Vérité et juste cause
Dans son dernier ouvrage (Le monde moderne et la question juive, Seuil, octobre 2006), Edgar Morin décrit les enchevêtrements des trois grandes religions monothéistes, et ainsi leur intime parenté. Finalement, une interdépendance qui devrait relativiser les tensions, querelles et conflits, tragiques selon les cas, qui les divisent. L’islam, dit le philosophe d’origine séfarade, «est aussi dans son origine de caractère judéo-gentil1». Il fonde son affirmation sur le fait qu’il est probable «que des judéo-chrétiens disciples de Jacques, frère de Jésus et premier chef de l’église, qui avaient voulu maintenir le lien avec la Synagogue mais que celle-ci chassa et exila, se soient réfugiés en Arabie, où ils influencèrent Mohammed, lequel intégra comme prophètes du Coran Abraham, Moïse et Jésus.» Morin en conclut (p.77) que «l’islam conserve ainsi la marque juive et chrétienne, tout en s’en détachant, ce qui permet de comprendre la tolérance des pouvoirs islamistes durant des siècles à l’égard des chrétiens et des juifs, jusqu’à l’Empire ottoman inclus.» Lire les philosophes, n’est-ce pas un moyen de promouvoir la paix ? D’attirer l’attention sur la vérité, et dès lors résister victorieusement à l’appel du sang ? Que 2007 s’inscrive sous le signe de leur enseignement ! (PAC)
1 Pour les anciens juifs et les premiers chrétiens, le terme « gentil » (Goïm) désignait les ressortissants des nations étrangères, et plus largement les païens.
Parabole concernant la mauvaise parole - Sourate 14, Verset 26 :
« Et une mauvaise parole est pareille à un mauvais arbre, déraciné de la surface de la terre et qui n'a point de stabilité. »
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31 Décembre 2006 à 09:10 dans
- Histoire





















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