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Le journal de Pierre-André Comte

Mettre fin au mensonge

FINANCES ET REFORMES DE L’ETAT : Toute la campagne électorale tourne autour d’un mensonge soigneusement entretenu par ceux qui veulent affaiblir l’Etat. Triste et lamentable. D’abord, il faut établir honnêtement l’état de la situation. Ce qui veut dire s’informer pour commencer. Les hauts fonctionnaires qui s’occupent des finances cantonales nous le répètent quand on les interroge : en s’assurant un taux d’autofinancement de près de 80% ( donc largement au-dessus de la norme légale de 60%), l’Etat jurassien est loin d’être dans une situation financière catastrophique. Sa situation est bien meilleure que celle du début des années nonante, par exemple. Nous avons aujourd’hui un bilan assaini. L’apport des bénéfices réalisés sur la vente de l’or de la BNS, ajouté à celui des ventes d’actifs (actions FMB), au total un montant de 330 millions versés dans les caisses de l’Etat, nous a permis et permet un mouvement de désendettement, autant que d’amortissement du découvert. (PAC)

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Créer et agir

MESURES PARTICULIÈRES

A. LES JEUNES : Instaurer une politique de garantie-jeunesse visant à assurer à tout jeune de moins de 25 ans l’accès à un emploi ou à une activité d’éducation ou de formation professionnelle destinée à augmenter ses connaissances et compétences. B. L’ÉGALITÉ ENTRE HOMMES ET FEMMES : Instituer une loi cantonale sur l’équité salariale et promouvoir des mesures de contrôle de la Loi sur l’égalité entre hommes et femmes. C. LES AÎNÉS : Encourager, chez les aînés, l’acquisition de connaissances liées entre autres aux nouvelles technologies de l’information et des communications de façon à mieux maîtriser leur environnement et à mieux suivre l’évolution de la société. (PAC)


Mes propositions

NOUVELLES TECHNOLOGIES DE L'INFORMATION ET DE LA TELECOMMUNICATION (NTIC)

Internet à haut débit dans tout le canton : en collaboration avec les opérateurs, le canton doit permettre à chaque ménage jurassien, quelle que soit sa domiciliation, de se connecter à internet à haut débit (ADSL). Offrir des postes informatiques avec accès gratuit à internet dans des lieux publics de l’administration : afin de démocratiser au maximum les nouvelles sources d’information, il faut mettre à disposition du public dans les locaux administratifs ouverts au public, des postes informatiques avec accès gratuit à internet. Il faut également veiller à avoir un nombre suffisant de postes d’ordinateurs avec possibilité d’impression, afin de répondre au mieux à la demande. Réseau sans-fil (wi-fi) dans les lieux publics : en collaboration avec les villes et les communes, l'Etat doit équiper les lieux publics très fréquentés avec la technologie wi-fi (réseau sans fil) permettant d’accéder gratuitement à internet. Il faut étendre au maximum le réseau wi-fi dans les lieux publics afin d’améliorer l’accessibilité pour toutes et tous d’internet. Des dispositifs de filtrage doivent par ailleurs empêcher l’accès aux sites à contenu douteux. Infrastructures économiques : l'Etat doit favoriser la mise en place des technologies les plus modernes dans le domaine des télécommunications dans les zones industrielles. Ces technologies doivent figurer parmi les infrastructures de base à disposition des entreprises, au même titre que l'eau et l'électricité. (PAC)


Politique économique

Comment se porte l’économie jurassienne ? Ou, la seule vraie question : « Que peut faire le canton du Jura pour que les Jurassiens puissent y vivre décemment aussi nombreux que possible ? » Je crois que c’est le but fondamental, qu’il ne faut jamais perdre de vue. Pour l’atteindre, il existe à mon sens deux buts dérivés du premier : a) fixer dans le Jura les Jurassiens travaillant à la périphérie ; b) créer sur place les emplois industriels renouvelant et développant ceux que l’évolution économique pourrait nous faire perdre (cf. Reconvilier). La première proposition, on sait comment y répondre. S’agissant de la deuxième, quelques réflexions s’imposent. D’abord, on connaît l’arsenal des « incitations » mises en œuvre par les cantons suisses. Ils vont des facilités de crédit aux offres de terrains, en passant par les allégements fiscaux. Tous les pratiquent et sont, de ce fait, à égalité. Le Jura ne doit pas être à la traîne en la matière, mais il ne se détachera jamais du peloton. En revanche, une concertation beaucoup plus intense entre les milieux industriels et les autorités cantonales est une urgence. La perception des besoins financiers, administratifs, techniques et humains de nos industries devrait être une priorité, car ceux qui sont susceptibles de créer des emplois savent mieux que personne à quelles conditions ils peuvent l’être, le traitement social de ces besoins prenant pour nous une place capitale, sans en faire forcément une entrave à l’investissement productif. (PAC)

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Débat télévisé

Fonction publique

La théorie est une chose. La pratique en est une autre. Le débat télévisé d’hier soir nous en a une nouvelle fois apporté la preuve. Sabrer dans la fonction publique, c’est s’attaquer à l’emploi. Dissimuler cela n’est pas correct. La fonction publique jurassienne en a certainement marre des attaques dirigées contre elle, et je la comprends. La critiquer est certes facile, mais la manière dont certains le font parfois confine à l’injure. Derrière une fonction, ne l’oublions pas, il y a un homme ou une femme, et derrière l’individu une prestation. Alors que fait-on ? On licencie en masse ? On forme les futurs licenciés ? Et quelles prestations supprime-t-on ? Toutes questions qui ne se règlent pas d’un coup de cuiller à pot électoral. Une réflexion sur le redimensionnement de l’Etat, notamment dans la perspective d’un Jura à six districts est bien entendu indispensable. Quel Etat voulons-nous, pour quelles relations avec ses citoyens contribuables, pour quelles voies de développement économique, social et culturel ? Nous avons à nous attaquer à cela, mais en toutes circonstances la démagogie d’arrière-salle ne nous aidera pas à examiner les choses sereinement. Au passage, accuser la gauche d’être responsable d’un gonflement des effectifs, c’est plus que flirter avec le toupet. Quand, au cours des législatures précédentes, la gauche a-t-elle été en mesure, alors qu’elle était archi minoritaire, de décider du « volume » de la fonction publique ? A moins que les représentants du PLRJ aient tous été d’affreux gauchistes déguisés, je n’en ai pas le souvenir. (PAC)


Surpasser la défaite

24 septembre 2006

A les entendre, les partis vainqueurs se mobiliseront pour assurer la pérennité de l’AVS ! Un effet collatéral que l'on veut croire positif de l’initiative COSA, ainsi que le pense le Ministre Pierre-Yves Maillard. En acceptant le verdict des urnes, j’attends que des solutions soient apportées aux problèmes posés sans éradication de prestations, ainsi que le jurent le cœur sur la main les partis bourgeois. Autre sujet, autre déception : l’approbation des lois sur les étrangers et l’asile. C’est la volonté démocratique, et je la respecte. Serons-nous capables de préserver la tradition humanitaire de la Suisse ? Comme Amnesty International, il faudra surveiller de près l'application des nouvelles lois au regard des promesses faites par le conseiller fédéral Christoph Blocher et l'Office fédéral des migrations durant la campagne. Il s’agit notamment de la question de l'entrée en matière pour les personnes dépourvues de passeport mais pour lesquelles il existe un indice de persécution et de la question de la non-suppression de l'aide d'urgence pour les personnes vulnérables, comme le souligne la brochure éditée par le Conseil fédéral. (PAC)


La forêt en fête

LES FORESTIERS SE PLIENT EN QUATRE

Je m'en retourne de la « Fête de la Forêt » et profite de féliciter chaleureusement Jean-Pierre Rihs de Courrendlin, qui vient d’obtenir le premier rang du concours des bûcherons. Chapeau ! Et merci aux organisateurs pour la qualité des expositions, démonstrations ou autre sentier didactique, autant que pour l’ambiance. Deux très beaux jours de convivialité jurassienne et, cerise sur le gâteau, Luc Maillard au micro, en technicien et pédagogue hors pair. La forêt jurassienne est un trésor, et nous souhaitons tous qu’elle soit éternellement considérée comme tel. Ses propriétaires et exploitants, publics ou privés, en sont les gardiens, les serviteurs et les promoteurs. Remercions-les de s’y consacrer avec le sérieux et – permettez que j’utilise ce mot – l’affection qu’on leur connaît. Forêt, pièce maîtresse de notre paysage, que l’on ne peut connaître qu’en allant à sa rencontre, et qu’en n’accordant notre esprit et notre cœur à son harmonie. Les sens d’abord, puis la compréhension. Communauté vivante, la forêt joue plusieurs rôles où s’insinue dans plusieurs partitions, écologiques, économiques, climatiques, et même sociales, si l’on y réfléchit bien. (PAC)

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Merci Joël, Sandrine, Diego

« La mémoire qui pâlit »

Samedi 23 septembre, 18 h.15. Joël Vallat supervise la visite aux comédiens. Dans leur loge, Diego et Sandrine accueillent des spectateurs qui ont tenu à leur témoigner leur admiration. Il y a là le directeur de l’H-JU, le comédien Comé, le technicien de charme Jérôme Ingravallo. D’autres personnes fort honorables. Je ne les connais pas toutes. Avec mon épouse, je viens d’assister à l’une des deux représentations delémontaines de « La Mémoire qui pâlit ». Une création de la Compagnie de l’Instant Présent. C’est un Spectacle proposé par Alzheimer Jura en collaboration avec la compagnie théâtrale et l'Hôpital du Jura. Pour leur préparation, les deux comédiens se sont immergés dans le quotidien des unités de géronto-psychiatrie du canton du Jura, ils ont rencontré les familles, les aînés, les intervenants et beaucoup lu sur la maladie d'Alzheimer afin d'affiner leur recherche. Ils se mettront dans la peau de différents personnages, passant de l'un à l'autre, soignant, patient, famille, misant sur la simplicité et l'économie de moyens scénographiques, pour tenter de comprendre comment vivre la maladie d'Alzheimer. (Cf. réf. Café du Soleil) La prestation des comédiens, au service d’une mise en scène idéale, juste, fine, est merveilleuse. Un immense moment de théâtre. Sandrine Girard et Diego Todeschini ont comblé cette salle pleine d’un talent rayonnant, exceptionnel. A la fin du spectacle, j’ai pris la peine de féliciter un grand professionnel de l’hôpital, qui a apporté son concours à la perception la plus intime du sujet par les créateurs. Et puis j’ai pensé à Joël Vallat, responsable de l’animation de l’H-JU. Il a été à l’origine du projet. L’a défendu avec la force de sa conviction. Un vrai. Un talentueux. Merci. Et vives félicitations ! (PAC)


Une initiative intéressante

PEUT-ÊTRE QUELQUE CHOSE D’EXCELLENT (Voir le Quotidien jurassien de ce jour)

Quel sera le rôle de la toute nouvelle Fondation franco-suisse pour la recherche et la technologie (FFSRT) dans le domaine de la promotion économique pour les cantons romands concernés, en particulier le nôtre ? Si l’on en croit les dépêches, elle devrait prioritairement « favoriser des partenariats académiques et industriels ». D’accord avec cela, surtout que ladite fondation associe les cantons de Suisse française, de Genève au Jura … et jusqu’à l’Université de Bâle. La réserve, à propos de cette association, est qu’elle englobe des monstres parmi les régions françaises : Alsace, Franche-Comté et Rhône-Alpes ! David et Goliath, mais nous ne sommes pas dans une perspective de rapports… guerriers, seulement de partenaires. Les domaines dont on s’occupera nous interpellent naturellement : biotechnologies, chimie, nanotechnologies, technologies de l’information et environnement. Programme qui nous intéresse de près, ici au Jura, s’agissant notamment des biotechnologies, sans exclure les autres points d’attache. Il me conforte dans l’idée qu’on devrait étudier la création dans le Jura d’une Université du Jura ou, compte tenu des hauts cris spontanément déclenchés à l’évocation du seul nom d’Université (avec tous les problèmes qu’elles ont…) une haute école apte à former de futurs entrepreneurs jurassiens, dont on s’assurerait ainsi qu’ils restent et s’implantent chez nous. La FFRST pourrait en parrainer l'émergence. Avec une dimension à peu près identique à la nôtre (j’entends par là un Jura des six districts francophones), la Vallée d’Aoste, avec des promoteurs politiques sur lesquels la bonne société déversait alors son venin, y est pourtant parvenue il y a dix ans contre tous les pronostics de l’époque. Avec un succès extraordinaire. Une mission jurassienne devait s’y rendre sans tarder pour y examiner tout le bien qu'elle a produit et qui s’y développe. Un vœu auquel je propose d’adhérer. Utopiste ? Peut-être. Les Jurassiens savent en tout cas ce que cela veut dire de l’être… (PAC)


Coopération avec Bâle

Ville de Laufon

UNE GRANDE INITIATIVE DE DELEMONT

La coopération avec la région bâloise est utile au développement du Jura. Elle n’a pas connu d’évolution significative ces dernières années. Le prolongement du RER bâlois jusqu’à Porrentruy constituant une exception, très belle à vrai dire. Dès lors, l’initiative de Delémont de s’investir dans ce domaine est-elle à saluer comme une entreprise des plus positives. Profitant à juste titre de l’obtention du Prix Wakker par la capitale, son maire Gilles Froidevaux ouvre de nouvelles perspectives à la région et, bien entendu, au Jura, car c’est l’ensemble du pays qui profite des bonnes choses qui arrivent à son agglomération. Dans cette question de la coopération avec les deux Bâle, on devrait aussi se préoccuper de nos relations avec le Laufonnais, un ancien district du Jura, comme chacun sait. Or, nos rapports institutionnels sont quasi nuls. Il nous faut donc les remettre en route. C’est dans cette perspective-là que j’ai rencontré dernièrement le Député-Maire de Nenzlingen, Heinz Aebi, aux fins de préparer une prochaine rencontre de parlementaires du Canton du Jura et du Laufonnais avec leurs chefs de groupe des partis de Bâle-Campagne. Pleins de projets sont à imaginer ensemble, qui devraient faire le liant de la coopération avec la région bâloise. Je pense notamment, avant les sujets purement économiques, qui occupent une place prépondérante, aux collaborations en matière d’apprentissage des langues à l’école. Quand des enseignants laufonnais pourront-ils donner des leçons d’allemand chez nous ? Quand leurs collègues jurassiens pourront-ils en faire de même en français à Laufon et dans les villages de la vallée ? Nous avons tellement de choses à réaliser en commun. Mettons-nous à l’ouvrage ! (PAC)


L'égalité ? Mon oeil !

PARLEMENT DU 20 SEPTEMBRE 2006. Par 30 voix contre 25, la majorité parlementaire a refusé ma motion sur la mise en œuvre de mesures permettant d’assurer chez nous une réelle application de la Loi sur l’égalité. Motif du refus : la législation fédérale ne le permet pas ! Foutaise et refoutaise ! Et rengaine connue. A quoi un Etat cantonal sert-il si c’est pour jouer au porte-cartable d’une administration fédérale omnipotente, castratrice de la souveraineté cantonale ? A rien. Voici le texte de mon intervention, suivie de ma réplique après les prises de position de nos contradicteurs.

Est-il besoin d'insister longuement sur la question ? A en croire les professions de foi qui fleurissent partout sur le sujet, cela, en vérité, ne me semble pas utile. Tout le monde ou presque jure ses grands Dieux qu'il est pour l'égalité des chances et, en particulier, pour l'équité salariale fondée sur le principe "à travail égal, salaire égal". Il y a pourtant une réalité, que démontrent les statistiques. Une réalité imparable confirmée dans les études les plus sérieuses, par exemple celle du Professeur Flückiger. Malgré la Loi sur l'égalité dont on fête le dixième anniversaire de l'avènement en 2006, la situation n'a pas changé depuis. (…) C'est la seule question qui m'intéresse. Veut-on se donner les moyens de corriger cette situation ? Pouvons-nous, en tant qu'institution responsable de la politique générale de l'Etat, agir pour répondre à l'attente des gens ? Pour garantir les droits des femmes à l'égalité, dont on admet le bien-fondé, mais, à ce que je sais, dont on peine, pour des raisons juridiques mille fois ressassées ici, à mettre en œuvre ? C'est la seule question qui m'intéresse. Le reste, malgré les apparences, n'a qu'une importance subordonnée face à la justice sociale liée au principe d’équité salariale. (PAC)

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Sprint à Delémont

Les athlètes en ville

« Membre méritant » (on m’a désigné ainsi, j’accepte sans orgueil, ni forfanterie, bien qu’avec un peu de fierté) de l’Association jurassienne d’athlétisme (AJA), j’ai été invité à assister samedi à la finale du « Sprint Migros » à la rue de la Molière à Delémont. Pour l’occasion, le comité d’organisation emmené par notre président Alain Steger avait installé en ville les couloirs de tartan accueillant les courses sur 60 ou 80 mètres. « Grosse – et saine – ambiance, samedi à Delémont. Le temps d’une journée, la rue de la Molière avait pris les allures d’un véritable stade d’athlétisme. (…) La fête, baignée par un soleil géné­reux, par une température extrê­mement agréable, a été belle, très belle. (…) Sur la piste synthétique – et éphémère – de la rue de la Molière, entre le pont de la Maltière et le rond-point de l’avenue de la Gare, les courses ont été disputées jusqu’au bout, passionnantes à souhait. De 11h 30 à 16h30, elles ont surtout été suivies par un nombreux public, mélange de pa­rents, de coaches et d’amateurs d’athlétisme, mais aussi de curieux et de personnes faisant leurs... courses à elles et s’arrêtant quel­ques instants pour goûter au spec­tacle. » (Voir commentaire - suite)

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Marché bio

Quel plaisir que le marché bio de Saignelégier, un endroit où l’on voit renaître les valeurs vraies de la vie, les dons de la terre, où l’on se délecte d’une respiration que la nature rend à ceux qui l’aiment. Les organisateurs ont obtenu un succès mérité, très largement ouvert à la région jurassienne : nous y avons rencontré des gens provenant des deux parties du Jura et d’en dehors de nos frontières, d’au dedans l’Arc jurassien. Nous y avons trouvé un olivier, arbre de paix et de sérénité, immédiatement offert à un couple de jeunes mariés que nous comptions rejoindre sur le plateau franc-montagnard. Il côtoyait ses frères d’ici, indigènes et robustes témoins du pays jurassien, et ses frères d’ailleurs, qui trouveront à l’intérieur des maisons un refuge pour l’hiver. Plus loin se dressait un temple de senteurs, qui laissera des traces dans une mémoire revigorée. Et tant d’autres choses et êtres encore. Les invités d’honneur, fruits du pays, sauvages ou non, saveurs et teintes flamboyantes ! Les Jurassiens se sont rendus là le temps d’y retrouver un plaisir authentique.(PAC)


Merci Gilles

Quelle soirée passée au Noirmont ! Le Chant du Gros franchit une nouvelle étape et attire sur lui les plus grands compliments. La classe. Vraiment. Une réussite exceptionnelle due à l'engagement de centaines de bénévoles, à ces jeunes extraordinaires qui rêvent à un projet, le réalisent, le développent. Avec au bout du compte la clameur de la foule comme récompense. Et puis, il y a Gilles Pierre, le président, un homme magnifique dont l’enthousiasme communicatif, la chaleur fraternelle et le goût de l’action le désignent à l’admiration générale. Merci. A ce soir avec Bénabar. Je vous aime. (N’aurait-on plus droit d’aimer les gens parce qu’on est en période électorale ?) Oui, je vous embrasse. A bientôt. (PAC)


Merci Germain

Parlement jurassien - Séance du 22 mai 2002 Journal des débats — N° 9

Rappelez-vous. Le vieil Eschyle fait souffler en tempête un vent d’horreur sur la scène, quand, près du corps de l’époux abattu, l’épouse criminelle avoue sa duplicité et clame sa haine, quand – je les ai vues, Madame, il y a quelques semaines à Lausanne, ces deux élèves jurassiennes et leurs camarades du conservatoire jouer admirablement ces rôles – autour d’Oreste parricide, les sorcières furieuses resserrent leur ronde grimaçante. Eschyle sonde le mystère des destinées humaines et les volontés divines. Dans son théâtre, Sophocle reproduit la diversité et l’infinie richesse des caractères humains. Les thèmes du lyrisme grec vont de la prière adressée aux dieux, des origines glorieuses des cités et des familles, du sentiment de la nature, jusqu’à l’exaltation du plaisir que donnent le vin et l’amour. Et tout cela est si beau… S’il est un moment dans l’histoire de la pensée humaine qui doit, plus que tout autre, éveiller notre admiration, c’est bien deux ou trois siècles de l’histoire grecque. Plein de cette admiration, Bergson proposait que nous nous mettions à l’école des Grecs. Mettons-nous y donc, augustes membres de la République jurassienne, et donnons au théâtre la place qu’il occupe tout naturellement dans le progrès de la civilisation! P.-A. Comte

Le 15 septembre 2006 est à marquer d’une pierre blanche. Au nom du Gouvernement jurassien, sa présidente Elisabeth Baume-Schneider a remis à Germain Meyer le Prix 2006 des Arts, des Lettres et des Sciences. A l’homme de théâtre. Au pédagogue, à l’artiste des engagements pour la dignité humaine, au formateur des actrices dont je parle ci-dessus. J’ai entendu dans sa bouche un des plus beaux discours de ma vie. Une émotion sans pareille. Merci Germain. (PAC)


Privatisations en cours

« Gouvernance d’entreprises », « externalisation des tâches »… Qu’en termes poétiques ces choses sont dites ! Subtilités de technocrates. De ceux qui exercent réellement le pouvoir en Suisse, auxquels le Conseil fédéral emboîtent le pas si facilement ! Il faut traduire en langage commun les recettes secrètement mitonnées sous la coupole fédérale : privatisation ! Un seul mot suffit. Et quelles entreprises sont-elles concernées ? Swisscom, la Poste, les CFF ! Et d’autres encore ! Dieu merci, « Le Temps » d’hier nous rassure : « Néanmoins, politiquement, le sujet est beaucoup trop sensible pour être traité dans l’immédiat. Le Ministre des Finances [Hans-Rudolf Merz, PRD] présentera dès mi-2007 les retombées concrètes du rapport sur la gouvernance d’entreprise. Mais la vente de Swisscom et l’ensemble du volet des privatisations attendront que les élections fédérales soient passées et ne reviendront donc avec des projets qu’en 2008. » Tactique connue sous nos cieux par ceux qui ne disent pas ce qu'ils entendent faire une fois élus : on reste tapis dans l’ombre, dissimulé derrière son buisson, en espérant que les électeurs ne demanderont aucune explication avant le verdict des urnes ! Et dire que ça peut marcher dans une « société » politique jurassienne, laquelle, aux antipodes des valeurs de la Constituante (on n’a même pensé à en fêter le 30ème anniversaire, c’est tout dire), préfère déserter le débat démocratique au profit de parlottes sans effet ni engagement sur l’action future ! (PAC)

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Chemins de fer du Jura (CJ)

Les CJ, ce n’est pas seulement un sigle. C’est bien plus, infiniment plus. Deux lettres qui chantent d’abord aux oreilles des Jurassiens, un air de campagne, l’idée d’un pays appuyé sur de solides fondations, parfaitement apte à regarder vers l’horizon lointain, conscient de ce qu’il est et peut être. Ce sont aussi la veine ou l’artère, tous les deux à la fois, le lien de sang et de fer entre les parties d’un corps vibrant dans toute sa globalité. Qu’on ne voie rien de bucolique dans mes propos, mais plutôt l’assurance d’un fils du Jura, l’étant tout comme vous, confiant dans ce qui fait et reconstruit jour après jour notre identité. Qu’on n’y trouve de même aucune nostalgie, mais plutôt la sérénité des gens qui dans le passé et l’expérience présente trouvent les ressources d’imaginer l’avenir, d’y travailler avec foi, en conformité avec ce qu’on appelle communément le « génie propre » du pays. (PAC)

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Economie sociale

On a tendance à considérer la gestion de l’économie dans la seule perspective de la croissance. C’est nettement insuffisant. La croissance doit avant tout être perçue comme un moyen d’instaurer une société où s’exerce davantage de solidarité sociale et où se développe une meilleure qualité de vie. On le sait aujourd’hui, croissance économique ne rime plus automatiquement avec croissance de l’emploi, et aucun Etat, dût-il être cantonal, n’a les moyens de laisser des milliers de personnes sans emploi. D’un effort collectif considérable, initié par les acteurs politiques, sociaux et économiques, dépendent désormais les conditions d’un partage équitable des ressources. C’est le passage de l’Etat providence à l’Etat solidaire, garant de la cohésion sociale à même d’extirper les plus malmenés des misères qui les touchent. La place que pourrait occuper le développement de l’économie sociale, voilà l’une des réflexions que devrait conduire l’Etat, notamment face au chômage des jeunes, mais aussi à celui des plus âgés (trouve-t-on du travail quand on a plus de cinquante ans ?).(PAC)

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Education plurilingue

ENSEIGNEMENT – Dans l’essai « Bilingue à dix ans! », une ancienne enseignante des secondes langues et actuellement linguiste s’insurge contre le fait que huit ans d’école publique n’ont jamais réussi à rendre les jeunes bilingues. Aries Roessler publie un vibrant plaidoyer pour l’apprentissage précoce des langues. Propos recueillis par Yves-André Donzé. [Source :Le Quotidien jurassien du 12 septembre 2006]

« Effrayant. «Le francophone monolin­gue (est) une sorte d’infirme psychomo­teur pour l’acquisition des autres langues européennes.» Cette citation du linguiste Jean Petit, on peut la lire dans un essai qui sort tout chaud des Editions de L’Age d’Homme à Lausanne. Bilingue à dix ans ! Son titre ressemble à un cri du coeur de son auteur Aries Roessler: il est possible de rendre votre enfant naturellement bi­lingue. Mais attention, avertit-elle, à condition qu’on l’immerge dans une se­conde langue dès l’école maternelle et pendant au moins cinq ans, jusqu’au mo­ment où les capacités d’apprentissage ont disparu. «Au bout de cinq ans, il la maîtri­sera pour la vie.»

Et si nous repartions d’un héritage, pour reprendre la pertinente remarque de Jack Lang ? Nos « ancêtres les Gaulois » ne s’exprimaient-ils pas en celte et en latin ? J’ajouterai à cette question, celle-ci : comment sortir de la malédiction de Babel, et éviter que s’impose, à terme, la McDonalisation linguistique en Europe et partout ailleurs dans le monde, donc y compris en Suisse, pays qui, comme tous les pays de notre planète, subit un phénomène qu’on appelle le « tout anglais » (La HEP-BEJUNE va délivrer des diplômes en anglais… c’est naturellement plus intelligent qu’en français, même si c’est contraire à la Constitution cantonale !), cette tendance mortelle vers la langue et la pensée uniques, dont on voit qu’elle est en train de marginaliser les langues nationales, sans parler de langues étrangères régionales de tous les pays ? Le respect de la diversité culturelle et linguistique sont une des réponses à la menace, dans un contexte de mondialisation effrénée des moyens de diffusion de l’information.

Le projet d’éducation plurilingue, que j’ai eu l’honneur de présenter au Parlement le 19 janvier 2000 dans le développement de ma motion 605 « pour une éducation bilingue précoce », n’ignore pas notre responsabilité collective en matière de défense du français. Le français est le fondement même de l’identité jurassienne. C’est la responsabilité commune de la société, de l’Etat, des services publics, des médias, du système d’éducation, des enseignants, des parents et des étudiants de maintenir et d’améliorer la qualité du français. Rendre sa santé à la langue, c’est d’abord vivifier la santé linguistique du citoyen. Il fallait que cela soit dit. Ce projet d’éducation bilingue précoce, auquel je souscris pleinement, c’est notamment le fruit d’une réflexion menée depuis plus de cinquante ans par mon ami Jean-Marie Bressand, de Besançon, le fondateur de l’Association « Le Monde Bilingue » et de la Fédération mondiale des Villes jumelées - Cités Unies (FMCJ-CU). (PAC)

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Un peuple en fête

La 59ème Fête du peuple, les 9 et 10 septembre, est l’occasion de réaffirmer notre attachement aux valeurs fondatrices de notre République : la volonté d’indépendance, la souveraineté, le droit d’autodétermination et le désir de coopération. Le peuple jurassien s’est battu pour elles, sans jamais faillir dans sa lutte. Aujourd’hui, la loi « Un seul Jura » est à disposition des institutions cantonales et régionales, en particulier de l’Assemblée interjurassienne. Elle constitue, dans la perspective de la reconstitution de l’unité du Jura, un cadre juridique exceptionnel, unique, porteur d’avenir, fruit de la réflexion et de l’action du Mouvement autonomiste, appuyé en elles par le Parlement jurassien. Avec le démarrage, au sein de l’AIJ, de l’étude d’une nouvelle entité cantonale formée des six districts francophones du Jura, avec l’obligation légale faite au Canton du Jura de présenter dans deux ans une offre de partage de souveraineté au Jura méridional, un nouvel élan, peut-être décisif, est donné à la Question jurassienne. Mettons-nous y tous ! Pour le développement social, économique et culturel du Jura, pour la justice, la démocratie, le respect des uns et des autres, enfin pour saisir une chance unique de construire le Jura de demain. (PAC)

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