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Le journal de Pierre-André Comte

Bonne chance !

Un grand jour pour une fête inoubliable !

Je connais une jeune femme et un jeune homme qui aujourd’hui se marient. Deux êtres de talent qui, je n’en doute pas une seconde, sauront faire de leur vie quelque chose qui sorte de l’ordinaire, une œuvre remodelée au fil des âges, embellie au gré des événements. En les serrant dans mes bras, je leur souhaite tout le bonheur du monde. Félicitations ! (PAC)


Finances cantonales

Aborder sereinement la question

Tout et son contraire se dit au sujet des finances publiques. C’est un domaine où la fracture idéologique apparaît pour la plus irréductible, ce qui n’arrange pas les affaires de l’Etat. Les réflexions y afférentes sont donc fortement chahutées, soit qu’elles découlent d’un a priori politique qui trouve instantanément son répondant, soit qu’elles s’enferrent dans la complexité technocratique instrumentalisée au gré d’intérêts sectoriels, deux obstacles difficiles à surmonter. Avant d’aborder le débat, il convient, de part et d’autre, de poser des principes – qu’il ne faut pas comprendre comme des points d’appui non négociables, lesquels retournent plus du langage militaire que de l’analyse objective – à partir desquels on fera évoluer la situation vers l’objectif commun ou le plus généralement partagé. Ainsi – je m’exprime d’emblée comme élu de ma famille de pensée –, la réduction du déficit ne doit pas être perçue comme un objectif accompli aveuglément au prix de toutes nos réalisations passées (certains parlent d’acquis). Une saine gestion des finances cantonales doit donc être formalisée dans le but précis d’augmenter la marge de manœuvre du gouvernement et de réorienter les dépenses (j’ai déjà dit cela dans un programme) de ce dernier vers des investissements à plus long terme. Au surplus, l’assainissement de nos finances publiques passe à mes yeux par l’augmentation des revenus de l’Etat, axée sur le développement de l’emploi et de la lutte contre l’économie souterraine, mais également par une rationalisation de nos dépenses budgétaires et des mesures contre l’évasion ou la fraude fiscale. Nous y reviendrons. (PAC)


Programmation politique de l'Etat

Comment renforcer le rôle du Parlement ?

Il est un domaine auquel il serait bon que nous nous intéressions, ici comme ailleurs : celui de l’implication des parlements dans la planification politique de l’Etat. Planification qui porte en nos terres le nom de « programme de législature » . Dans le Jura, le principe de l’association du législatif à la planification politique est ancré juridiquement. Il est même inscrit dans la Constitution cantonale, laquelle restitue la volonté des constituants de créer une véritable démocratie participative (qui n'a rien de commun avec celle dont parle ci-dessous Hubert Védrine). Le problème est que le parlement n’est pas consulté lors de la phase de préparation du programme de législature. Le gouvernement le rédige dans son entièreté, ce qui résulte logiquement de sa prérogative. J’ai pourtant évoqué un « problème », une phrase plus haut. Je pense en effet que la programmation politique serait plus cohérente – et donc plus incontestable – si le parlement, partie prenante, n’était pas confiné dans une situation réactive par rapport à elle. Ceci alors même que, chez nous, le programme de législature n’est pas lié au plan financier. Il convient de réfléchir à cette problématique si nous voulons augmenter la capacité de l’Etat à mieux rassembler ses énergies, par conséquent à mieux les concentrer sur l’action commune, gage des succès de demain. Pensons-y pour un prochain débat sur la refondation de l’Etat que nombre d’entre nous souhaitent. (PAC)


Continuer l'histoire

Démocratie et construction européenne

Voici une belle analyse d'Hubert Védrine dans son dernier ouvrage. De la nécessité de faire redémarrer l'Europe un instant arrêtée par le référendum français. Il préconise de rompre avec une "Irrealpolitik" stérile, de prendre conscience des nouveaux enjeux et de refonder le réalisme. Je le suis assez bien. Dans ses pages, il perçoit la crise démocratique, notamment due au fait que "les gens n'admettent plus de confier un mandat de x années à un élu, de lui faire confiance pendant cette période, et, au vu de son bilan, de le réélire ou pas." Ces mêmes gens qui veulent donner leur avis en temps réel et être consultés sur tout, sur les grandes et petites affaires. Et de conclure le chapitre par cette phrase qui devrait interpeller les stratèges de la campagne présidentielle: "La démocratie participative peut aussi bien régénérer la démocratie représentative que précipiter son discrédit". Tout est dans le "précipiter"... (PAC)


L'enjeu culturel

L'école a-t-elle perdu la culture ?

L’école a-t-elle perdu la culture ? Titre intéressant d’un article un peu inquiétant dans le numéro 13 de CultureEnjeu (mars 2007). Dans ses colonnes, on y découvre, sans la moindre stupéfaction, que « les écoles des pays développés laissent sur le carreau de 15% à 20% d’illettrés ». Pas moins. On y lit aussi que, dans le corps enseignant, « l’ambition de transmettre la connaissance est jugée ringarde » ! De mieux en mieux. Deux écoles se partagent ce bilan peu flatteur : celle qui nie les dégâts causés par les « nouveaux pédagogues », ceux-là même qui ont dynamité l’enseignement en lui imposant des méthodes ridiculisant l’effort, consacrant « l’enfant-roi », et, au bout de la chaîne, instituant les commissaires scolaires en experts de la pédagogie moderne ( !…) ; celle ensuite des autres modernistes qui assimilent l’école à l’entreprise et renomme les élèves « clients ». Deux écoles sœurs, destructrices, pour lesquelles transmettre un savoir est presque un crime ! Et voilà. Quand je dis cela dans certains corridors, on me prend pour un extrémiste, si ce n’est pour quelqu’un de complètement dépassé, juste bon pour le rebut ! (PAC)


Souveraineté, émancipation

La souveraineté cantonale, garantie du progrès

Il m’arrive souvent de monter au front pour soutenir ou préconiser toute attitude politique qui réhabilite la souveraineté cantonale. Je ne changerai pas sur ce point, car je crois toujours qu’un Etat cantonal est apte à procurer à sa population des conditions d’existence proches de ses vœux. La souveraineté est un héritage exceptionnel, autant q’un formidable atout de développement et d’intégration. Il faut donc en soutenir la promotion et le rayonnement. Quatre actions structurantes doivent être conduites dans cette perspective : défendre la souveraineté cantonale conte le centralisme suisse ; œuvrer au partage de cette souveraineté avec le Jura-Sud ; rapprocher les systèmes électoraux Jura-Nord/Jura-Sud ; définir mieux les rôles de la capitale et des chefs-lieux de district. Il importe au total d’élaborer une politique tournée vers une prise en main de notre destin, catégoriquement vouée à l’affirmation de l’Etat comme garant du progrès social et économique, autant que de l’intégration du pays dans son environnement immédiat. En fait, miser sur l’émancipation comme garantie de l’avenir. (PAC)


Bonheur à l'état pur

J'ai tenté de présenter la conférence...

Delémont, 20 mars 2007. J’en viens maintenant, non sans appréhension, à la présentation du thème que traitera Me Marc Bonnant, l’invité d’honneur de notre conférence. Qu’en dire qui ne retourne du cliché, de l’imprudence langagière ou encore de la faute de goût linguistique qui vous expédie sur-le-champ dans la vase opaque de la honte ? Je crains l’exercice, m’y risque avec inconscience, sans oublier au préalable de recourir à votre indispensable indulgence. Je m’y lance en disposant devant vous les références premières de mes personnelles investigations. (…) A l’origine, Démosthène, que les savants donnent pour le plus grand orateur de tous les temps, avait une santé déficiente qui lui interdisait d’envisager une carrière de tribun politique. Il s’exerça alors avec une grande assiduité à corriger ses défauts d’élocution. Plutarque (Vie de Démosthène) dit qu’« il fut en butte aux clameurs et aux moqueries à cause de son style insolite, dont on jugeait les périodes tarabiscotées et les raisonnements poussés avec trop de rigueur et forcés à l'extrême. Il avait d'ailleurs, semble-t-il, une voix faible, une élocution confuse et un souffle court, qui rendait difficile à saisir le sens de ses paroles, obligé qu'il était de morceler ses périodes. » Cicéron (de Finibus), quant à lui, affirme qu’ « il avait coutume de déclamer au bord des flots, afin d'habituer sa voix à dominer le bruit ». (PAC)

 (Suite)

Réagir avec force

Triste, dommage

Marc Bonnant est reparti chez lui, nous laissant choir dans la médiocrité. L’éloquence française, bien sûr, nous l’élevons au niveau des plus grandes vertus. Elle n’est ni diction parfaite, ni mémoire infaillible, ni habileté rhétorique, ni talent singulier à l’imagination, ni don du geste pour elle ou lui-même, elle est les cinq à la fois. Mercredi 21 mars, nous revoici au parlement, avec quelque calcul d’épicier transporté par quelque attitude moraliste rabougrie, quelque argumentation ramenant le Jura à une cour d’école maternelle (ce qui n’est pas honteux, je nuance) ou à un banquet de foire (ce qui est plus problématique… pour l’image, nom de D…). Le canton du Jura barbotant comme un enfant mal sage dans son incapacité à se préparer un avenir digne de lui ! L'éloquence égarée aux confins du désert idéologique. On l’a vu dans le débat sur la prise d’actions EDJ. La volonté du Jura d’accéder à la moindre parcelle d’indépendance énergétique ? Affirmation par-là même de la souveraineté étatique ? Vous n’y pensez pas ! Non, comme pour toute autre question liée au développement du canton, remettons les clés à quelques administrateurs venus d’ailleurs, rasons gratis, coupons les ailes aux grandes aspirations et aux fières utopies du passé ! Dommage. Vraiment. (PAC)


20 mars 1977 - 20 mars 2007: LA CONSTITUTION !

L'espoir de la réunification du Jura

Il y a trente ans exactement (20 mars 1977), le peuple jurassien acceptait la Constitution cantonale. Texte considéré comme des plus progressistes, s’inspirant dans son préambule de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme et du principe de solidarité entre les peuples, la charte fondamentale jurassienne a inspiré et continue d’entretenir l’idée d’un Etat souverain à l’avant-garde des valeurs de progrès social et d’ouverture au monde. La démocratie jurassienne devait et doit toujours y trouver les conditions de son accomplissement. Conformément au respect – et à la revendication – du droit d’autodétermination des peuples, inscrit dans le droit international public, la Constitution comprend un article (art. 138) qui traduit la volonté des Jurassiens de restaurer au pays son unité millénaire. La loi « Un seul Jura », du 26 avril 2006, s’inscrit dans le prolongement de l’article 138. Aujourd’hui, il convient de se rappeler du combat des pionniers qui ont tout sacrifié au Jura et, par leur lutte admirable, ont donné naissance à la République et Canton du Jura. Honneur à eux ! (PAC)


La francophonie au premier plan

LE PROGRAMME

Mardi 20 mars 2007: Journée officielle. 18 heures: début de la manifestation à l'Hôtel du Parlement à Delémont. 19 heures : conférence de Me Marc Bonnant. 20 h.30: apéro. ENTREE LIBRE.

Vendredi 23 mars 2007: Exposition. Manifestation à 10 heures à l'Eglise des Jésuites à Porrentruy, puis vernissage de l'exposition "Si la langue française m'était contée..." au Lycée. Apéro. ENTREE LIBRE.


Dépêche Infos. 6

Nous irons donc

(G.INFOS.FEDERALES07.JURA) Nous irons donc. Face aux appareils de partis qui, en dépit de leur indigence, prétendent encore détenir la clé des succès futurs d’un Jura ridiculisé sous la coupole fédérale, raillé par la presse « nationale » et déconsidéré dans sa propre opinion publique, nous prendrons le peuple à témoin. A trente ans exactement de l’adoption de la constitution, le bilan frise le désastre. L’image des Jurassiens peinturlurés en blanc lors de l’Expo 02 par les noueuses d’aiguillettes de l’époque, celle précisément de gens de cirque (je parle ici du pouvoir, bien entendu, pas du peuple berné) jamais en retard d’une pitrerie, se perpétue allègrement à travers les exploits des cours subalternes qui ont repris le flambeau. La chienlit partisane, teintée de poujadisme social et de fascisme néo-conservateur (le partis des « néocons », dirait l’excellent Hubert Védrine), plombera le Jura pour une pige (comme dirait l’excellent Michel Audiard) s’il n’est mis fin aux petites combines électoralistes des éternels prétendants. Nous y serons donc. Aujourd’hui comme demain. Pour un Jura où la solidarité sociale cesse d’être l’avenant alibi d’une gauche embourgeoisée jusqu’à l’os, où les institutions soient au service des gens et non le contraire, où la volonté de développement ne sacrifie rien aux responsabilités écologiques de la société dans son ensemble, où l’économie prospère sur un terreau culturel, intellectuel et éducationnel recultivé, où la conscience du passé engage une réflexion collective sur l’avenir qui soit vierge de toute ambiguïté xénophobe, enfin où le peuple, autant que les droits et devoirs des individus, soient respectés et honorés. Pour la dignité du pays jurassien et au nom des libertés républicaines ! (PAC)


Guerre aux gangs !

Créer une commission d'enquête parlementaire

L’affaire n’est pas anodine. Quoi qu’en pensent ceux qui n’aiment pas être dérangés dans une tranquillité faite d’accommodements plus ou moins honnêtes. Les Jurassiens que j’ai rencontrés cette fin de semaine sont unanimes et reprochent au gouvernement de n’avoir pas pris ses responsabilités. Aux quatre coins du pays, on parle de « république bananière », de cabane de « gros coquins » ou d’Etat de « petits copains », de voyous protégés, de complices couverts et de fraudeurs blanchis ! J’exagère à peine. N’y manque qu’une touche de « bois de Boulogne », qui viendra peut-être. Car, dit-on, le gang des BMW en masquent d’autres, l’arbre qui cache la forêt. On exagère sûrement. Faisons donc la lumière. Au niveau du législatif cantonal, là où est censé régner le représentant légitime de la souveraineté du peuple, la mise sur pied d’une commission d’enquête parlementaire me paraît justifiée. Le Jura a un urgent besoin de crédibilité, redonnons-la lui, pour son avenir et celui de l’union qu’il entend proposer au Jura méridional. C’est un acte de salubrité politique face auquel personne ne saurait faire la fine bouche. (PAC)


Littérature et politique

Mignonne, allons voir...

C'est le titre d'un livre brillant de Marc Lambron (acquis à la Page d'Encre à Delémont). Parfois trop à travers quelques passages lustrés à un esthétisme littéraire qui peut paraître pédant (pardon pour cette outrecuidance !). Mais vraiment brillant, que l’on avale en moins de trois heures en lecture lettres à mots et mots à phrases. Voilà pour la forme. Sur le fond, l’analyse est passionnante, mordante, corrosive, quelquefois même enfiellée. Ségolène Royal y est décrite dans son amnésie (elle a été 25 ans dans les arcanes du pouvoir, au parti, au Conseil des ministres et à l’Elysée) au service d’une virginité à propos de laquelle les Français commencent à se poser des questions. « Avec Ségolène, la gauche avoue son immense désir de droite», décoche l’auteur. Ça fera plaisir à ses égéries du coin ! « Le thème de l’ordre juste, inspiré de saint Thomas d’Aquin, vient d’une encyclique de Benoît XVI. Même si Ségolène ne va plus à la messe, puisqu’elle l'a dit elle-même, on sent très bien dans son discours une dispersion du christianisme en particules élémentaires : le souci de la famille, le respect de l’enfant, la compassion spectaculaire, le prêche moral. » On appréciera comme on voudra. Revient aussi, comme chez Besson, l’ex-conseiller économique dont le livre vengeur sortira ce mardi 20 mars, la description d’une sorte d’irrépressible « volonté de pouvoir personnel » chez Ségolène. La tueuse « d’éléphants » qui « flique ses enfants », comme elle l’a avoué, se préparerait-elle à fliquer la France ? Au-dessus de cette France transformée «en gigantesque réunion Tupperware » règnera-t-il une «Mère la Pudeur », comme jadis un « Père la Victoire », alias « Le Tigre », alias Clémenceau (l'allusion n'est ici qu'effet de manche sans rapport avec le sujet, cela va de soi), rigidement engoncée dans son tailleur immaculé, prête à taper sur les doigts des impertinents et sauvageons chers à Jean-Pierre Chevènement ? L’avenir, et surtout les Français en décideront. Pour le reste, la description du naufrage programmé de l’ex-trotskiste Jospin butant sur l’obstacle du petit postier révolutionnaire est admirable de réalisme. Un point de désaccord : quelques soupçonneuses diatribes à l’encontre de François Mitterrand, mon idole malgré les critiques les plus sombres. A propos de Ségolène, le philosophe Alain Finkielkraut, jamais en reste d’une cruauté intellectuelle, parle de « vacuité maternante » ! Pour Lambron, on trouve chez elle «l’enfant de l’armée-Etat-parti qui habille de fanfreluches participatives une poigne de fer et un tempérament d’autocrate »… Mais, au risque d’être qualifié d’affreux misogyne par les misandres de tous poils qui peuplent nos contrées, n’en disons davantage. Excellente lecture donc que celle de Mignonne, allons voir… de Marc Lambron, chez Grasset. (PAC)


Langue française

Le "Mozart du barreau" à Delémont

Les 20 et 23 mars prochains, la Conférence des peuples de langue française (CPLF) et le Mouvement autonomiste jurassien (RJ-UJ) organisent deux manifestations importantes dans le cadre de la « semaine jurassienne de la francophonie ». La journée officielle du 20 mars se déroulera dès 18 heures à la salle du Parlement à Delémont. Au terme des discours officiels et du lancement du « Prix romand d’éloquence française », les participants auront le privilège d’écouter la conférence du meilleur orateur du pays, Me Marc Bonnant, que les téléspectateurs romands connaissent bien à travers ses fréquentes apparitions au petit écran. L’entrée est libre et chaque militant attaché au beau parler français ne manquera pas d’honorer l’invitation qui lui est faite. La soirée se terminera par un apéritif amical. Manquer la conférence du « Mozart du barreau » ? Vous n’y pensez pas ! (PAC)


Naufrage bis

Politique subaquatique

Nous sommes en 2007, et ce qui suit n’est que pure fiction. Du haut de nos montagnes basses, l’œil s’aiguise sur la rumeur publique, à moins que ce ne soit l’oreille au pavillon largement ouvert. De la plaine parviennent des mots qui décrivent la jachère et annoncent le désastre. On y aperçoit indistinctement grosses bandes et petits esprits malveillants : un gang de BMW, dont les sociétaires ne méritent que déchéance publique, un gang de chasseurs ripoux, que les vils exploits exposent au mépris populaire, des voyous économiques qui se fichent de l’égalité entre hommes et femmes comme de leur première culotte, des esclavagistes qui, au gré d’une honteuse sous-enchère salariale, engagent de la main-d’œuvre étrangère et crachent comme il se doit sur les intérêts des travailleurs jurassiens, de vieilles bigotes déguisées en négociateurs qui supplient de ne point « raviver les fronts » en parlant librement de la réunification du Jura, liberté pourtant imprescriptible, des guérilleros de clocher qui n’arrêtent pas de se plaindre du démantèlement d’un hôpital par-ci, de la fermeture d’une classe vide par-là, des politicards raffolant d’accords intercantonaux pour mieux soumettre l’Etat qu’ils n’ont pas créé à ses futurs destructeurs, des marchands d’harmonisation fiscale qui livrent le Jura au bon plaisir d’un pouvoir centralisé au loin de ses frontières, des dandins partisans dont le volume d’idées neuves pour le développement du canton avoisine celui d’une perruche crâno-traumatisée… Qu’y voit-on au total ? L’image ternie d’un Jura bafoué dans son âme, son histoire, son avenir et son honneur ! Le peuple s’étrangle.

Mais taisez-vous, Monsieur ! Parler ainsi de son pays relève de la haute trahison ! Rentrez votre arrogance s’il vous prend de tenir quelque peu au respect d’autrui ! Filez droit, si vous ne voulez encourir bannissement public et répudiation communautaire ! – Ô, je vous en prie, nobles censeurs qui m’accablez, ceci n’était que pure fiction ! N’en seriez-vous à ce point trop sûrs, que vous cédiez si promptement à tant de noire et rouge colère ?


Là où le soleil se lève

Photo PAC 8.3.2007

Bonheur d'Asie

Je reviens de l'orient-est. Plus précisément du nord Vietnam. Cette petite fille habite dans la banlieue de la capitale, là où l'on tisse la soie. Des enfants partout, une jeunesse qui avance sourire aux lèvres. Un rassemblement humain dans lequel se trame l'avenir du monde. Merveilleux pays dans lequel je laisse tant de souvenirs heureux. Auquel j'ai eu le temps, dans l'intimité de mes sentiments, de faire la promesse d'un prochain retour. Je vous aime déjà tant, amis du bout du monde. (PAC)


Espace réflexion et solidarité

Pas de publication ces jours

Le soroiye é tot dépeûtaie mon tcheutchi de sious: le soleil a tout embelli mon jardin de fleurs. (Réf. Le djâsaie de tchie nos de Marie-Louise Oberli-Wermeille). C'est décidé. Ces prohains jours je n'écris pas. Une petite semaine de recul. A la prochaine. (PAC)


Protéger un patrimoine

Pourquoi détruire le Buffet de la Gare de Bienne ?

A propos du Buffet de Bienne. Selon une dépêche de l’ATS, une pétition munie de plus de 8000 signatures demande aux CFF de n’y point toucher, alors qu’il était prévu que l’entreprise de transports le remplace par des guichets dont on devine qu’ils seront impersonnels. Les opposants à ce projet rejettent à juste titre l’idée que « ce cœur de la ville devienne avant tout un nouveau lieu de mercantilisation ». Le comité de pétition ne veut pas que la gare de Bienne se résume à un lieu de passage et s’élève contre le changement d'affectation du Buffet. Je ne connais pas le projet des CFF, mais je peux comprendre qu’on s’oppose à une dépersonnalisation d’un lieu qui dans la ville occupe une place particulière et en définit une part de l’identité. Pourquoi tout bouleverser ? Pourquoi tout moderniser ? Pourquoi se débarrasser d’un patrimoine que les gens aiment ? Questions récurrentes dans un monde ou le fric roi et le profit à bas coût n’entendent rien céder de leur œuvre de déshumanisation ! «Résistance » : slogan électoral de CS-POP lors des dernières élections cantonales. J’avais bien aimé, ne m’en suis jamais éloigné, l’ai toujours mis en pratique. Les amoureux du Buffet de Bienne ont raison. Disons-le-leur ! (PAC)