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Le journal de Pierre-André Comte

Gros salaires et aide sociale

 Sortir du paradoxe et de la stérilité dogmatique

« Les politiques ont donc encore à faire. L’économie aussi. Une société se déshumanise quand elle permet, comme aujourd’hui, que le salaire moyen des grands patrons augmente de 19% et que le nombre des personnes réduites à l’aide sociale s’accroisse de 8%. La mise en parallèle des deux chiffres dit à elle seule le dérèglement de notre système économique. » Telle est la conclusion de l’éditorial du rédacteur en chef du Quotidien jurassien de ce jour. Je partage totalement son opinion. Mais comment remédier à cette situation des plus problématiques ? Il me semble qu’une bonne piste serait celle, pour les partis politiques, de laisser les dogmes de côté et de favoriser une plus grande conscience du devoir de solidarité au sein de la société. En fait, les plus riches profitent à fond des conflits idéologiques, et les plus pauvres en pâtissent. C’est aussi de cette façon que M. Chapatte aurait pu conclure son commentaire. Je suis certes attaché aux valeurs de progrès telles qu’elles devraient être défendues par une gauche progressiste, consciente de l’évolution du monde. C’est-à-dire, comme le souhaite Laurent Joffrin en France, une gauche dont les grands prêtres auraient « quitté leurs vieux habits et abjuré leurs antiques croyances » ! Mais cela, j’ai bien peur qu’il ne s’agisse d’une autre paire de manches ! Enfin, je continuerai d’apporter ma contribution à ce débat interne et public. (PAC)

Nouvelle vie

 Je suis arrivé, juste à l'heure

Bonjour ! Je m’appelle Bady. Je suis arrivé chez Comte dimanche 24 juin 2007 dans l’après-midi. L’aboutissement d’une vraie aventure. En effet, j’étais perdu avec un de mes frères quand un marcheur allant bon pas et sifflotant dans l’air pur de la Cendre nous a aperçus sur le bord du chemin. Naturellement, j’étais ravi qu’il nous prête attention, car il avait l’air triste. J’ai appris plus tard qu’il devait adopter, deux jours avant, à Lausanne où il s’était rendu, un jeu labrador chocolat qui venait d’être confié, sans qu’il le sache, à une autre famille ! Vous imaginez sa déception ! Entre parenthèses, je crois au destin, et je pense qu’il devait en aller ainsi. Bref, nous avions suivi notre mère et, après qu’elle s’en fût retournée à la ferme, nous étions égarés. J’étais épuisé, affamé, assoiffé. Et PAC nous a trouvés, alors même que son épouse, qui faisait le chemin inverse, le rejoignait. Nous avons donc tant bien que mal suivi le couple qui comprit d’où nous venions (de la ferme du Cras des Chenals, lieu même où naquit la maman de ma future maîtresse) et nous porta dans ses bras pour nous empêcher de nous effondrer. Je dois dire que notre prise en charge à l’école de Vellerat a été particulièrement chaleureuse : eau fraîche pour commencer, puis quelques croquettes, bouchées pour chats, enfin os lardé tel qu’il était réservé à Saturne, le dogue bleu de la fille de mon hôte. Puis, exténués, nous nous sommes reposés.

Une heure après cette entrée en scène, PAC et son épouse nous ont ramenés à la ferme, et là, figurez-vous, ils ont avoué à mes premiers propriétaires l’amour qu’ils me portaient. Ni une ni deux, l’accord était conclu : j’étais adopté ! Je suis si heureux d’avoir trouvé une famille d'accueil. Il y a chez Comte absolument tout ce qu’un chien peut espérer : nourriture variée en quantité raisonnable, couche confortable, promenades (courtes, parce que je suis né le 6 avril 2007 – le Vendredi Saint – et que je suis donc encore très jeune), éducation adaptée (je m’oublie encore quelquefois) et tout en douceur. Tout va très bien, car j’apprends très vite. Je sais où sont mes limites, je passe mes nuits (bon, il n’y en a eu que deux jusqu’à présent) sans geindre, et le matin à l’aube, je fais une fête à mon maître. Voilà, je crois que je suis déjà membre à part entière de la famille. Séra, la chatte noire, se méfie encore de moi, mais je crois que tout ira bien, et j’espère bientôt rencontrer Saturne. Allez, je retourne me coucher. Je dors beaucoup, ce qui fait que, éveillé, je suis dans une forme olympique. Ah ! Vellerat ! Si vous saviez quel beau village c’est. Le PAC a raison : c’est une sorte de paradis ! Bonnes salutations à tous ! Bady ? C’était le nom du chien que la famille du père Comte avait étant enfant. Ça me va très bien, parce qu’il paraît que je suis aussi futé et affectueux que ne l’était ce probable illustre ancêtre. A la prochaine ! Je vous embrasse. Bady.


23 juin: fonder la Deuxième République

 Commémoration patriotique hier soir 22 juin aux Breuleux (discours)

Lors de sa dernière session, le Parlement a traité une question sur le bilan de l’Etat depuis l’entrée en souveraineté. Telle intervention, de par sa nature même, contraignait le gouvernement à énumérer les investissements engagés dans le développement cantonal. Ce qui n’est pas rien, j’en conviens, mais qui est largement insuffisant. En vrai, dresser le bilan statistique de l’Etat n’est pas chose prioritaire. Ce qui l’est, par contre, c’est essayer de répondre à la question de l’usage que l’on a fait de l’Etat depuis sa naissance. Qu’avons-nous fait et que faisons-nous de la souveraineté cantonale ? Question cruciale, existentielle, qui en précède une autre : l’état d’esprit qui a présidé à la création du canton du Jura a-t-il été préservé, et constitue-t-il toujours le levier de progrès sur lequel nous misions ? Et ma foi, j’ai bien peur que la réponse ne nous déçoive un brin. Les autorités politiques ont-elles assumé leurs responsabilités face au formidable projet social, économique et culturel conçu par les fondateurs de l’Etat jurassien ? J’ai crainte que la réalité ne nous plonge parfois dans l’embarras. Quand je vois par exemple le résultat de la récente votation sur l’éligibilité des étrangers, à quoi d’autre pourrais-je penser qu’à une grave défaite, sinon des institutions républicaines, du moins des forces partisanes ? Oui, les votations populaires sont riches d’enseignements sur l’objectivité de nos partis. Leurs communiqués sont significatifs à cet égard : s’ils n’y réclament pas quelques victoires indues, ils accusent l’autre d’avoir failli à son devoir d’engagement quand ils sont contraints d’en partager l’échec ! Un mauvais spectacle. Pour en revenir à mon propos initial, je dois avouer, et vous l’aurez compris, que je suis quelque peu déçu de l’usage qu’on fait de la souveraineté cantonale, cet instrument de notre indépendance et de notre liberté. Ne croyez pas que je dise cela avec plaisir. Je suis profondément attristé de nos dysfonctionnements, imperfections et incapacités à nous remettre dans la marche de l’histoire, celle d’un canton plein de bonnes et saines ambitions, qui porte l’imagination au pouvoir et ravale les intérêts privés, de ceux dont la seule motivation reste leur petite gloire personnelle et les dividendes qui vont avec, au rang où ils doivent être, c’est-à-dire en bas. Mais, si le canton du Jura est loin d’être parfait, il émane cependant d’une généreuse et grande idée. Du seul point de vue historique, c’est une belle œuvre qu’il convient de respecter, parce qu’elle découle d’une formidable conjonction de l’espoir d’un peuple avec son destin, du contrat de ce même peuple avec son histoire et les obligations de son avenir. Au-delà, il possède des atouts économiques – de toutes natures confondues – considérables. Il est au surplus un cadre de vie exceptionnel. Trivialement et sérieusement dit, le Jura fait plus envie que pitié. Le Jura est une très belle chose. Un diamant aussi une très belle chose. Mais, selon qu’il soit glissé au doigt de Javote ou de Cendrillon, son éclat varie du tout au tout en intensité. J’ai quelquefois, s’agissant de notre république, l’impression que le carrosse enchanté s’est transformé en citrouille. C’est comme ça, et il faut s’y faire, dirait ma grand-mère. Et bien non, je ne me résigne pas à ce faux fatalisme de l’histoire qui tend à réduire le Jura à l’ordinaire. C’est en fait d’une 2e république dont nous avons besoin, qui reprenne à son compte les valeurs fondatrices de la première à ses débuts, reconstruise une ambition commune, réinvente l’utopie, jette au rebut ses tares politiciennes, privilégie le débat d’idées plutôt que le caquetage des clans, se fonde sur le verbe et l’action, se préoccupe de servir le peuple, mette en valeur ses institutions et respecte les grands et universels principes que le Jura a faits siens il y a trente-trois ans. A cela, nous ne pourrons mieux nous consacrer qu’en bâtissant un nouveau projet de développement avec nos compatriotes du Jura méridional. N’en gâchons pas l’occasion, ni la chance unique. La saisirons-nous en 2008, cette chance, alors que l’AIJ déposera les conclusions de son étude et que l’Etat jurassien formulera son offre de partage de souveraineté ? En lisant le rapport 2007 du gouvernement sur la reconstitution de l’unité du Jura, je veux y croire. Et je veux, ici, une fois encore, alors que nous avons si souvent fait le contraire dans le passé, féliciter l’exécutif cantonal. Dans sa prise de position, explicitée ensuite avec beaucoup de talent et de clarté par la Ministre Elisabeth Baume-Schneider – votre ministre en quelque sorte –, il doit être remercié non seulement de sa lucidité, mais également de la netteté avec laquelle il en décrit les exigences politiques. Oui, la Question jurassienne est plus vivante que jamais. L’adoption de la loi « Un seul Jura » est la meilleure chose qui nous soit arrivée depuis le Rapport Widmer. Grâce à elle, le terrain d’une vraie négociation, ouverte, respectueuse des droits et opinions des uns et des autres, est désormais dégagé. Une période fascinante s’ouvre devant nous. Celle d’une renaissance à rêver, d’une unité à restaurer, d’une nouvelle souveraineté à conquérir et à partager, d’un avenir à édifier. Dès lors, pas d’hésitation. Retroussons-nous les manches, et mettons-nous au travail.Vive le Jura libre, de Boncourt à La Neuveville !

Pierre-André Comte, Secrétaire général du Mouvement autonomiste jurassien (RJ-UJ)


Aimer la langue française

 Hommage au maître de l'art oratoire

Le 30 juin, Me Marc Bonnat recevra des mains de Maurice Druon le « Prix du rayonnement français ». Dans sa magnifique interview du Matin, publiée dimanche 17 juin par Ariane Dayer, le grand orateur décrit à merveille « la parole qui exalte les âmes et qui porte l’esprit à son incandescence ». Puis il déplore un désamour général à l’égard du français, s’interrogeant avec désenchantement sur le goût du trivial parmi nos contemporains. Il porte enfin un coup violent, que je partage, à cette idiotie de l’égalitarisme conduisant à la médiocrité commune ! Comme lui, je hais l’assistanat intellectuel sous prétexte d’égalité sociale. Comme lui, je rejette l’éducation consolante plutôt qu’incitatrice à l’effort. Comme lui, je repousse « le bonheur des cendreux et la grisaille des jours ». Comme lui, je répudie la vase médiatrice et son charriage de crétineries langagières. Comme lui, je ne comprends rien au silence, produit de l’indigence. Je serai aux côtés du « maître » lorsqu’il recevra son prix. Un honneur incomparable. (PAC)

Rosée et rires du matin

 Petit coin de l'immensité du monde...

Lecture des journaux. Le Lötschberg. Le Hamas. Le faux-pas de la droite française. Les élections fédérales. Sujets dramatiques et drolatiques entremêlés. Vous prenez le bruit pour de la gloire, dit un auteur dont j’ai oublié le nom. Drolatiques, disais-je. Absolument. Moi qui ne suis pas né d’étreintes maussades et rechignées, je ne peux m’empêcher de pouffer face à certaines informations-explications. Ainsi à propos des élections fédérales. Cette nuit, juste avant de fermer l’œil, je relisais le merveilleux livre publié il y a cinquante ans par Gabriel Chevallier : Clochemerle-Babylone ! Alors que la chouette chevêche me presse à deux heures de me laisser aller au repos réparateur, je souligne dans un ultime élan de gaieté la phrase suivante : « Les accordailles des sous-bois, sous le patronage des rossignols et des merles, préparaient une nouvelle génération d’aînés vigoureux et optimistes, conçus dans les flaques de la grande lumière, le parfum des fleurs, le chatouillement des herbes et les soupirs ravis des attirances mutuelles ». Ah ! si l’excellente Claire Jeannerat avait eu cette phrase croquante à souhait sous les yeux ! Elle aurait pu en faire usage sans y soustraire un seul mot. Dommage. Rions un brin, et même à gorge déployée, ça en vaut le coup. Au théâtre de la vie, je préfère quoi qu’il en soit les comédies aux tragédies, lesquelles, selon notre doyen l’antique Eschyle, sont de pompeuses bagatelles ! Allez, amis du jour, bonjour ! (PAC)

Dépêche Infos.8

(G.INFOS.FEDERALES07.JURA) Le dépôt des listes est fixé au 3 septembre. On a le temps de prendre pleinement connaissance de ce que sera la configuration finale de l’élection. On le prendra. Mes éléments d’appréciation sont connus, notamment celui portant sur l'étouffement des ambitions féminines et les manœuvres visant à protéger des intérêts particuliers. Je m’oppose aux gens qui se réclament de valeurs et les piétinent aussitôt, sans avoir manqué au passage d’administrer leurs leçons de bonne conduite. Je suis un démocrate qui n’a qu’une seule préoccupation : œuvrer au développement économique, social et culturel d’un Jura qui veille par ailleurs au respect de sa souveraineté au sein de la Confédération. Rendez-vous donc à la rentrée d’août. (PAC)


Bientôt la Fête nationale

Un même espoir à travers les âges

Le 23 juin prochain, les Jurassiens célébreront leur « fête nationale ». Elle s’inscrit cette année dans le cadre du 60e anniversaire du Mouvement autonomiste (RJ-UJ) et de la Fête du peuple. Le 24 juin, ce sera autour des Québécois de vivre leur propre célébration patriotique, et cela dans le cadre du 60e anniversaire du Mouvement national des Québécois (MNQ), mouvement frère du Rassemblement jurassien. Il y a des parcours parallèles, hautement symboliques, accompagnés de situations politiques assez semblables. Mais, quelles que soient les difficultés rencontrées par les uns et les autres, il y a surtout la prééminence chez tous d’un espoir intact pour l’avenir. Chantal Trottier, présidente du MNQ le résume en trois termes d’action qui valent aussi pour nous : souveraineté, fierté nationale, promotion et défense de la langue française. C’est pour cela que nous nous battons dans le Jura. 2008 nous apportera-t-elle la solution souhaitée ? Il faut y croire parce qu’elle est (la réunification) la seule raisonnable et respectueuse des intérêts des générations futures. Ceci démocratiquement dit. Comme le disait Jacques Parizeau, l’ancien Premier ministre du Québec, « crachons-nous dans les mains, retroussons nos manches, et repartons à l’ouvrage » ! (PAC)


Coalition réactionnaire

Déraillement général

Les politiciens antiséparatistes se distinguent par une absence totale de clairvoyance. Cela n’est pas étonnant, me direz-vous. Ainsi, une nouvelle coalition fleurit-elle contre une Assemblée interjurassienne accusée d’aller trop loin alors qu’elle ne fait que remplir le mandat que lui ont confié les cantons de Berne et du Jura sous l’égide de la Confédération ! La fronde est partie de Fred-Henri Schnegg, de l’UDC, est passée par les socialistes Chantal Bornoz Flück et Christophe Gagnebin, tous les deux camarades familiers des fréquentations douteuses avec la droite réactionnaire, pour s'arrêter au Biennois Moeschler qui est, comme tous les Biennois, incapable de concevoir le moindre projet de mise en valeur du statut bilingue de sa ville, se contentant de pleurnicher à journée faite sur son sort. Ces gens auraient comme objectif l’abrogation de l’Accord du 25 mars 1994 qu’ils ne s’y prendraient pas autrement. Chiche ! La lutte d’indépendance reprendra de plus belle par leur faute. Les autonomistes le font savoir clairement dans leur réplique. Qui raisonnera donc les petits chefs de bande pro-bernois ? Qui leur fera comprendre qu’en refusant le débat démocratique en excluant d’avance l’idée même qu’il puisse déboucher sur une réelle mise en perspective des avantages de la réunification, ils se déjugent et s’affalent dans la fâcheuse posture d’assujettis à laquelle par ailleurs aucun Bernois ne les convie ? Misère et noblesse de la politique. Autant directement s’en remettre à Dieu… (PAC)

Misères et acquittements

Les drôles du Tribunal de district de Bülach rendent hommage à La Fontaine : « Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir ». S’en lèchent les babines les brillants dirigeants acquittés de Swissair, au passage dédommagés d’environ 3 millions de francs ! Brave peuple cocu, passe ton chemin ! La Terre Promise est toujours de l’autre côté du désert…

Que contenait donc l’acte d’accusation ? Gestion déloyale, gestion fautive, faux renseignements, faux dans les titres, faux, faux, etc… Qu’importe. Le plus grand scandale économique de notre histoire n’a aucune conséquence pénale pour ses protagonistes ! Mais, malheureux, me dit-on, ce jugement est juridiquement imparable ! Et je devrais soupirer de regrets d’avoir exprimé mon dégoût. Je n’en ferai rien. 

Rappelons-nous. La débâcle de Swissair a coûté 2 milliards aux contribuables que nous sommes, avec l’aval des autorités fédérales. Les responsabilités ne sont-elles pas partagées ? De toute évidence, oui, ce qui n’empêchait pas qu’on châtie les auteurs des délits que l’accusation leur impute. Certains politiciens se défaussent, hurlent à la mort et oublient sur le coup leur complicité dans l’octroi de crédits et prêts indus à la compagnie d’aviation alors qu’elle s’écrasait en enfer. Facile, mais peu honorable. A vrai dire honteux.

 

Dénoncer la malodorante mansuétude pénale à l’égard des accusés, ce n’est évidemment pas « faire du droit », ou « dire le droit », ces belles expressions prononcées par des bouches en cul de poule, un peu méprisantes… et méprisables. C’est simplement crier à l’injustice. Le jugement moral : voilà le seul recours de l’impertinent idiot roulé dans la farine. Vous me direz que c’est peu, et j’en conviens. Vauriens, salopards et voleurs de tous pays, vous pouvez rire, et vous, populistes et fascistes, ricaner et boire votre petit lait, la cour vous en prie … (PAC)


Rayonnement du français

  Calixthe Belaya : je l’aimais, je l’adore !

Hier soir, «L’Arène de France » de Stéphane Bern, a consacré un large et passionnant débat à la langue française. D’éminentes personnalités se sont exprimées avec vigueur sur la place du français dans le monde, son déclin ou sa survivance, voire son rayonnement et son expansion. Claude Hagège, le plus célèbre des linguistes francophones, a fait remarquer que le français est « plus aimé » à l’extérieur qu’à l’intérieur de la France. Une vérité que tout le monde connaît. Au cours de l’émission, un entretien filmé avec Calixthe Beyala a été diffusé, dans lequel l’écrivain camerounais témoigne de sa résistance à l’anglais, en refusant systématiquement de le parler chez elle. Non pas qu’elle adopte une attitude de rejet à l’égard de la langue de Shakespeare, mais qu’elle veut ainsi manifester son amour de la langue française et la nécessité impérieuse qu’elle ressent de la défendre face à la domination du sabir outre-atlantique partout dans le monde. Militante. Un plaidoyer formidable dans la bouche d’une femme de lettres extraordinaire. Précipitons-nous sur ses merveilleux romans. (PAC)

Bilan de l'Etat jurassien

  Toujours l'expression d'un bel espoir

A la Question écrite (N° 2072) de Pascal Prince, relative au bilan de l’Etat depuis sa fondation, le Gouvernement jurassien répond à la façon « façon rond de cuir » et déroule le détail des 5 milliards investis dans la République. Il y est malheureusement contraint, car on ne dresse pas un bilan – tel que le souhaitait notre ancien collègue Michel Jobin – sur trois petites pages dactylographiées, mises au format d’un type d’intervention inadéquat. (Suite)