurassien de l'époque, M. Pierre Kohler, et plusieurs élus fédéraux, jurassiens et valaisans. Car en effet, une nouvelle visite à Farinet - devant la mémoire duquel je m'incline - sera effectuée en octobre de cette année par la volonté de la section locale du MAJ. On en trouvera la présentation dans la lettre d'invitation (suite) ci-dessous. "Vivre libre et mourir" ! Telle était la devise des Rauraques... et des Valeureux (c'est ainsi que Roland Béguelin avait baptisé les gens de Vellerat), inscrite sur les pièces d'argent et d'or "diffusées" en 1982 par le RJ en soutien à la commune. Telle reste la devise des rebelles attachés à leurs droits fondamentaux. (PAC)

 (Suite)

Encore et toujours la bêtise anglomaniaque

         L'expression d'un profond désaccord

« Brunch du 1er août: le charme paysan associé à la magie des 12 étoiles : C'est sur une note volontairement cosmopolite que l'organisation des jeunes du Nomes, la young european swiss, démarre cette journée de fête nationale. Un petit déjeuner paysan vous est proposé à l'Ischhof, à Ätigkofen, dans le canton de Soleure sur le thème: «le futur de la Suisse est en Europe ». C'est une occasion idéale pour le gens ayant l'esprit ouvert et encore rien de prévu le 1er août de passer quelques heures agréables dans un environnement sympathique, en se régalant des délices de la famille Isch. (…) Des divertissements pour les jeunes et moins jeunes mais aussi pour les pro-européens seront au programme en ce jour de fête nationale. La participation aux frais s'élève à 30 CHF pour les adultes et 15 CHF pour les enfants. La yes attend vos inscriptions par e-mail à l'adresse suivante : brunch(at)y-e-s.ch » …

                                                                                                                                                                                                                                                    Voilà l’invitation que je reçois ce matin comme membre du NOMES (nouveau mouvement européen). Voici ma réaction immédiate, retournée à la seconde même par courriel à ses auteurs : « C'est avec plaisir que je reçois votre "lettre" (pourquoi donc Newsletter ?). Mais c'est avec un très grand déplaisir que je constate votre dérive anglomaniaque. Que veut dire "young european swiss" ? C'est parfaitement nul et contraire aux intérêts du camp pro-européen, dont je fais partie. Je ne sache pas que l'anglais est langue nationale. L'exemple d'une Suisse plurilingue est bafoué. Voulez-vous une Confédération (savez-vous bien ce que signifie ce mot ?) anglicisée, donc "rentrée dans le rang", renonçant au fédéralisme tel que l'Europe pourrait s'en inspirer si des cliques de fonctionnaires et de politiciens - que vous rejoignez malheureusement - de plus en plus nombreuses ne s'appliquaient à en saper les fondements ? Je suis extrêmement déçu et envisage de me retirer de votre mouvement. Avec mes salutations cordiales. » Pierre-André Comte, député du Jura.


Réflexion privée

A propos de l’apparente fuite devant les « responsabilités de l’intellectuel »

J’ai un bon Ami (le A majuscule est volontaire) parlementaire grand connaisseur de Camus. Comme moi, mieux que moi en raison de ses larges connaissances sur l’écrivain, il admire son œuvre, l’entoure d’une affection fidèle et y recourt quand une sentence définitive est nécessaire. Nous ne divergeons que sur un seul point : celui de la préférence de ou dans l’œuvre immense. Il préfère Le Mythe de Sisyphe, je me réserve La Chute. Bref. Je retourne à lui ces jours grâce à Jean-François Revel, qui rappelle dans son ouvrage publié en 1988, La Connaissance inutile, le cas de conscience algérien de Camus dans le débat plus large né de la polémique autour de L’Homme révolté (1951). Ayant dit, affirme Revel, « qu’il n’est pas de Bien absolu à gauche, pas plus qu’à droite, Camus avait déclenché contre lui une campagne de dénigrement dont la méchanceté et la malhonnêteté n’eurent d’égale que l’efficacité. » Et de poursuivre : « Toute déclaration publique de sa part était, sans délai, déformée, travestie, ridiculisée. Alors à quoi bon ? » Le silence qu’observait Camus à propos de la guerre d’Algérie, c’était aussi le silence auquel l’avait condamné l’intolérance de la gauche… Bon été camarade, et que la réflexion te soit propice. (PAC)


Combattre l'égoïsme régionaliste

 

  Tentative d'explication

Logo de la "maison de l'emploi" en France

Les statistiques ne sont pas tout, mais elles reflètent des embellies ou des difficultés dont les responsables politiques doivent tenir compte. Selon les derniers chiffres officiels (Voir article LQJ de ce matin), le canton du Jura a perdu 3145 emplois au cours des quinze dernières années ! Seul le district des Franches-Montagnes tire son épingle du jeu. Quelle explication donner à cette évolution négative ? J’essaie d’en formuler une, dont je ne prétends pas qu’elle s’impose comme une évidence, quand bien même elle ne me paraît pas totalement impertinente. (PAC) – Voir suite.

 (Suite)

Poursuivre les criminels de guerre

 

La France demande à sa jeunesse de ne pas oublier, l'Autriche ne renonce pas à la capture des derniers criminels en vie

A l’heure où la République française se souvient de la faute gravissime de l’Etat français à propos de la rafle du Vél d’Hiv (célébration du 65e anniversaire de la « faute indélébile », selon François Fillon, le 22 juillet à Paris), la République fédérale d’Autriche relance la recherche de deux criminels nazis probablement toujours en vie, 62 ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale. Le ministère de la justice autrichien, nous apprend Le Monde, offre une prime de 50’000 euros pour des informations pouvant conduire à l'arrestation d'Aloïs Brunner, membre des SS qui fut le chef du camp de Drancy et l'un des responsables de la déportation des juifs de France, et d'Aribert Heim, médecin du camp de Mauthausen. 

Selon le ministère de la justice autrichien, des indices récents portent à croire que les deux hommes seraient encore en vie. Aribert Heim, 93 ans, aurait échappé de peu à une arrestation tout récemment au Chili. Aloïs Brunner, 95 ans, réfugié en Syrie depuis 1954, aurait été vu pour la dernière fois à Damas en 2001.

L'initiative de la nouvelle ministre de la justice social-démocrate, Maria Berger, ancienne députée européenne, est une première dans l'histoire autrichienne. "Tout doit être mis en oeuvre tant qu'il reste une chance, même minime, de les faire traduire en justice", explique Christine Stockhammer, porte-parole du ministère. L'Allemagne a déjà offert une récompense de 130’000 euros pour toute contribution à la capture du "boucher de Mauthausen". (Réf. Le Monde du 20 juillet 2007)

Dans le monde d’aujourd’hui, les criminels de guerre sont denrée courante, là où se déroulent les conflits armés, ouverts, latents ou dissimulés. Le Tribunal pénal international (TPI) éprouve mille peines à les faire arrêter. On doit s’en plaindre et réaffirmer qu’aucune crime contre l’humanité ne peut être prescrit. La démarche autrichienne est fort honorable dans ce sens. En tous les cas, les droits de l’homme doivent s’imposer et la justice passer. Sans quoi, admettons une fois pour toutes que les barbares gouvernent le monde. (PAC)

Ô orateurs incomparables !

Que vive cet art et périssent ses détracteurs !

J’écoute et réécoute. Je regarde et regarde à nouveau le film de l’hommage rendu à Me Dominique Poncet par ses amis illustres, le 29 septembre 2006 à Genève. Marc Bonnant m’en a gentiment offert une copie DVD. La joute oratoire met en présence des avocats d’un talent inégalable. Quelle jouissance d’entendre les plaidoiries de Me Henri Leclerc, de Me Halpérin, ou de Me Jacques Vergès. Un feu d’artifice. Tous sont exceptionnels. Me Vergès est flamboyant, et son cri du cœur, traversant le ciel comme un éclair lancé vers Farinet, secoue les tripes. Illumine le cœur. Et puis, le dernier orateur, Me Bonnant, Cicéron du barreau genevois, ou Démosthène, c’est comme on voudra, et son époustouflante éloquence ! Il y a des moments comme ça, sublimes, qui vous font espérer en la beauté des choses dans un monde qui aime tant la laideur, la vulgarité langagière, l’inculture des uns et l’inélégance des autres… « La passion de défendre » : c’est l’intitulé du film dont je parle. Je dormirai bien, après avoir relu de Platon quelque chapitre de son Protagoras, le maître… de mon maître. (PAC)

La pute anglomaniaque

 Avez-vous eu votre dose d'anglicismes ce matin ?

Pauvre de moi, ignare déphasé tenu à l’écart des modes, me voilà éjecté du circuit, définitivement exclu de la modernité ambiante, qui veut que je ne comprendrai jamais rien au charabia anglo-saxon suggéré comme langue de l’intelligence à l’Helvète moyen, ce grand benêt domestiqué qui ne rechignera pas à se faire proprement saillir. Je reçois une nouvelle « Peer-Review », ce genre de torchon cher aux nouveaux muscadins locaux. Qu’est-ce donc qu’une « Peer-Review » ? S’agit-il d’un modèle qui fonctionne selon une approche plutôt « bottom-up » ou « top-down » ? Telle est une des questions fondamentales à laquelle se propose de répondre la « Newsletter » qui m’est adressée. Lisez et peut-être deviendrez-vous un « Peer-Leader », comme les « chefs de district » des CFF le sont devenus, pour leur plus grande gloire, des « Team Chef » (peu importe l’orthographe, ça n’a plus aucune espèce d’importance) ! Voilà le bel exemple donné par l’administration fédérale. Mais quel ringard ne suis-je pas de m’offusquer d’une si précieuse et incontournable terminologie ? Ne suis-je pas à côté de mes pompes d’y voir une atteinte scandaleuse aux dispositions de la Constitution fédérale en matière de « langues nationales et officielles » ? Voilà la nouvelle Suisse institutionnelle, linguistiquement grossière, suant l’anglomanie comme une pute libérée sa ruisselante libido, le respect qu’on lui doit en moins. Elle me dégoûte, cette anti-européenne au goût de rance, qui, malgré sa prétention à la modernité, sent à dix mètres la pleutrerie, le garde-fort et la rombière. Bonnes vacances quand même, mais pas à celle-là ! (PAC)

Hommage à un grand patriote

    Célébration du 25e anniversaire de la "commune libre"

La commune de Vellerat a été la première à baptiser une place au nom de Roland Béguelin et une rue en celui de Roger Schaffter. Elle sera la première à rendre hommage, de manière identique, au grand patriote Antonio Erba.

Invitation

Le 11 août prochain, jour pour jour, la commune de Vellerat commémorera le 25e anniversaire de sa proclamation « commune libre » ! Afin de marquer cet événement d’une nouvelle pierre blanche de l’histoire locale, le Conseil communal a décidé de s’associer à la section locale du Mouvement autonomiste jurassien (RJ-UJ) et d’organiser une manifestation publique au cours de laquelle sera baptisé un

"CHEMIN ANTONIO ERBA" 

Un quart de siècle après les événements du mois d’août 1982, qui virent débarquer à Vellerat plusieurs milliers de militants et des dizaines de médias suisses et internationaux, la commune a décidé de rendre un solennel hommage à l’un de ses plus grands défenseurs, patriote exemplaire, député au Grand Conseil bernois, artiste peintre connu loin à la ronde et ami fidèle.

Avril 1982 : face à l’inertie du pouvoir bernois, Antonio Erba conçoit l’idée de la « commune libre » et la propose  au maire de l’époque. Celui-ci s’en saisit immédiatement, la développe sur les plans politique et administratif, lui donne sa forme finale et la soumet au Conseil communal, qui l’approuve. Alors est lancée une formidable démarche collective, auquel se joindra le Rassemblement jurassien, pour le rattachement de Vellerat à la République et Canton du Jura. Le 11 août 1982, l’assemblée communale vote quasi unanimement pour une proposition dont on parlera… dans le monde entier. Le lecteur est cordialement invité à participer à la manifestation, dont le programme détaillé figure sous suite. (PAC : président d'organisation) (Suite)

Oui au Tour de France

   Une arrivée d'étape dans le Jura ?

Quelques passionnés de cyclisme rêvent de l’arrivée du Tour de France dans le Jura. Ils s’appuient notamment sur l’aide que peut leur apporter, dans leur démarche, le Jurassien d’adoption Christophe Moreau. Beau défi en vérité, qui mérite me semble-t-il, sinon un soutien enthousiaste, du moins un examen objectif du projet, qui exclue l’anathème (ils sont tous dopés, le fric domine tout, etc.). Pour ma part, j’opte pour un puissant appui collectif à cette idée. 

Ces jours, je regarde les étapes du Tour à la télévision. Si la compétition sportive, avec ses rebondissements, ses drames, ses joies et ses surprises, est passionnante de bout en bout, les images diffusées par France Télévisions sont extraordinairement belles. Jeudi, par exemple, le survol filmé de la Bourgogne, de Vézelay à Autun, était merveilleux. Le Tour, pour peu qu’on y mette un brin d’imagination, c’est aussi trois semaines de vacances gratuites dans les plus beaux coins de France… J’allais dire du monde en ce 14 juillet, jour de Fête nationale.

Alors, pensons à l’impact d’une arrivée dans cette perle qu’est la ville de Porrentruy, après un passage dans les Franches-Montagnes ou dans la vallée de Delémont ! Imaginons nos châteaux, St-Ursanne, les méandres du Doubs, la capitale et nos abondantes forêts vus du ciel par des millions de téléspectateurs ! Publicité inégalable pour le pays jurassien. Usant d’une souveraineté qui le fera maître d’ouvrage d’un événement de portée mondiale, le canton du Jura est « l’entité territoriale » apte à organiser une arrivée d’étape. En tant que député, je soutiens pleinement son implication dans un tel projet.

Comme la plupart des gens, je condamne toute corruption du sport et la tricherie « médicale » qui en constitue le pilier central. L’union cycliste internationale est journellement engagée dans cette lutte, et plusieurs favoris (Ivan Basso, Jan Ullrich) ne sont-ils pas privés du Tour cette année ? Je ne nie pas le problème, et je respecte ceux qui le mettent en exergue. Cependant, accorder un peu de confiance au Tour me paraît être la meilleure attitude à adopter. Une arrivée du Tour de France dans le Jura ? J’en félicite vivement les initiateurs. (PAC)


60e Fête du peuple jurassien

 Doublement événement les 7, 8 et 9 septembre

La 60e Fête du peuple jurassien coïncide avec le 60e anniversaire du mouvement autonomiste. Dans le contexte politique actuel, ce double événement revêt une importance qui n’échappera à personne. Tout est mis en œuvre afin qu’il s’impose comme un élément actif et positif du débat démocratique engagé depuis l’adoption de la loi « Un seul Jura » par le parlement jurassien.Le mouvement est satisfait du rapport gouvernemental sur la reconstitution de l’unité du Jura, présenté au législatif cantonal lors de sa dernière session ordinaire (20 juin 2007). Il salue la volonté du gouvernement de prendre ses responsabilités pour « l’après étude de l’AIJ ». Sa position n’a jamais été aussi claire en matière de Question jurassienne, et le MAJ (RJ-UJ) s’en réjouit.

Le mouvement autonomiste, de son côté, n’entend pas rester les bras ballants face au processus qui doit aboutir à la formulation d’une offre de partage de souveraineté du canton du Jura au Jura méridional. Son projet de rencontrer l’ensemble des forces politiques et les grandes associations jurassiennes reste à son ordre du jour, même s’il souhaite prendre toutes les précautions utiles pour ne pas déclencher l’emballement du débat interne au Jura-République. A cet égard, il tiendra compte des réserves qui pourraient lui être signalées par les institutions républicaines (gouvernement en particulier) ou les partis politiques. (PAC)

 (Suite)